La course IndyCar à Phoenix Raceway a tenu toutes ses promesses avec une intensité rare sur ce tri-oval d’un mile. Josef Newgarden, pilote Team Penske au volant de la Chevrolet n°2, a réalisé une remontée spectaculaire depuis la dixième place lors d’un restart tardif, s’emparant la tête à sept tours de l’arrivée pour signer sa 33e victoire en carrière. Cette performance, survenue lors de la Good Ranchers 250, a propulsé le Tennessean en tête du championnat avec cinq points d’avance sur Kyle Kirkwood.
Cette deuxième épreuve de la saison 2026 a été marquée par 18 changements de leader parmi 11 pilotes, des contacts musclés et une usure des pneus qui a favorisé les stratégies audacieuses. Pour en savoir plus sur le classement après Phoenix, consultez cet article détaillé.

Gagnant : Josef Newgarden
Josef Newgarden a justifié son surnom de “Roi des ovale” en dominant la fin de course. Parti dixième au restart à 33 tours du but, il a profité de pneus frais pour enchaîner les dépassements, passant Kyle Kirkwood à sept tours de l’arrivée. Sa victoire, avec une marge de 1,7937 seconde, porte son total à 33 succès et marque sa 12e saison consécutive avec au moins un triomphe.
Cette performance s’inscrit dans un week-end parfait pour Team Penske, son coéquipier David Malukas ayant décroché la pole. Newgarden n’a mené que huit tours, mais les derniers ont suffi pour rappeler sa maîtrise des restarts. L’article complet sur Motorsport.com détaille sa charge finale.
Le pilote a aussi pris la tête du championnat, un leadership absent depuis longtemps chez les rivaux. Cette victoire renforce sa réputation sur les ovale courts, où la gestion des pneus est cruciale.
Newgarden a commenté post-course : “C’était une course folle, mais les pneus frais ont fait la différence.” Son équipe a exécuté une stratégie impeccable sous cautions multiples.
Enfin, cette 33e victoire souligne sa constance, avec des succès dans 12 saisons d’affilée, un record qui inspire la concurrence.
Perdant : Alex Palou
Alex Palou, champion en titre et quadruple lauréat, a vu ses espoirs s’envoler dès le tour 21. Parti fort, remontant de la dixième à la troisième place au restart initial, il a été percuté par Rinus VeeKay à la sortie du virage 4. Ce contact dans le dogleg a endommagé sa Honda Chip Ganassi Racing n°10, l’obligeant à abandonner en 24e position pour son 100e départ.
Cette sortie a brisé sa série de 622 jours en tête du championnat. Palou, qui dominait depuis juin 2024, cède désormais la place à Newgarden. Sa course s’est arrêtée prématurément malgré un début prometteur sous la menace de Graham Rahal.
L’incident avec VeeKay illustre les risques du trafic serré à Phoenix. Palou n’a pu défendre sa quatrième place, perdant un terrain précieux en début de saison.
Chip Ganassi Racing paie les frais d’une erreur de timing. Palou, habitué aux podiums, doit rebondir rapidement pour reprendre le leadership.
Cette défaite souligne la férocité des ovale IndyCar, où un contact mineur peut ruiner une course entière.
Gagnant : Kyle Kirkwood
Kyle Kirkwood a brillé pour la deuxième semaine consécutive, confirmant les progrès d’Andretti Global sur les ovale courts. Il a mené 47 tours, dont un stint impressionnant sous pneus usés de 25 tours lors de la caution du tour 142. Malgré cela, il a tenu tête au peloton jusqu’au tour 190.
Lors de la dernière neutralisation, Kirkwood est resté en piste, passant Christian Rasmussen à huit tours du but. Malheureusement, Newgarden l’a délogé peu après sur pneus neufs. Sa deuxième place le place second au championnat, à cinq points du leader.
Cette performance inclut une stratégie osée avec Will Power, restés en piste lors des arrêts massifs. Kirkwood, Floridien, montre une adaptation parfaite aux défis de Phoenix.
Andretti Global progresse nettement, comme en témoigne ce podium virtuel. Kirkwood incarne cette renaissance sur ovale.
Son pilotage agressif et ses 47 tours en tête en font un prétendant sérieux au titre.
Perdant : Christian Rasmussen
Christian Rasmussen a offert un spectacle avec ses audacieux dépassements extérieurs, grimpant de la 18e à la première place et menant un record de 69 tours. Ses moves en haute trajectoire, vus à Milwaukee l’an passé, ont enflammé la course.
Cependant, son agressivité a coûté cher à 43 tours de la fin. Tentant un extérieur sur Will Power au virage 2, ils se touchent : l’aile avant de Rasmussen heurte Power, causant des dommages à la suspension de sa Chevrolet Ed Carpenter Racing n°21.
Malgré une option de rester en piste sous caution, Rasmussen chute à la 14e place, sa voiture trop endommagée. Rasmussen a radio : “Quelque chose ne va pas.”
Ce résultat masque un potentiel énorme, mais souligne les risques de sa style fearless. Rasmussen reste une révélation.
Ed Carpenter Racing perd une occasion de podium malgré la domination initiale.
Gagnant : les spectateurs
Cette course est déjà candidate au titre de course de l’année 2026. Avec 18 changements de leader et 11 pilotes en tête, l’action n’a jamais manqué grâce à l’usure pneus et la ligne haute précoce.
Les stats battent des records à Phoenix : 565 passages sur piste, 323 pour position, dont 145 dans le top 10 et 60 dans le top 5. Un shared weekend avec NASCAR a boosté l’affluence.
- 18 changements de leader
- 11 pilotes différents en tête
- 565 passages total
- 323 passages pour position
Cette intensité rare sur ovale ravit les fans. IndyCar prouve sa vitalité.
Pour un aperçu des tests pré-course à Phoenix, voir cet article sur Pitstop Insight.
Perdant : Juncos Hollinger Racing
Juncos Hollinger a surpris en qualifs avec VeeKay 8e et Robb 12e. Mais la course a tourné au cauchemar.
VeeKay, impliqué dans la sortie de Palou, perd pace et finit 22e, cinq tours derrière. Robb souffre de dégradation pneus, terminant 21e à quatre tours.
L’équipe peine à convertir la vitesse quali en rythme course. Une usure excessive handicape les Chevrolet n°76 et n°77.
Ce doublé décevant freine leur saison naissante. Juncos doit analyser les pneus pour les ovale futurs.
Cette performance souligne les défis pour les petites équipes face aux géants comme Penske.
Cette victoire de Newgarden à Phoenix redessine le championnat après deux courses. Avec 78 points, il mène devant Kirkwood (73), McLaughlin (66) et O’Ward (63). Les ovale continueront de dicter les enjeux, promettant plus de spectacle. Newgarden pose la barre haute : qui relèvera le défi ? La saison 2026 s’annonce épique.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.