La plus grande déception de la saison 2025 de Formule 1 : le cauchemar Hamilton-Ferrari
La saison 2025 de Formule 1 restera dans les mémoires comme celle des surprises et des retournements de situation. Alors que les fans s’attendaient à voir Lewis Hamilton réaliser son rêve d’enfance chez Ferrari, le conte de fées s’est rapidement transformé en véritable cauchemar. Après vingt années passées chez Mercedes où il a remporté six de ses sept titres mondiaux, le transfert du champion britannique vers la Scuderia avait de quoi faire saliver toute la planète F1. Les pronostics tablaient sur une fin de carrière glorieuse, peut-être même un huitième titre record. La réalité fut bien différente : Hamilton a terminé la saison sans aucun podium, une première depuis ses débuts en 2007, accumulant seulement 156 points pour une sixième place au championnat.
Qu’est-ce qui a fait de cette aventure chez Ferrari la plus grande déception de la saison 2025 de Formule 1 ? Plusieurs facteurs ont convergé pour créer cette situation exceptionnelle. D’abord, la performance de la SF-25 s’est avérée largement insuffisante face à la domination écrasante des McLaren et à la régularité des Red Bull. Ensuite, les problèmes de fiabilité qui ont touché Charles Leclerc et Hamilton lui-même ont aggravé une situation déjà préoccupante. Enfin, la décision de Ferrari de sacrifier sa saison dès la fin avril pour se concentrer sur la réglementation 2026 a plombé les espoirs d’améliorations significatives. Hamilton lui-même n’a pas hésité à qualifier l’expérience de “cauchemar” après son abandon au Brésil, révélant une frustration palpable.

Le mariage Hamilton-Ferrari : quand le rêve devient cauchemar
Des attentes stratosphériques pour 2025
L’annonce du transfert de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2024 avait créé une onde de choc dans le paddock. Pour la première fois depuis sa carrière chez Mercedes, le septuple champion du monde changeait d’équipe, rejoignant la plus mythique des Scuderie. Les experts tablaient sur une période de rodage, mais personne n’aurait imaginé une saison aussi catastrophique. John Elkann, président de Ferrari, avait ouvertement affirmé que le recrutement de Hamilton représentait “l’opportunité de ramener le titre à Maranello”. Le sponsor principale de l’équipe, Mission Winnow, avait même organisé une campagne marketing mondiale autour de ce mariage d’exception.
Les premiers tests hivernaux avaient pourtant révélé des signes inquiétants. La SF-25 souffrait d’un manque de downforce dans les virages lents et d’une dégradation excessive des pneus. Hamilton, fidèle à sa réputation, restait optimiste : “Je sais qu’il faut du temps pour progresser au sein d’une nouvelle organisation, et je m’y attends”. Ce discours mesuré contrastait avec l’enthousiasme des fans, qui rêvaient déjà d’une lutte à trois entre Verstappen, Norris et Hamilton. Les bookmakers donnaient Hamilton deuxième favori pour le titre derrière Verstappen, avec des cotes à 4/1. Personne n’imaginait alors que le champion allait vivre sa pire saison en Formule 1.
Une saison sans podium : une première historique
Le chiffre qui résume le mieux la déception de la saison 2025 de Formule 1 pour Hamilton est sans conteste zéro. Zéro podium en Grand Prix, une première depuis sa première saison complète en 2007 avec McLaren. Sa meilleure performance reste une victoire au sprint en Chine dès la troisième course de la saison, succès qui a créé une fausse euphorie. Après ce sprint, Hamilton avait déclaré : “C’est un bon début, nous sommes sur la bonne voie”. Las, ce sprint restera son unique top 3 de toute la saison.
Les résultats parlent d’eux-mêmes :
- 7 abandons, dont 3 pour des problèmes techniques
- Seulement 2 qualifications dans les top 5
- Une moyenne de 7,1 place au classement course
- 156 points, soit moins de la moitié de son total 2024 (374 points)
Le Grand Prix du Brésil à Interlagos a symbolisé le point le plus bas. Après un abandon technique au milieu de la course, Hamilton ne contenait plus sa frustration : “C’est un cauchemar, et je le vis depuis un certain temps déjà”. Ces mots, prononcés dans le parc fermé devant des micros du monde entier, résonnaient comme une confession douloureuse. Pour un pilote habitué à la victoire, cette saison représentait une épreuve psychologique inédite. Son coéquipier Charles Leclerc, qui terminait cinquième avec sept podiums, tentait de rester positif : “On a fait du bon travail pour maximiser ce qu’on avait”, mais l’écart se creusait visiblement entre les deux hommes.
