L’Independent Officiating Board (IOB) d’IndyCar a réalisé des progrès significatifs en vue de la saison 2026 du NTT IndyCar Series et de l’Indy NXT, qui débute cette semaine sur les rues de St. Petersburg. Le conseil a mis en place la société à but non lucratif IndyCar Officiating Inc. et finalisé le budget pour la saison. [1][2] Cependant, la recherche du Managing Director of Officiating (MDO), poste clé pour superviser les opérations, se poursuit toujours.
Malgré ces avancées, l’IOB assure l’intérim en attendant la nomination du directeur. Les trois membres du conseil seront présents à St. Petersburg pour superviser les opérations, partageant les responsabilités lors des premières courses.[1]

Composition de l’Independent Officiating Board
L’IOB est composé de trois membres expérimentés. Raj Nair en est le président, Ray Evernham le secrétaire et trésorier, tandis que Ronan Morgan est l’envoyé de la FIA.[2]
Raj Nair, ancien cadre chez Ford et expert en ingénierie, apporte une vision stratégique. Ray Evernham, légende de la NASCAR avec trois titres de champion en tant que chef d’équipe, excelle dans la gestion opérationnelle. Ronan Morgan, de la FIA, garantit l’alignement avec les standards internationaux.
Ce trio a passé les derniers mois à évaluer les processus existants d’IndyCar. Leur mandat inclut une plus grande transparence dans les rapports d’infractions techniques et sportives aux équipes.
« Le conseil a été méticuleux et approfondi dans notre examen des processus et procédures d’officiating d’IndyCar », a déclaré le président Nair. « Bien que nous soyons satisfaits des premiers résultats, il reste beaucoup de travail. »[1]
Leur expertise combinée vise à instaurer une cohérence dans l’application des règles. Cela répond aux critiques récurrentes sur les décisions passées, comme les scandales de push-to-pass en 2024.
Progrès réalisés par l’IOB
La création d’IndyCar Officiating Inc. marque une étape majeure vers l’indépendance. Cette entité non lucrative sépare les opérations d’officiating de la gestion de la série par Penske Entertainment.[1]
Le budget 2026 a été approuvé, permettant des investissements ciblés. L’IOB a identifié le besoin d’ajouter du personnel expérimenté à l’équipe technique et un directeur de course dédié pour l’Indy NXT.
Aucun changement n’a été apporté aux postes de stewards, jugés solides. L’accent est mis sur l’évolution plutôt que la révolution.
Ray Evernham a souligné : « Un des enseignements clairs de notre analyse est qu’IndyCar bénéficie déjà d’un personnel compétent en contrôle de course et inspection technique. Avec notre expertise, nous allons ajouter des ressources. »[2]
Ces avancées préparent un officiating plus transparent. Les équipes recevront des rapports détaillés sur les infractions, améliorant la confiance globale.
Équipe clé confirmée pour 2026
Kyle Novak reste directeur de course et vice-président d’IndyCar Officiating depuis 2018. Il gère le contrôle de course, la sécurité des circuits et l’application des règlements pour IndyCar et Indy NXT. Avocat, il siège aussi aux tribunaux FIA.[1]
Kevin « Rocket » Blanch continue comme directeur technique. Arrivé en 2003 après avoir été chef d’équipe chez Panther Racing (deux titres, 11 victoires), il supervise les inspections techniques et la conformité aérodynamique.
Les stewards en chef Arie Luyendyk et Max Papis sont reconduits depuis 2016. Luyendyk compte sept victoires IndyCar, dont deux Indy 500 ; Papis en a trois. Ils surveillent les sessions en direct et appliquent les pénalités.
Voici les principaux confirmés :
- Kyle Novak : Directeur de course et VP.
- Kevin Blanch : Directeur technique.
- Arie Luyendyk & Max Papis : Stewards en chef.
Cette continuité rassure, malgré les attentes d’indépendance accrue.
Nouvelles recrues et renforcements
Nick Allen rejoint comme manager d’inspection technique pour IndyCar. Avec plus de 20 ans comme mécanicien et chef d’équipe, il travaillera avec Blanch.[2]
Dans les semaines à venir, un manager d’inspection pour Indy NXT et un directeur de course dédié seront nommés. Cela renforce les équipes juniors.
Ronan Morgan insiste : « L’officiating en IndyCar n’est pas cassé ; d’autres séries pourraient en apprendre. C’est une évolution sensée avec plus de soutien et de séparation. »[1]
Ces ajouts ciblés répondent aux besoins identifiés. Ils visent une meilleure couverture des deux séries.
Pour en savoir plus sur les changements en IndyCar 2026, consultez notre article sur les règles pneus et sécurité à l’Indy 500.
Présence à St. Petersburg et intérim du MDO
Les trois membres de l’IOB seront à St. Petersburg le 1er mars pour superviser l’ouverture. Ils partageront les tâches jusqu’à la nomination du MDO.[1]
La recherche du MDO bat son plein. Interviews en cours pour trouver le candidat idéal, sans annonce imminente.
Cette transition assure la stabilité au démarrage. La course sera diffusée sur FOX et l’app IndyCar.
Malgré cela, des voix critiques émergent. Comme indiqué dans cet article sur les doutes autour de l’arbitrage IndyCar, certains y voient du « fumée et miroirs » en raison de la continuité du personnel et du financement par Penske.[3]
L’IOB doit prouver son indépendance sur la piste. Pour le communiqué complet, voir le site officiel d’IndyCar.
Perspectives et défis pour la saison
L’officiating indépendant d’IndyCar s’annonce comme une évolution prometteuse. La transparence accrue et les ressources supplémentaires pourraient réduire les controverses passées, comme les modifications illégales chez Penske en 2025.
Cependant, la non-nomination rapide du MDO alimente les scepticismes. Les pilotes comme Pato O’Ward appellent à une vraie indépendance.
Si l’IOB tient ses promesses, 2026 pourrait marquer un tournant. Les performances à St. Petersburg donneront le ton.
L’enjeu est clair : instaurer la confiance pour un championnat compétitif. Les équipes et fans attendent des décisions cohérentes tout au long de la saison.[3]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.