La Formule 1 explore activement l’idée de doubler le nombre de courses sprint, passant de six à douze par saison à partir de 2027. Cette proposition émane directement de Stefano Domenicali, président de Formula One Management (FOM), qui l’a évoquée lors des essais pré-saison à Bahreïn. Liberty Media, détenteur des droits commerciaux, pousse pour cette expansion afin de booster l’intérêt des fans, des diffuseurs et des promoteurs. Les sprints, introduits en 2021, ont prouvé leur capacité à générer plus d’action sur piste.[1][2]
Au-delà des sprints, la F1 réfléchit à des modifications du format des week-ends classiques pour offrir du spectacle dès le vendredi. Les retours des supporters insistent sur la nécessité d’action compétitive tous les jours. Cette tendance s’inscrit dans une volonté de rendre chaque session pertinente.[3]

Les motivations derrière l’augmentation des sprints
Liberty Media observe que les week-ends sprint attirent plus d’attention grâce à leur intensité. Contrairement aux pratiques libres traditionnelles, ils proposent des enjeux immédiats avec des points en jeu dès le samedi. Cela fidélise les audiences et satisfait les organisateurs.
Stefano Domenicali a expliqué : « La raison pour laquelle nous discutons du nombre de sprints et peut-être d’un format différent, c’est le feedback des fans et des promoteurs. Les gens veulent de l’action réelle pendant les trois jours, dès le vendredi avec une qualification ou autre chose sporting. » Cette citation, prononcée à Bahreïn, souligne l’urgence du changement.[1]
Même sur les week-ends non-sprint, la F1 vise à innover. L’objectif est clair : éviter les vendredis monotones dominés par deux séances d’essais libres. Des idées comme une qualification avancée ou des formats hybrides émergent pour dynamiser le programme.
La FIA confirme ces discussions lors de sa commission F1 2026. Bien que 2026 conserve six sprints, 2027 pourrait marquer un tournant avec douze épreuves courtes. Certains, comme Flavio Briatore, rêvent même de 24 sprints par an, mais cela reste hypothétique.[4]
Cette stratégie répond à une demande croissante. Les données d’audience montrent une hausse significative lors des sprints, comme à Austin ou Brésil en 2025.
Changements de format pour les week-ends classiques
La F1 ne se limite pas aux sprints. Pour les Grands Prix standards, l’idée est d’ajouter de la compétition dès vendredi. Remplacer les essais libres par une qualif courte ou un duel pourrait transformer les pratiques en spectacle.
Domenicali insiste : « Même si ce n’est pas un week-end sprint, il y a une tendance à vouloir quelque chose de différent. Nous pensons à rendre chaque jour sur piste pertinent. » Ces ajustements visent à contrer la baisse d’intérêt en début de week-end.
Des propositions concrètes circulent, comme une grille inversée pour les sprints afin d’augmenter l’imprévisibilité. Cela dynamiserait les départs et favoriserait les remontées spectaculaires, à l’image des courses sprint passées.
Pour 2026, les six sprints sont fixés :
- Shanghai
- Miami
- Montréal
- Silverstone
- Zandvoort
- Singapour
Ces choix incluent des nouveautés pour ce format, testant sa viabilité avant l’expansion.[3]
La F1 évite les changements trop radicaux en 2026 pour ne pas surcharger les équipes. 2027 servira de laboratoire pour ces innovations.
Prise en compte des pilotes rookies et équipes
Doubler les sprints pose des défis logistiques. Les rookies, comme Andrea Kimi Antonelli chez Mercedes, souffrent du manque de temps en essais lors des week-ends sprint. Une seule séance libre suffit à peine pour s’adapter.
Domenicali reconnaît cela : « Je n’ai rien contre des essais libres plus longs ou des sessions dédiées pour qu’ils roulent. C’est clair qu’en week-end sprint, un rookie n’a pas beaucoup de temps. Nous y travaillons et présenterons bientôt des solutions concrètes. »[1]
Les équipes approuvent globalement, mais demandent des adaptations. Plus d’usure des pneus et pièces, combinée à un calendrier de 24 courses, exige une gestion fine.
Les pilotes expérimentés pourraient apprécier plus d’opportunités de points, comme l’a noté Domenicali dans une interview à Sky Sport Italia via AutoHebdo. Raccourcir les week-ends globaux est aussi envisagé pour équilibrer.
Ces mesures visent l’équité, évitant que les novices soient pénalisés.
Évolutions du calendrier et perspectives Turquie
La F1 maintient 24 courses par an. Les ajouts en Asie du Sud-Est ou Afrique attendent 2029, laissant place à des circuits européens. Barcelone alterne avec la Belgique les années paires, Portugal revient à Portimão.
La Turquie intrigue. Istanbul Park, utilisé en 2020-2021, pourrait revenir. Domenicali tease : « La Turquie n’est pas confirmée à 100 %. Restez à l’écoute. Cela répond aussi aux critiques sur trop de circuits urbains. Les nouveaux sont permanents. »[1]
Madrid prépare un tracé semi-permanent pour 2026. Ces rotations préservent la diversité sans gonfler le calendrier, comme détaillé sur Motorsport.com[2]
La qualité prime sur la quantité, avec des contrats expirant en 2029 ouvrant de nouvelles options.
Ces annonces de Bahreïn posent les bases d’une F1 plus dynamique. Si les 12 sprints se concrétisent, 2027 pourrait révolutionner le spectacle, au bénéfice des fans. Les prochaines réunions FIA trancheront, mais l’élan est lancé pour un championnat encore plus intense.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.