Ferrari a surpris le paddock de Formule 1 lors de la deuxième semaine des essais pré-saison à Bahreïn en dévoilant une approche novatrice pour son package d’aérodynamique active à l’arrière. Avec Lewis Hamilton au volant jeudi, l’équipe italienne a mis en œuvre un volet supérieur d’aile arrière qui pivote à plus de 180 degrés pour se positionner à l’envers. 1 L’axe de rotation placé au bord d’attaque de l’élément supérieur permet à ce dernier de basculer complètement, plaçant le bord d’attaque à l’arrière de la voiture une fois activé.
Cette innovation s’inscrit dans les nouvelles réglementations 2026 sur l’aérodynamique active, bien plus flexibles que l’ancien DRS. Ferrari teste cet élément pour évaluer son potentiel avant de décider de l’adopter pour la saison. 2

Le fonctionnement de cette aile révolutionnaire
L’aile arrière de Ferrari pivote autour d’un axe situé au bord d’attaque du volet supérieur. En mode actif, elle effectue une rotation supérieure à 180 degrés, inversant complètement sa position. Cela place le bord d’attaque à l’arrière et le bord de fuite à l’avant, modifiant radicalement les conditions de travail de l’aérofoil.
Contrairement au DRS classique, limité à un écart maximal de 85 mm et un axe fixe, les règles 2026 offrent plus de liberté. Alpine et Audi ont opté pour des charnières avant, faisant descendre le bord de fuite. Ferrari, elle, maximise le changement en inversant l’élément entier.
Les aérodynamiciens visent deux angles optimaux : un pour maximiser l’appui en virage avec faible traînée, et un autre pour minimiser la traînée en ligne droite. Cela implique des compromis, mais l’inversion réduit drastiquement la traînée frontale.
Des études montrent qu’inverser l’aérofoil induit un décrochage, minimisant la portance et donc la traînée induite grâce à la courbure. C’est une évolution des systèmes comme celui de l’ancienne Formule Renault 3.5, qui fermait l’écart pour provoquer un stall.
Ferrari confirme que cet item est expérimental. Les données des essais permettront de valider son efficacité. Comme dans les tendances techniques précoces de la F1 2026, les équipes explorent des solutions extrêmes.
Les gains aérodynamiques attendus
Réduire la traînée est prioritaire en ligne droite. L’inversion de l’aile diminue la surface frontale et provoque un stall contrôlé, slashant la traînée induite sans rotation excessive.
En virages, l’angle principal génère l’appui maximal. L’activation rapide – en moins de 0,4 seconde – permet des transitions fluides entre modes haute appui et basse traînée.
Comparé aux rivales, cette approche pourrait offrir un avantage en efficacité. Hamilton et Leclerc ont bouclé 131 tours lors des essais, classés troisièmes. 3
- Avantages clés :
- Réduction maximale de la traînée via inversion complète.
- Stall induit pour couper la portance en ligne droite.
- Flexibilité accrue par rapport au DRS.
- Compatibilité avec les nouveaux moteurs 2026.
Ferrari intègre cela à d’autres mises à jour, comme un nouvel échappement. 4 Les ingénieurs optimisent pour l’ensemble du package SF-26.
Pourquoi l’aile est-elle légale ?
Deux règles principales valident ce design. D’abord, le mouvement doit s’effectuer en moins de 0,4 seconde entre positions, ce que Ferrari respecte.
Ensuite, l’article C3.11.1(e) du règlement stipule : « Les profils d’aile arrière doivent, dans tout plan Y, ne présenter : i) aucun rayon de courbure concave visible par en dessous, et ii) aucun rayon de courbure concave inférieur à 100 mm visible par au-dessus. »
Vu du dessous en plan Y (perpendiculaire à l’axe latéral), aucune concavité ne doit être visible. Le plancher et le diffuseur de Ferrari occultent l’aile, ou les débords évitent les concavités.
Si conforme, cela reste légal. La FIA scrutera lors des courses. Ferrari teste l’aérodynamique active en conditions humides lors du shakedown de Barcelone montre que l’équipe affine déjà ces systèmes.
Des rivaux comme Red Bull notent ces évolutions, craignant un écart. 5
Cette légalité repose sur l’interprétation stricte des vues inférieures.
Contexte des essais pré-saison à Bahreïn
Les essais de Bahreïn, en février 2026, révèlent les directions techniques. Norris a signé le meilleur temps matinal, mais Ferrari impressionne en fiabilité.
Hamilton a activé l’aile, tournant les têtes. Leclerc complète avec des runs solides. McLaren place Ferrari et Mercedes en tête précoce.
Alpine innove aussi sur son aileron, similaire mais différent. L’aileron arrière innovant de l’Alpine A526 en F1 2026 détaille cette concurrence.
Red Bull alerte sur les règles 2026, potentiellement différentes sans leurs inputs. Ferrari avance avec puissance et aéro.
Ces tests valident les moteurs hybrides actifs.
Perspectives pour la saison 2026
Ferrari évaluera cet aile pour l’adopter. Si performante, elle pourrait dominer les straights.
Avec Hamilton, l’équipe vise le titre. Les compromis appui/traînée définiront les hiérarchies.
La concurrence copie déjà, mais FTM de Ferrari semble unique. 6
Cette innovation souligne la créativité sous les nouvelles règles.
Ferrari confirme son rôle de pionnier en aéro active pour 2026. Les prochaines courses révéleront si cette aile à 180 degrés bouleverse la grille, renforçant les ambitions de Scuderia face à Mercedes et Red Bull. Les fans attendent avec impatience les premières qualifications. Pour plus sur les essais, consultez l’analyse complète sur Autosport.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.