Isack Hadjar remplace Yuki Tsunoda chez Red Bull en F1 2026 : une promotion méritée pour le Français
Le 2 décembre 2025, Red Bull Racing a officialisé ce que tous les observateurs pressentaient depuis des semaines : Isack Hadjar rejoindra Max Verstappen au sein de l’écurie championne en titre pour la saison 2026, prenant ainsi la place de Yuki Tsunoda. Après une saison 2025 convaincante avec Racing Bulls, le jeune Français de 21 ans s’apprête à vivre le défi ultime de sa jeune carrière.
Cette annonce, bien qu’attendue, marque un tournant décisif dans la politique de pilotage de Red Bull. L’écurie autrichienne met fin à cinq saisons de collaboration avec Tsunoda, qui quitte ainsi la grille de départ tout en restant dans le giron de la famille Red Bull en tant que pilote d’essais et de réserve.

Les performances éclatantes d’Isack Hadjar qui ont convaincu Red Bull
La rumeur courait depuis l’été 2025, mais c’est désormais officiel : le natif de Paris va défendre les couleurs de Red Bull Racing dès la saison prochaine. Sa montée en puissance a été irréversible au fil des Grands Prix, au point que son nom n’a cessé de circuler avec insistance comme le successeur désigné de Tsunoda.
Le directeur de l’équipe, Laurent Mekies, n’a pas caché sa satisfaction : “Pour sa première saison en F1, il a fait preuve d’une grande maturité et s’est révélé être un élève rapide. Plus important encore, il a démontré la vitesse brute qui est la qualité numéro un dans ce sport.” Ces éloges sont loin d’être usurpés. Le rookie a rapidement pris ses marques dans la discipline reine, malgré un début de saison chaotique marqué par une sortie de piste dès le tour de formation du Grand Prix d’Australie.
Mais Hadjar a su rebondir immédiatement. Ses performances ont parlé pour lui tout au long de la saison :
- 15 qualifications en Q3 sur 23 courses disputées
- 10 entrées dans les points, avec un meilleur résultat à la 3ème place
- Une domination nette sur son coéquipier Liam Lawson en qualifications (15-6)
- Un podium historique aux Pays-Bas, couronnant sa progression
Au classement pilotes, il pointe actuellement à la 10ème place avec 51 points, devançant des pilotes chevronnés comme Nico Hülkenberg (Sauber) et Fernando Alonso (Aston Martin). Des statistiques impressionnantes pour un rookie, qui ont définitivement convaincu Helmut Marko et la direction de Red Bull.
Yuki Tsunoda : un départ de la grille mais pas de la famille Red Bull
Le Japonais de 25 ans quitte donc son baquet chez Red Bull Racing après une saison 2025 difficile. Arrivé en cours d’année pour remplacer Liam Lawson, Tsunoda n’a jamais réussi à inverser la tendance malgré des départs spectaculaires et une réputation de pilote rapide sur un tour.
Dans un communiqué empreint de reconnaissance, Laurent Mekies a tenu à saluer son apport : “Yuki court sous les couleurs de Red Bull depuis maintenant sept ans et j’ai eu le plaisir de travailler avec lui dans les deux équipes Red Bull. Au cours de ses cinq saisons en Formule 1, Yuki est devenu un pilote complet, performant sur un tour le samedi et capable de départs exceptionnels et d’excellentes performances le dimanche.”
Le pilote nippon restera néanmoins lié à Red Bull en tant que pilote de réserve et d’essais pour la saison 2026. Un rôle essentiel alors que l’écurie prépare une révolution technique majeure avec l’arrivée de ses propres moteurs Red Bull Ford Powertrains. Son expérience sera précieuse pour les développements et les tests de la nouvelle monoplace.
Cependant, le constat est sans appel : Tsunoda s’est heurté au fameux “fléau du baquet Red Bull”, qui a vu passer de nombreux pilotes depuis le départ de Daniel Ricciardo en 2018. Pierre Gasly, Alexander Albon, Sergio Pérez, et maintenant Tsunoda ont tous échoué à se mesurer durablement à Max Verstappen sur la durée.
