La troisième journée des essais privés à huis clos de la Formule 1 à Barcelone a vu une activité accrue sur la piste. Six des onze équipes ont pris la piste, dont McLaren qui effectuait ses débuts après avoir manqué les deux premiers jours. Mercedes s’est distinguée par sa fiabilité exceptionnelle, tandis que d’autres formations ont rencontré des soucis techniques.
Ces shakedowns, organisés du 26 au 30 janvier 2026, permettent à chaque équipe trois journées de roulage pour valider les nouvelles monocoques 2026. Les données de timing non officielles, rapportées par des sources comme SoyMotor, offrent un aperçu limité des performances, sans jugement sur la vitesse pure à ce stade.

Mercedes brille par sa fiabilité
Mercedes a marqué les esprits avec une journée impeccable. La W17 a couvert 183 tours, soit 852 km, sous la direction de George Russell le matin et Andrea Kimi Antonelli l’après-midi. C’est une performance remarquable pour l’ouverture de la saison 2026.
Antonelli, jeune pilote italien, a signé le meilleur temps de la semaine jusqu’ici : 1’17”382 sur pneus tendres. Russell, sur les C1 les plus durs de Pirelli, a été deux dixièmes plus lent, mais son relais principal semble avoir été sur composé plus tendre.
Cette endurance impressionne, surtout avec la transition vers les nouveaux règlements. Les 183 tours équivalent à plus d’une distance de course, validant systèmes et fiabilité.
Mercedes continue sur sa lancée des jours précédents, accumulant déjà un kilométrage massif. Cela positionne l’équipe comme référence pré-saison.
Russell et Antonelli ont alterné sans incident majeur, contrastant avec d’autres.
McLaren entre en scène avec Lando Norris
McLaren, championne en titre, a attendu le troisième jour pour lancer sa MCL40. Lando Norris a pris le volant vers 11h et a bouclé 62 tours avant de passer plus de temps en garage l’après-midi.
Norris, portant le numéro 1 de champion du monde, a impressionné par sa constance malgré le programme chargé jusqu’à vendredi. McLaren prévoit de rouler non-stop ces jours-là.
Ces 62 tours permettent de valider les bases aérodynamiques et mécaniques de la nouvelle voiture. Norris s’est montré dans le top des temps non officiels.
L’équipe papaya rate peu à peu son retard sur les autres, qui ont déjà une journée d’avance.
McLaren peut encore rouler jeudi et vendredi, optimisant son programme.
Les autres équipes en action
Alpine a mobilisé ses deux pilotes pour une journée complète, confirmant sa présence régulière cette semaine. L’équipe française accumule les données précieuses.
Racing Bulls a confié sa voiture à Arvid Lindblad, Haas à Oliver Bearman et Audi à Nico Hulkenberg. Ces rookies et vétérans ont tous provoqué des drapeaux rouges pour des problèmes techniques présumés.
- Racing Bulls (Lindblad) : au moins 42 tours, drapeau rouge.
- Haas (Bearman) : au moins 42 tours, drapeau rouge.
- Audi (Hulkenberg) : au moins 42 tours, drapeau rouge ; deuxième jour écourté après lundi.
Audi, nouveau motoriste, inquiète avec ces incidents répétés. La fiabilité reste un chantier prioritaire.
Toutes les six voitures ont dépassé les 42 tours, signe d’activité soutenue malgré les arrêts.
Soucis techniques et drapeaux rouges
Les drapeaux rouges ont rythmé la journée pour Racing Bulls, Haas et Audi. Lindblad, Bearman et Hulkenberg ont chacun stoppé la session pour des raisons techniques non précisées.
Pour Audi, c’est un nouveau coup dur après lundi écourté. Le motoriste allemand doit accélérer ses solutions.
Haas et Racing Bulls, en pleine restructuration, montrent des avancées mais aussi des faiblesses.
Ces interruptions n’empêchent pas un bilan positif global, avec tous les teams actifs complétant un volume honorable.
La nature secrète des essais limite les détails, mais les observateurs notent ces signaux.
Perspectives pour jeudi et vendredi
Six équipes (Alpine, Audi, Haas, Mercedes, Racing Bulls, Red Bull) ont épuisé deux jours et doivent choisir entre jeudi ou vendredi. La météo jouera : pas de pluie, températures similaires, mais vent vendredi.
Les cinq autres (Cadillac, Ferrari, McLaren, Aston Martin, Williams) ont plus de flexibilité. Aston Martin vise demain avec l’AMR26, Williams a zappé la semaine pour des retards production, comme expliqué par James Vowles.
Ferrari ne roule que mardi pour l’instant, Cadillac lundi.
Ces choix stratégiques influenceront les premiers benchmarks 2026.
Bilan et implications
Mercedes émerge comme la plus fiable après trois jours, un atout pour la saison. McLaren rattrape son retard, tandis qu’Audi alerte sur sa préparation.
Ces shakedowns valident plus la conformité que la performance pure. Les vrais enjeux seront aux essais officiels.
Rendez-vous pour les dernières journées, avec des choix météo cruciaux. La F1 2026 s’annonce disputée, ces essais posent les bases fiabilité.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.