Une vidéo générée par intelligence artificielle circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, présentant un « D.C. grand prix » propulsé par le secrétaire aux transports Sean Duffy et soutenu par le président Donald J. Trump. Cette idée audacieuse envisage une course IndyCar sur les rues du National Mall à Washington, D.C., le 21 août 2026, dans le cadre des célébrations du Freedom 250 pour le 250e anniversaire des États-Unis. 1 2 IndyCar a confirmé que des discussions sont en cours pour intégrer cet événement au calendrier, bien que rien ne soit encore officiel.
Graham Rahal, pilote expérimenté, s’est exprimé avec enthousiasme lors des activités médiatiques d’IndyCar, voyant là une opportunité majeure pour la série. Malgré les critiques lues sur les réseaux sociaux, il défend fermement le projet, insistant sur son potentiel patriotique et commercial.

L’origine de la proposition
L’idée émerge du Département des transports des États-Unis, avec Sean Duffy en tête d’affiche. Une vidéo promotionnelle, bien qu’IA-générée, a rapidement fait le buzz, montrant des monoplaces IndyCar slalomant autour des monuments iconiques comme le Lincoln Memorial et la Cour suprême. 3 Le tracé proposé formerait une boucle complète autour du National Mall, offrant un spectacle visuellement époustouflant au cœur de la capitale.
Ce grand prix s’inscrirait dans les festivités du Freedom 250, une série d’événements de mai à août 2026 célébrant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Contrairement à la Formule 1 ou à la Nascar, qui n’ont pas reçu cette opportunité, IndyCar est au centre des discussions avec l’administration Trump.
Les organisateurs visent le 21 août, un week-end libre dans le calendrier IndyCar 2026, entre les courses de Portland et Markham. Cela permettrait d’ajouter une 18e épreuve sans perturber les dates existantes.
IndyCar a réagi positivement : « Nous explorons activement la faisabilité d’une course dans la capitale nationale pour célébrer le 250e anniversaire de l’Amérique. » 2 Cependant, le calendrier actuel compte 17 courses, annoncé en septembre 2025, sans mention de Washington. 4
Le soutien politique et les obstacles
Le président Trump et son équipe poussent activement le projet, le qualifiant d’occasion pour « rendre Washington géniale à nouveau » et générer des revenus touristiques massifs. Le porte-parole du Département des transports ajoute : « C’est une opportunité inédite pour célébrer notre pedigree en course automobile. » 2
Des leaders congressionnels comme Mike Johnson et John Thune ont été informés, mais des démocrates, dont Chuck Schumer, freinent l’élan. Trump a personnellement déploré ce blocage auprès du New York Post. De plus, une loi fédérale interdit la publicité sur les terrains du Capitole, nécessitant une approbation législative spéciale.
Les défis logistiques sont immenses : transport des équipes sur de longues distances (de Portland à D.C., par exemple), ajustements des diffusions Fox, et renégociation des contrats pour pneus et moteurs calibrés sur 17 courses. Les promoteurs devront aussi être identifiés.
Malgré cela, l’administration reste déterminée, voyant dans cette course un symbole patriotique aligné sur les valeurs américaines.
L’enthousiasme de Graham Rahal
Lors du media day d’IndyCar, Graham Rahal, 37 ans et pilote du n°15 Rahal Letterman Lanigan Racing Honda, n’a pas mâché ses mots. « C’est une massive opportunité pour IndyCar », a-t-il déclaré, fustigeant les critiques en ligne : « Oh, alors c’est la course que je ne regarderai pas cette année. Get a life. » 3
Rahal, patriote assumé avec six victoires en carrière, insiste sur l’indépendance politique : « Peu importe qui est à la Maison Blanche, si on court à Washington, ce serait génial, surtout au National Mall. J’adore marcher là-bas la nuit pour comprendre l’histoire. »
Son sponsor United Rentals, engagé auprès des vétérans militaires, verrait un alignement parfait. « C’est un moment clé pour attirer de nouveaux partenaires autour du 250e anniversaire », ajoute-t-il. Pour Rahal, c’est l’occasion rêvée de nouvelles rues, comme tant réclamées par la série.
Il conclut avec optimisme : « Voyons ce qui se passe. Ce serait grand pour le sport. »
Les défis logistiques et techniques
Organiser une course de rue à Washington s’annonce complexe. Le National Mall, site touristique majeur, impose des restrictions sécuritaires extrêmes. Contrairement à Long Beach ou Toronto, exemples réussis de rues urbaines en IndyCar, D.C. manque d’infrastructures existantes.
Les équipes devraient adapter leur logistique : voyages transcontinentaux fatigants, et potentielle augmentation des coûts pour une 18e course. Fox devrait réviser ses horaires de diffusion, déjà chargés.
Sur le plan technique, les contrats Leader Circle des équipes prévoient 17 épreuves, impactant budgets pneus et moteurs. Sans promoteur clair, le financement reste incertain.
Malgré ces hurdles, des précédents comme le Champ Car à Denver dans les années 90 montrent que c’est faisable avec volonté politique.
Impact potentiel pour IndyCar
Une course à D.C. boosterait la visibilité d’IndyCar auprès d’un public national. Pour Rahal, c’est « une opportunité donnée uniquement à IndyCar », surpassant F1 ou Nascar en prestige patriotique.
Économiquement, des millions en tourisme et sponsors alignés sur l’Amérique 250. United Rentals exemplifie ce potentiel, avec ses campagnes pour vétérans.
Pour les fans, un spectacle inédit : monoplaces rugissant devant le Capitole, attirant nouveaux spectateurs. Cela diversifierait le calendrier, dominé par ovales et circuits permanents.
- Avantages clés :
- Exposition médiatique massive via Trump et Duffy.
- Nouvelles rues excitantes au National Mall.
- Alignement avec anniversaires nationaux.
- Attraction de sponsors patriotes.
Les défis surpassés, cela pourrait marquer un tournant pour IndyCar.
En conclusion, bien que des obstacles persistent, l’élan politique et l’enthousiasme des pilotes comme Rahal font de ce D.C. grand prix une possibilité excitante. IndyCar surveillera les développements au Congrès. Pour le moment, les fans attendent des nouvelles officielles. 1 Si réalisé, ce serait un événement historique pour la série open-wheel américaine. Restez à l’écoute pour les mises à jour sur le calendrier 2026.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.