L'arbitrage chaotique au Cook Out Clash NASCAR 2025

Le Cook Out Clash 2025, disputé au Bowman Gray Stadium dans des conditions météorologiques extrêmes, a été le théâtre d’un arbitrage hautement controversé. Pluie, neige fondue et froid glacial ont compliqué la course non-points de la NASCAR Cup Series, mais ce sont surtout les décisions incohérentes de la direction de course qui ont exaspéré pilotes et équipes. Dès les premiers tours, les communications floues entre les officiels au sol et en tour de contrôle ont semé la confusion.

Ryan Preece a remporté la victoire dans ces circonstances difficiles, mais de nombreuses équipes estiment que l’arbitrage a reflété un fossé croissant entre la NASCAR et le garage. Cook Out Clash at Bowman Gray Stadium. Les incidents liés aux pneus et au carburant illustrent parfaitement ce désordre.

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Confusion sur les pneus pluie et slicks

L’un des épisodes les plus illustratifs concerne Carson Hocevar et l’équipe Spire Motorsports n°77. Lorsque la NASCAR a autorisé un retour aux stands pour ravitailler, elle a obligé Hocevar à remettre les pneus pluie qu’il avait changés plus tôt sous drapeau jaune. Les règles exigent que la piste soit déclarée sèche avant de passer aux slicks, mais la communication a échoué.

Hocevar a couru six tours sur slicks avant d’être rappelé. « Yeah, I ran like six laps on the dries and there was like, and I can’t really answer this, they said we couldn’t put dries on but someone else told us we could », a-t-il expliqué, soulignant les instructions contradictoires du sol et de la tour.[1]

Un officiel a d’abord crié « stop » avant d’autoriser la poursuite, illustrant le chaos radio. Heureusement, aucune pénalité sévère n’a été appliquée, évitant une perte de six tours.

Ce genre de malentendu n’était pas isolé. Les équipes recevaient des signaux mixtes en permanence, aggravés par les weepers – de l’eau de neige fondue s’écoulant des barrières. La course a connu 15 cautions, dont plusieurs pour ces problèmes.[2]

La direction a dû sécher des zones spécifiques, mais sans déclaration claire sur l’état de la piste, les changements de pneus restaient risqués.

Polémique autour du ravitaillement en carburant

La décision d’autoriser le ravitaillement tardif a fait bondir plusieurs chefs d’équipe. James Small, crew chief de Chase Briscoe, avait calculé précisément le carburant pour tenir jusqu’au bout, en comptant sur les cautions prolongées. « I just don’t understand that. Everybody knows the rules, everybody. If you started the race full, you had more than enough fuel to get to the end », a-t-il déclaré.

Sur la radio, Small n’a pas mâché ses mots : « It’s fucking bullshit ». Cette ouverture est intervenue après que Chase Elliott et Kyle Larson aient calé, frustrant ceux qui avaient géré leur budget fuel.

Ryan Preece, vainqueur avec Derrick Finley, a profité de cette règle assouplie. « We were pushing hard with the officials trying to get us to get some fuel », a admis Finley, soulignant les circonstances exceptionnelles dues à la pluie et neige.

Jim Pohlman, nouveau crew chief de Kyle Busch chez Richard Childress Racing, avait ravitaillé tôt par précaution et s’est vu refuser l’opération. Puis, la caution suivante a tout autorisé. « I knew that, I wouldn’t have put fuel in it and kept our track position », a-t-il regretté.

Cette incohérence a renforcé le sentiment d’injustice. Les équipes qui avaient suivi les règles initiales se sont senties pénalisées.

Réactions vives des équipes dans le garage

Les crew chiefs ont marché dans le garage, exprimant leur déception. Un vétéran d’une équipe championne a affirmé que la NASCAR « a perdu le garage », pointant un disconnect croissant.

Chris Gayle, crew chief de la Joe Gibbs Racing n°11, a partagé ses frustrations avec Small. « As chaotic as it was on the track… it was just as chaotic back here on pit lane because I wasn’t quite sure all of a sudden what the rules were », a-t-il dit.

Cliff Daniels, pour Kyle Larson, est resté plus diplomatique malgré les problèmes de son équipe. « I’m going to go ahead and give them a bunch of credit… everybody in NASCAR worked really, really hard to get this event in ».

Gayle prévoit des discussions officielles : « All the stuff that happened will be brought up in the right way at the right time ».

Ces réactions soulignent un besoin urgent de clarification. NASCAR Drivers React to Wet Weather.[1]

Malgré le chaos, les efforts pour courir malgré la météo ont été salués par certains.

Impact sur la course et le moral des équipes

Avec 15 cautions, la course a été hachée, favorisant la stratégie mais amplifiant les erreurs d’arbitrage. Preece a tenu bon en tête, mais beaucoup ont perdu des positions sur fuel ou pneus.

Les conditions extrêmes – neige, froid proche de zéro – ont forcé des pneus pluie obligatoires après un grain de neige. La fin s’est jouée sous pluie, sans slicks.

Non-points, mais cela reflète des problèmes potentiels pour la saison. Les équipes veulent des règles claires dès les exhibitions.

L’événement a testé la résilience, mais a mis en lumière des failles communicationnelles.

Perspectives pour la NASCAR

La NASCAR doit recoller les morceaux avec le garage. Des réunions sont prévues pour aborder ces dysfonctionnements.

Améliorer les protocoles pluie/neige et la cohérence des décisions sera clé, surtout avec des formats innovants comme Bowman Gray.

Malgré les critiques, l’innovation du lieu a plu à certains fans. Cela pourrait mener à des ajustements positifs.

En fin de compte, ce Clash chaotique rappelle que même une exhibition influence le moral avant la saison. Les équipes attendent des réponses concrètes pour rebâtir la confiance.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.