Josef Newgarden a offert un spectacle mémorable en remportant la Good Ranchers 250 à Phoenix Raceway, sa 33e victoire en IndyCar Series. Parti dixième au restart final avec des pneus neufs sur sa #2 Team Penske Chevrolet, le Tennessean a foncé à travers le peloton pour s’emparer du commandement à sept tours de l’arrivée. Il a devancé Kyle Kirkwood d’Andretti Global de 1,77937 seconde sur l’ovale d’un mile.[1]
David Malukas, poleman et coéquipier de Newgarden chez Team Penske, a complété le podium en troisième position. Pato O’Ward d’Arrow McLaren et Marcus Armstrong de Meyer Shank Racing ont suivi, comme annoncé dans l’article sur l’arrivée de Armstrong chez MSR pour 2026. Cette course marque la première victoire de la saison pour Newgarden, soulignant la force de Team Penske sur les ovales.

Le début de course et les premiers incidents
Malukas a pris un bon départ, creusant un écart de près de deux secondes sur Newgarden après seulement dix tours. La première neutralisation est survenue rapidement lorsque Dennis Hauger de Dale Coyne Racing a percuté le mur à la sortie du virage 2. Le Norvégien a heureusement évité le pire en roulant à contresens avant de reprendre la piste.
Au restart du tour 19, la tension montait derrière le leader. Graham Rahal a repassé Alex Palou pour la troisième place. Peu après, Rinus VeeKay de Juncos Hollinger Racing a tenté un dépassement extérieur sur Palou au dogleg, provoquant un contact qui a mis fin à la course du champion en titre dès le tour 22, lors de son 100e départ en IndyCar. Cet incident est détaillé dans l’article dédié. VeeKay a continué mais avec des doutes sur sa suspension.[2]
Malukas conservait la tête à l’approche des arrêts aux stands, son premier stop intervenant au tour 73. Sorti des pits, il s’est retrouvé en bagarre roue contre roue avec Newgarden, les coéquipiers se touchant légèrement avant que le Tennessean ne passe devant. Pato O’Ward, qui avait anticipé au tour 68, a pris la tête grâce à un undercut parfait.
Christian Rasmussen est alors entré en scène avec une charge impressionnante, passant de la deuxième à la première place via un extérieur audacieux au dogleg au tour 109. O’Ward a piqué au tour 119, laissant Rasmussen mener.
La course a connu une seconde neutralisation au tour 142 après que Louis Foster de Rahal Letterman Lanigan Racing ait frotté le mur avec sa #45 Honda. Kirkwood a hérité de la tête pendant que Rasmussen et Scott Dixon pitting.
Les batailles stratégiques et les restarts décisifs
Au restart du tour 155, Kirkwood et son coéquipier Will Power menaient avec des pneus plus vieux de 25 tours. Le duo Andretti a tenu bon plusieurs tours jusqu’à ce que Rasmussen reprenne la tête au tour 191. Une nouvelle série d’arrêts a propulsé Power en tête au tour 197, déclenchant un duel intense avec Rasmussen.
Power défendait vaillamment, mais au tour 206, les deux pilotes se sont accrochés à la sortie du virage 2. La #26 d’Andretti a glissé haut, heurtant l’avant gauche de la #21 d’Ed Carpenter Racing. Power a crevé, tandis que Rasmussen signalait par radio : « Quelque chose ne va pas bien ». La neutralisation suivante s’est ensuivie.
Malgré ses inquiétudes, Rasmussen est resté en piste devant O’Ward et Kirkwood. O’Ward et Newgarden ont choisi de chausser des pneus neufs, repartant neuvième et dixième. Rasmussen et Kirkwood ont mené le restart du tour 218.
Newgarden a rapidement grimpé, atteignant le top trois à dix tours du but. Kirkwood a passé Rasmussen au tour 242, mais Newgarden l’a délogé dès le tour suivant avec ses gommes fraîches.
Rasmussen, handicapé par les dommages, a dégringolé au quatorzième rang, malgré une domination antérieure.
Résultats et statistiques marquants
Voici les cinq premiers de la course :
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- Josef Newgarden (Team Penske Chevrolet)
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- Kyle Kirkwood (Andretti Global Honda) +1,779 s
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- David Malukas (Team Penske Chevrolet) +2,841 s
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- Pato O’Ward (Arrow McLaren Chevrolet) +3,932 s
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- Marcus Armstrong (Meyer Shank Racing Honda) +6,482 s[1]
Les leaders de tours incluent Rasmussen pour une grande partie, suivi de Kirkwood et Newgarden en fin de course. La course de 250 tours a vu plusieurs stratégies payer, notamment les pneus frais pour le vainqueur.
Newgarden porte son total à 33 victoires, renforçant sa réputation sur ovales. Team Penske place deux voitures sur le podium, signe de domination.
Palou finit 24e après son crash précoce, tandis que Power est 16e sur un tour de retard.
Cette performance à Phoenix ouvre la saison en fanfare pour Newgarden, qui pourrait bien viser un nouveau titre. Les ovales comme Phoenix rappellent pourquoi l’IndyCar reste spectaculaire, avec des remontées folles et des stratégies fines. La série se tourne maintenant vers les prochaines épreuves, où Team Penske et Andretti seront à surveiller de près. Quelles surprises réservera la suite du championnat 2026 ?
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.