IndyCar scelle un nouvel accord pluriannuel avec Chevrolet et Honda dès 2027

IndyCar vient d’annoncer un engagement historique avec Chevrolet et Honda, ses deux fournisseurs d’équipements d’origine (OEM). Cet accord pluriannuel débute en 2027 et s’étend sur plusieurs années, marquant une étape clé pour la stabilité et la croissance de la série. Les constructeurs investiront dans le développement des moteurs, la promotion et les règles de compétition, en vue du nouveau package voiture-moteur en 2028.

Cette prolongation met fin aux spéculations sur un possible départ de Honda, dont le contrat actuel expire fin 2026. Les négociations, menées par Doug Boles, président d’IndyCar et de l’Indianapolis Motor Speedway, ont porté sur la valeur ajoutée pour les constructeurs automobiles. L’annonce officielle sur le site d’IndyCar détaille cet engagement.

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Les contours précis de l’accord

L’accord positionne Chevrolet et Honda comme partenaires à long terme, avec un démarrage effectif en 2027. Il couvre la fourniture de moteurs, leur développement et la promotion de la série NTT IndyCar. À partir de 2028, chaque constructeur disposera d’un charter, aligné sur le lancement du nouveau châssis et du moteur V6 biturbo de 2,4 litres avec hybridation.

Doug Boles a expliqué que ces discussions ont émergé d’un besoin de donner aux OEM un enjeu tangible. « Leur job est de vendre des voitures, mais ils ont la course dans leur ADN », a-t-il déclaré lors d’une session média. Cela permet aux constructeurs de justifier leurs investissements auprès de leurs conseils d’administration. Source

Honda, qui avait exprimé des critiques ces dernières années sur la gestion de la série, notamment les scandales push-to-pass de 2024 et les pénalités à l’Indy 500, reste engagé. David Salters, président de Honda Racing Corporation USA, a minimisé l’impact du nouveau conseil d’officiels indépendant : « C’est un élément parmi d’autres. »

Chevrolet, revenu en 2012, renforce sa présence avec neuf titres de champion des constructeurs. Mark Reuss, président de General Motors, souligne le transfert de technologies vers la route. Cet accord reflète la trajectoire ascendante d’IndyCar, boostée par le partenariat avec FOX.

Les charters ne peuvent être vendus avant 2030, garantissant la stabilité. Avec 25 charters existants plus deux OEM en 2028, la grille est limitée à 27 voitures hors Indy 500.

L’introduction des charters et ses implications

Les charters, introduits en 2024, limitent l’accès pour les nouvelles équipes. Chevrolet et Honda en détiendront un chacun dès 2028, sans pouvoir en acheter plus. Cela valorise les investissements des équipes actuelles, qui ont dépensé des millions.

Doug Boles anticipe une grille pleine : « En 2028, on sera probablement à 27 voitures. » PREMA, seul non-charter régulier, est en difficulté pour St. Petersburg. Les acheteurs potentiels devront cibler les charters existants.

Pour les nouveaux entrants, IndyCar pointe vers Indy NXT, qui comptera 24 voitures cette année. « C’est une opportunité pour démarrer », note Boles. Cela renforce la valeur des charters pour les propriétaires historiques.

Honda discute déjà avec Meyer Shank Racing pour une entrée d’usine en 2028. MSR, avec deux charters, est idéal car limité à trois voitures max par équipe.

Un troisième constructeur ? Boles répond : « C’est compliqué. Nous n’avons pas confirmé d’ajouts. » Cela dépendra des négociations futures.

Les réactions et le contexte compétitif

David Salters se réjouit : « Nous évaluons toutes les séries sur leur mérite. IndyCar ne nous empêche pas d’explorer NASCAR. » Honda, avec 11 titres constructeurs, reste leader récent.

Chevrolet mise sur la diversité des circuits pour divertir les fans. L’accord soutient la transition vers le nouveau package 2028, avec moteurs hybrides.

Les critiques passées de Honda, comme les pénalités Team Penske, sont derrière. L’officiel indépendant aide, mais n’est pas décisif.

  • Avantages pour les OEM : Stake dans la croissance, justification boardroom.
  • Pour IndyCar : Stabilité, innovation partagée.
  • Pour les équipes : Valeur charters accrue.
  • Défis : Accès limité pour nouveaux.

Alex Palou, champion Honda chez Ganassi, incarne cette fiabilité japonaise.

Perspectives pour la saison 2027 et 2028

En 2027, la formule actuelle persiste pour une transition fluide. 2028 marque l’ère nouvelle : châssis innovant, moteurs hybrides, charters OEM.

La grille resserrée pousse les équipes ouvertes vers NXT. Boles : « Cela ajoute de la valeur à nos propriétaires. »

Si un troisième OEM arrive, pas de charter automatique garanti. L’accord pave la voie pour une série plus professionnelle.

Cet engagement renforce IndyCar face à la concurrence. Avec FOX, la visibilité grimpe. Les fans attendent une rivalité Chevrolet-Honda intense.

L’avenir s’annonce radieux, avec croissance assurée et innovations techniques. Que signifiera-t-il pour le championnat ? Une compétition plus féroce et stable, au bénéfice de tous.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.