Le désarroi d’un champion face à l’adversité
La gestion mentale de Hamilton pendant cette saison 2025 a révélé une facette plus vulnérable du champion. Contrairement à ses habitudes, il a multiplié les déclarations frustrées, particulièrement après la décision de Ferrari de sacrifier la saison. “Passer du rêve de piloter pour cette équipe formidable au cauchemar des résultats, c’est difficile”, confessait-il après le Grand Prix d’Italie. Ces propos contrastaient avec son habitude de protéger son équipe en dépit des difficultés.
La réaction de la direction Ferrari a été révélatrice. John Elkann s’est emporté après le fiasco brésilien : “Nos pilotes devraient parler moins et accélérer davantage”. Une déclaration qui a créé un malaise évident dans le paddock, plusieurs observateurs rétorquant qu’Elkann “devrait moins parler”. Frédéric Vasseur, le chef d’équipe, a tenté une approche plus diplomatique : “La frustration de nos pilotes, je la comprends. C’était un appel difficile, surtout psychologiquement, de sacrifier la saison”. Le fossé entre les attentes et la réalité devenait un gouffre.
Hamilton a cependant maintenu un discours de long terme. Interrogé sur ses regrets, il répondait systématiquement : “Je ne regrette pas la décision que j’ai prise”. Cette posture, répétée à chaque course, sonnait presque comme un mantra pour se convaincre lui-même. À 40 ans, le septuple champion sait que 2026 représente probablement sa dernière chance de titre. L’arrivée de la nouvelle réglementation technique est son unique espoir de redonner sens à ce transfert historique qui, en 2025, restera comme la plus grande déception de la saison.
Les autres déceptions majeures d’une saison 2025 en demi-teinte
Max Verstappen : à deux doigts du titre
Si la déception de Hamilton fut la plus spectaculaire, celle de Max Verstappen fut la plus cruelle. Le champion néerlandais cherchait un quatrième titre consécutif, un record en vue. Après avoir dominé les cinq premières courses avec trois victoires, tout semblait joué. Puis la remontée fulgurante de McLaren a transformé la saison en un duel épique contre Lando Norris. Le dénouement à Abu Dhabi restera comme l’un des plus douloureux de l’histoire récente : Verstappen termine à seulement deux points du titre, avec 421 points contre 423 pour Norris.
Les moments qui ont coûté le titre à Verstappen :
- Deux pannes mécaniques au Canada et en Italie (-35 points)
- Une erreur stratégique à Hongrie qui l’a fait passer de la 1re à la 4e place
- La performance régulière d’Oscar Piastri qui a souvent placé deux McLaren devant lui
Pourtant, sa saison fut loin d’être un échec. Avec 7 victoires, 9 poles positions et un record de 10 podiums consécutifs en fin de saison, Verstappen a démontré une résilience exceptionnelle. Mais dans un championnat où l’écart final se compte en points, ces deux points manquants resteront comme une épine dans le pied de Red Bull. Lando Norris, sacré champion du monde, le reconnaissait : “Max a été incroyable, il méritait aussi ce titre”. Cette déception fut moins médiatisée que celle d’Hamilton, mais tout aussi réelle pour un pilote habitué à la victoire.
Ferrari : une saison sacrifiée dès avril
La Scuderia elle-même a été une déception collective en 2025. Malgré le recrutement de Hamilton et la continuité avec Charles Leclerc, l’équipe italienne a terminé quatrième au championnat constructeurs, sans la moindre victoire en Grand Prix. C’est la troisième fois en cinq ans que Ferrari termine à cette position, et la décision de sacrifier la saison dès la fin avril a plombé l’année. Fred Vasseur justifiait cette stratégie : “On s’est dit qu’il sera très difficile de rattraper McLaren, alors on a concentré les ressources sur 2026”.