Le défi de 2026 : une nouvelle ère pour Red Bull et Hadjar
La promotion d’Isack Hadjar intervient à un moment charnière pour Red Bull Racing. La saison 2026 marquera l’introduction de nouvelles réglementations techniques majeures, tant au niveau des châssis que des motorisations. Red Bull deviendra son propre motoriste, une aventure ambitieuse dont l’issue reste incertaine.
Pour Hadjar, c’est à la fois une opportunité et un défi colossal. Il devra affronter Max Verstappen, potentiel quintuple champion du monde après le prochain Grand Prix d’Abu Dhabi, sur des bases inédites. Lui-même s’en réjouit : “Je suis impatient de travailler avec les meilleurs et d’apprendre auprès de Max. 2026 sera un énorme défi pour l’équipe et pour Red Bull Ford Powertrains, c’est une période passionnante.”
Les changements techniques pourraient néanmoins rebalancer les forces en présence. Les simulations de performances restent incertaines, et personne ne peut prédire avec certitude quelle écurie saura maîtriser au mieux ces nouvelles réglementations. Cela offre peut-être une fenêtre d’opportunité pour Hadjar, qui ne sera pas directement confronté à Verstappen sur une monoplace rodée depuis des années.
Les réactions et l’avenir du Français
L’officialisation a suscité de nombreuses réactions dans le paddock. Pour un Français, rejoindre Red Bull constitue une prouesse rare dans l’histoire de la F1. Depuis Alain Prost, seuls Pierre Gasly et Esteban Ocon avaient eu l’opportunité de piloter pour une équipe d’élite, sans toutefois parvenir à s’y installer durablement.
Isack Hadgar, lui, semble avoir intégré l’importance du moment : “Après tout le travail acharné que j’ai fourni depuis que j’ai rejoint l’équipe junior, c’est une formidable récompense. J’ai connu de nombreux hauts et bas tout au long de ma carrière, mais ils ont continué à croire en moi et à me pousser.”
Le jeune homme affiche une maturité qui tranche avec le tempérament parfois volcanique qu’il montrait en F2. Cette évolution, soulignée par Helmut Marko lui-même, a été déterminante dans la décision de promotion. La saison 2026 sera le véritable test de vérité : saura-t-il résister à la pression de Red Bull et à la domination de Verstappen mieux que ses prédécesseurs ?
La stratégie globale de Red Bull pour 2026
Cette annonce s’inscrit dans une vaste restructuration du programme de pilotage Red Bull pour 2026. L’écurie a simultanément officialisé la composition de Racing Bulls : Liam Lawson et le prometteur rookie Arvid Lindblad y défendront les couleurs de Faenza.
La stratégie est claire : Red Racing Bulls sert de tremplin vers Red Bull Racing, mais la barre est placée très haut. Hadjar n’a eu besoin que d’une saison pour décrocher son ticket, prouvant que la performance brute prime sur l’expérience. Cela envoie un message fort aux autres pilotes du programme junior : la voie est ouverte, mais elle est réservée aux meilleurs.
Pour les fans français, c’est une occasion unique de suivre un de leurs représentants au plus haut niveau. La dernière fois qu’un pilote tricolore a eu l’opportunité de briller chez Red Bull, c’était Pierre Gasly en 2019-2020. Hadjar espère sans doute réussir là où son aîné avait échoué, et devenir le premier Français à remporter un Grand Prix avec Red Bull depuis l’ère Verstappen.
La saison 2026 s’annonce donc passionnante, non seulement pour les bouleversements techniques, mais aussi pour cette nouvelle donne du côté de Red Bull. Le jeune Français porte désormais l’espoir d’une nation, et la lourde responsabilité de redonner vie à un baquet qui semblait maudit depuis cinq ans.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.