La Fédération internationale de l’automobile (FIA) anticipe l’annonce d’un nouveau détenteur des droits commerciaux du Championnat du monde des rallyes (WRC) dans les deux prochains mois. Selon Malcolm Wilson, vice-président de la FIA pour le rallye, un accord est “très proche”. Cette information a été révélée lors d’une table ronde média au rallye de Monte-Carlo, ouverture de la saison WRC.
Le processus de recherche d’un nouveau promoteur fait suite à la volonté de WRC Promoter GmbH, détenu par Red Bull et KW25, de se désengager. Ces derniers avaient acquis les droits en 2013. La FIA a lancé un appel d’offres en août 2024 pour identifier un successeur solide.

Le contexte de la cession des droits commerciaux
WRC Promoter a géré la promotion du WRC depuis 2013, apportant une visibilité accrue au championnat. Cependant, des rumeurs de vente ont circulé dès 2024, poussant la FIA à intervenir pour sécuriser l’avenir de la discipline.
La FIA, sous la présidence de Mohammed Ben Sulayem, a promis un nouveau contrat pouvant s’étendre jusqu’à 25 ans. Les fonds issus de la vente seront réinvestis directement dans le WRC, renforçant son développement.
Ce changement intervient dans un contexte où le WRC cherche à se moderniser face à la concurrence des séries électriques et hybrides. Les enjeux économiques sont cruciaux pour maintenir le calendrier international et attirer de nouveaux partenaires.
Des intérêts initiaux ont émergé d’Europe, d’Amérique et du Moyen-Orient, témoignant de l’attractivité du championnat. Pour en savoir plus sur le lancement de l’appel d’offres, consultez cet article d’AutoHebdo.
La vente représente un tournant stratégique, après des années de stabilité relative sous l’ère Red Bull.
Le processus d’appel d’offres en cours
La FIA a formalisé un tender process en août dernier, attirant plusieurs candidats sérieux. Aujourd’hui, les procédures de due diligence sont en phase finale avec un prétendant européen.
Ce processus exhaustif vise à éviter les erreurs passées et à sélectionner un partenaire aligné sur les objectifs à long terme. Wilson, fort de son expérience en fusions-acquisitions via M-Sport, souligne la complexité de l’opération.
Les négociations avancent rapidement, avec une confirmation attendue sous peu. Ben Sulayem a insisté sur un contrat inédit, favorisant une collaboration étroite entre FIA et promoteur.
Un communiqué de BusinessWire détaille les étapes initiales impliquant Red Bull et KW25.
Malgré les délais, l’optimisme règne, car le WRC ne peut se permettre de stagner.
Les déclarations de Malcolm Wilson
Lors du rallye de Monte-Carlo, Wilson a déclaré : « Nous sommes très proches et nous nous attendons certainement à une forme de confirmation dans les deux prochains mois. Cela a été un processus vraiment long. »
Il ajoute : « J’ai acheté et vendu beaucoup d’entreprises au fil des ans, mais ceci a été un défi massif. » L’importance d’un promoteur visionnaire est soulignée, loin des fonds d’investissement à horizon court.
Wilson pousse activement pour boucler l’accord : « Je pousse comme vous n’avez pas idée, car c’est crucial pour l’avenir de notre sport. »
Ses mots reflètent une urgence partagée par la communauté rallye, où la stabilité est essentielle.
Critères clés pour le nouveau promoteur
Le nouveau détenteur doit démontrer une vision à long terme, rejetant les investisseurs cherchant une sortie en 5-7 ans. Wilson priorise la longévité pour ramener le WRC à son apogée.
Une proximité géographique est impérative : « Le promoteur doit être très proche de Genève ou basé à la FIA à court terme, car nous devons travailler ensemble pour faire grandir le sport. »
- Vision stratégique sur 10-25 ans
- Engagement financier réinvesti dans le championnat
- Idées innovantes et ouverture d’esprit
- Collaboration étroite avec la FIA
Ces critères visent à injecter de l’énergie fraîche dans la promotion.
La collaboration FIA-promoteur sera au cœur du succès futur.
Perspectives pour l’avenir du WRC
Un nouveau promoteur pourrait révolutionner la médiatisation, les événements hybrides et l’expansion mondiale. Les fonds réinvestis boosteront les prize money et l’innovation technique.
Historiquement, le WRC a connu des ères glorieuses avec des promoteurs engagés, comme dans les années 90 avec Toyota et Subaru. Un renouveau similaire est espéré.
Malgré les défis, comme la réglementation 2027 en discussion, cette transition arrive à point nommé. Le rallye de Monte-Carlo, dominé par Oliver Solberg malgré un pneu crevé (lire plus ici), illustre le dynamisme du championnat.
L’arrivée d’un partenaire solide pourrait attirer de nouveaux constructeurs et fans.
Implications et attentes
L’annonce imminente marquera un jalon pour le WRC, promettant stabilité et croissance. Wilson reste prudent : « Tant que ce n’est pas signé, rien n’est fait », mais son optimisme est contagieux.
Pour les équipes comme M-Sport, cela signifie des perspectives positives pour 2026 et au-delà. Le championnat, pilier du sport auto, mérite ce renouveau.
Restez attentifs : cette évolution pourrait transformer le paysage du rallye mondial.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.