Cette décision a eu des conséquences désastreuses sur le moral des troupes. Les mécaniciens, les ingénieurs, les pilotes ont tous dû travailler avec une voiture figée dans son développement. Charles Leclerc, fidèle à la maison depuis 2019, a cumulé les podiums (7) mais aucune victoire. La frustration était palpable : “Lorsqu’on pilote pour une telle équipe, la seule chose qui soit suffisamment bonne, c’est la victoire”. Cette saison sacrifiée a fait de Ferrari non seulement la plus grande déception de la saison 2025 de Formule 1 côté pilote avec Hamilton, mais aussi l’un des flops collectifs les plus cuisants de son histoire récente.
Sauber-Audi : la fin d’une ère dans la douleur
Le passage de témoin entre Sauber et Audi a été marqué par des difficultés techniques majeures. La C45, dernière monoplace Sauber, n’a marqué que des points sporadiques, avec un podium miraculeux de Nico Hülkenberg à Silverstone après 238 tentatives. Gabriel Bortoleto, jeune espoir brésilien, a détruit pour près de 5 millions de dollars de matériel, symbolisant les difficultés de l’équipe. Peter Sauber, fondateur mythique, a confié avec émotion : “Ce qui me touche le plus, c’est que nos voitures ne commenceront plus par la lettre C”, référence à sa femme Christiane.
La transition vers Audi a créé une incertitude permanente. Les ingénieurs partaient, les nouvelles recrues d’Audi arrivaient, créant un climat de chaos organisationnel. Les résultats en ont pati : dernière place au championnat constructeurs, seulement 8 points au total, et des performances en dents de scie. Cette déception, si elle fut moins médiatisée que celle d’Hamilton, a marqué la fin d’une époque. Les fans de Hinwil se demandent désormais si la promesse Audi pour 2026 tiendra ses promesses. L’héritage Sauber, après 33 saisons et 617 courses, s’achève dans la frustration et l’attente d’un avenir incertain.
Ce que ces déceptions signifient pour la saison 2026
La saison 2025 de Formule 1 aura été celle des désillusions pour plusieurs acteurs majeurs, mais chaque déception cache une opportunité pour 2026. Pour Lewis Hamilton, cette année sans podium est un reset total, une prise de conscience brutale des défis qui l’attendent. Il l’a lui-même reconnu : “Nous allons avoir beaucoup de travail à faire pendant l’hiver, c’est certain”. Les ressources de Ferrari, désormais concentrées sur la nouvelle réglementation, pourraient redonner au champion les moyens de son ambition. Son âge (41 ans en 2026) et cet échec cuisant créent une pression immense, mais aussi une motivation sans précédent.
Du côté de Red Bull, la déception de Verstappen a déjà été digérée. L’équipe a annoncé un virage technique majeur pour 2026, avec le retour d’Adrian Newey en tant que consultant principal. Cette défaite à deux points aura servi de réveil : même avec un pilote de génie, la fiabilité et la stratégie doivent être parfaites. Pour Ferrari, la saison 2026 est déjà présentée comme le véritable objectif. Fred Vasseur le martèle : “Toutes nos ressources sont désormais concentrées sur la nouvelle ère”. Le mariage Hamilton-Ferrari, si décevant en 2025, pourrait encore devenir une légende si les promesses techniques se concrétisent.
La plus grande leçon de cette saison 2025 est que la Formule 1 moderne ne pardonne aucune erreur. Que ce soit le choix de sacrifier une saison, des problèmes de fiabilité, ou une stratégie de développement ratée, chaque détail compte. Pour les fans, ces déceptions ont créé une saison passionnante, avec un championnat pilotes incroyablement serré. Pour les acteurs, elles constituent des leçons douloureuses mais nécessaires. La saison 2026 s’annonce comme l’ultime test : Hamilton pourra-t-il rebondir ? Verstappen retrouvera-t-il sa couronne ? Ferrari reviendra-t-elle enfin au sommet ? Les réponses à ces questions dépendront directement de la manière dont chaque équipe aura digéré les déceptions de 2025.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.