Il est difficile de croire qu’une année s’est écoulée depuis le départ de Jay Frye de son poste de président de l’IndyCar, survenu le 11 février 2025. Cette date a marqué la fin d’une ère pivotal pour le championnat open-wheel nord-américain de premier plan. Penske Entertainment a alors nommé Doug Boles à sa succession, en augmentant ses responsabilités en tant que président de l’Indianapolis Motor Speedway.[1]
Moins de deux mois plus tard, le 1er avril 2025, Frye intégrait Rahal Letterman Lanigan Racing (RLL) en tant que président. « C’est été une année en tourbillon », a confié Frye à Motorsport.com. Il évoque une « course » de dix ans à l’IndyCar, dont il est fier, avec des changements positifs pour le sport grâce à de grandes équipes.[1]

Un parcours de dix ans au cœur de l’IndyCar
Jay Frye a rejoint le sport en 2013 en tant que chief revenue officer chez Hulman & Company. Deux ans plus tard, il accédait au poste de président de la compétition et des opérations de l’IndyCar.
À la fin de 2018, il devenait président de l’IndyCar, un rôle qu’il a conservé sous deux propriétaires distincts : Hulman & Company puis Roger Penske.
Parmi ses fiertés majeures, Frye cite le consensus dans le paddock. « La relation avec le paddock est ce dont je suis le plus fier », explique-t-il. Il mettait l’accent sur le dialogue avec des experts investis dans le succès du championnat.
Cette approche, qu’il appelle « harnessing the power of the paddock », impliquait de consulter les équipes pour les décisions clés. Pour Frye, ignorer ces voix intelligentes aurait été une erreur.
Son mandat a coïncidé avec des périodes de transition, mais il a su maintenir une cohésion rare dans un environnement compétitif.
L’aeroscreen : une révolution en huit mois
L’une des avancées techniques phares sous Frye est l’aeroscreen, un dispositif de sécurité majeur pour le cockpit des pilotes. Développé en collaboration avec Red Bull Advanced Technologies, PPG, Pankl, Dallara et les équipes, il a transformé la sécurité.
Le processus a été fulgurant : contact avec Red Bull en mars 2019, et déjà tous les 26 voitures équipées lors du test ouvert à COTA en février 2020, juste avant la Covid.
« Huit mois pour concevoir, ingénier, fabriquer et implémenter, c’est spectaculaire », souligne Frye. Il remercie Jonathan Wheatley, Christian Horner et tous les partenaires.[1]
L’aeroscreen a amélioré les dépassements et offert une protection totale. « La sécurité des pilotes comptait plus que tout », insiste Frye.
Il a même attiré des stars comme Jimmie Johnson, septuple champion NASCAR, et Romain Grosjean, ex-Formule 1. Les enfants le trouvaient « cool, comme un chasseur à réaction ».
Les kits aérodynamiques et le sponsoring NTT
En 2018, les aero kits ont restauré l’identité open-wheel de l’IndyCar, avec des roues arrière visibles, contrairement aux kits constructeurs précédents. Un effort paddock-wide rapide et efficace.
Frye est aussi fier d’avoir sécurisé le titre NTT après la fin de Verizon en 2018. Les négociations ont abouti entre Sonoma en septembre et Noël, un délai record pour un tel contrat complexe.
« On veut laisser les choses meilleures qu’on les a trouvées », résume Frye, espérant que l’IndyCar soit plus fort aujourd’hui.
Ces succès commerciaux ont stabilisé le sport dans une période incertaine.
Transition fluide vers Rahal Letterman Lanigan Racing
Après son départ surprise de l’IndyCar, Frye a pris deux mois pour réfléchir. Bobby Rahal, ex-pilote et propriétaire expérimenté, fut l’un des premiers à l’appeler.
Leur relation, bâtie sur des échanges paddock, a mené à son intégration chez RLL. « Je voulais aider un ami à redresser la barre », dit Frye, impressionné par l’engagement des co-propriétaires Mike Lanigan, David Letterman et Rahal.
Aujourd’hui, l’équipe vit une renaissance. Ce offseason, des recrues phares : Mick Schumacher, fils de Michael, après F2, F1 et WEC. Mick Schumacher trouve la limite « assez tôt » lors de son premier essai sur ovale à Homestead illustre son adaptation rapide.
Brian Barnhart, vétéran, devient SVP des opérations et stratège pour Graham Rahal. Gavin Ward, ex-Arrow McLaren et Penske, conseille en ingénierie.
En janvier 2026, RLL annonçait d’autres ajouts, renforçant l’équipe pour la saison NTT IndyCar.[2]
« MSH/GSD » – Make Shit Happen / Get Shit Done – change la culture. Frye est excité par l’avenir.
Pour en savoir plus sur ses réflexions, consultez l’interview complète sur Motorsport.com.
Un an après, Jay Frye a transformé son expertise en atout pour RLL, prouvant sa valeur au-delà de l’IndyCar. Alors que la saison 2026 approche, avec St. Petersburg le 1er mars, l’équipe semble prête à briller.
Son legs : un sport plus sûr, uni et attractif, avec des perspectives prometteuses pour tous. Découvrez les dernières annonces de RLL.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.