Kimi Antonelli, nouveau favori au titre F1 2026 ?

La loi de Betteridge sur les titres en forme de question nous invite à répondre par un non catégorique. Pourtant, après trois courses de la saison 2026, Kimi Antonelli mène le championnat pilotes avec 72 points, devant son coéquipier George Russell à 63 unités. Sa victoire au grand prix du Japon à Suzuka, sa deuxième consécutive après la Chine, a propulsé l’Italien de 19 ans en tête, faisant de lui le plus jeune leader de l’histoire de la Formule 1.[1][2]

Malgré cela, les bookmakers maintiennent Russell comme favori, avec des cotes autour de 4/7 contre 11/4 pour Antonelli. Mercedes domine les constructeurs avec 135 points, loin devant Ferrari (90). Mais la saison compte encore 19 courses, et les autres équipes pourraient rattraper leur retard.

kimi-antonelli-f1-2026-suzuka-victory_1.jpg

La masterclass d’Antonelli à Suzuka

Antonelli a brillé tout le week-end à Suzuka. En qualifications, il a devancé Russell de trois dixièmes, signant la pole avec un tour en 1’28.778 grâce à un meilleur équilibre de sa Mercedes. Russell, après un changement de réglage arrière entre FP3 et la qualif, a souffert d’un manque de grip à l’arrière, se retrouvant pointé du nez.[3]

Le départ a été chaotique pour les deux Mercedes : Antonelli a mal jugé sa position sur l’embrayage et a chuté en sixième place, tandis que Russell a gardé de la pression sur les freins. Mais l’Italien a rapidement progressé, remontant grâce à un rythme solide.

Un accident d’Oliver Bearman à la cuillère (50G) a provoqué une safety car providentielle. Antonelli, encore en pneus mediums, a pu s’arrêter à moindre frais, repartant devant Russell qui avait anticipé son arrêt. « Si c’était une boucle plus tard, on aurait gagné », a regretté Russell.[4]

Antonelli a géré l’énergie – clé en 2026 – mieux que quiconque, filant vers une victoire par 13,7 secondes sur Oscar Piastri. « C’est un grand pas, l’expérience aide énormément », a déclaré l’Italien, plus maître de lui.[4]

Cette performance confirme sa vitesse pure, déjà évidente depuis son arrivée en F1.

Les démons du passé : erreurs coûteuses

Antonelli n’est pas encore parfait. À Melbourne, un shunt en FP3 l’a presque privé des qualifs, suivi d’un mauvais départ. En Chine, deux départs ratés dus à des pneus froids, une collision en sprint avec Isack Hadjar et un blocage en fin de course alors qu’il menait.

Ces petites fautes, typiques d’un jeune pilote, ont frustré Toto Wolff. En 2025, une mise à jour de suspension l’avait plombé mi-saison, mais il avait rebondi à Sao Paulo et Las Vegas – avant un restart raté sous safety car.

À Suzuka, son mauvais départ était mécanique, pas lié à la température des pneus comme auparavant. Cela montre un progrès dans la constance.

Wolff, mentor personnel d’Antonelli, apprécie son potentiel mais insiste sur la discipline. L’Italien a gagné en maturité : « Je me sens beaucoup plus en contrôle ».

Russell sous pression interne

Russell, en huitième saison, a toujours dominé ses coéquipiers, y compris Hamilton en 2025 malgré une voiture difficile. Mais Antonelli progresse vite, surpassant son aîné en qualif et en rythme pur à Suzuka.

Un glitch logiciel a coûté cher à Russell : un super clip l’a fait perdre face à Leclerc. Son arrêt précoce, par peur de l’undercut, s’est révélé prématuré avec la safety car.

« C’est la course trois sur 22 », minimise Russell. Pourtant, les bookmakers le voient toujours favori, mais l’écart se resserre : -175 contre +280 pour Antonelli.[5]

La rivalité interne chez Mercedes s’intensifie, rappelant Piastri-Norris chez McLaren.

Le classement après trois courses

Voici le top 10 pilotes après Suzuka :

PositionPilote (Équipe)Points
1Kimi Antonelli (Mercedes)72
2George Russell (Mercedes)63
3Charles Leclerc (Ferrari)49
4Lewis Hamilton (Ferrari)41
5Lando Norris (McLaren)25
6Oscar Piastri (McLaren)21
7Oliver Bearman (Haas)17
8Pierre Gasly (Alpine)15
9Max Verstappen (Red Bull)12

Mercedes cartonne chez les constructeurs, mais Ferrari suit de près.

Antonelli refuse le rôle de favori : « C’est très tôt pour y penser » (source : Turbo.fr).

Perspectives : une saison ouverte

Mercedes a la meilleure voiture, mais Wolff tempère : « Pieds au plancher, dans trois courses, les autres pourraient nous rattraper. » Les règles 2026, avec gestion d’énergie comme des « échecs rapides », favorisent l’adaptabilité d’Antonelli.

Russell doit maximiser chaque week-end. Si Antonelli évite les erreurs, il pourrait défier la hiérarchie des cotes.

Pour en savoir plus sur la qualif japonaise, consultez cet article Autosport.

La saison 2026 reste imprévisible, avec 19 Grands Prix à venir.

Antonelli incarne l’avenir, mais le titre se gagne sur la durée. Mercedes doit gérer cette duo explosif pour viser les deux championnats. Russell reste le favori des parieurs, mais l’Italien envoie un message clair : il est là pour gagner.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.