La FIA rénove les points de superlicence IndyCar 2026 pour la F1

IndyCar

La FIA a bouleversé les règles du jeu pour les pilotes IndyCar aspirant à la Formule 1 avec une nouvelle attribution des points de superlicence IndyCar 2026. Adopté lors de la réunion du Conseil Mondial du Sport Automobile de 2025, ce barème rehausse la valeur des points et optimise la reconnaissance des performances de l’IndyCar, notamment pour faciliter la transition vers la F1 et valoriser le parcours américain.

Le nouveau système accorde 40 points au champion, 30 au vice-champion, 25 au troisième, 20 au quatrième, 15 au cinquième, 10 au sixième, 8 au septième, 6 au huitième, 3 au neuvième et 1 point au dixième. Cette progression linéaire met en lumière les performances jusqu’à la sixième place, marquant une étape clé dans la qualification des pilotes.

Comparaison avec les autres séries

La FIA positionne l’IndyCar comme la deuxième série la plus rémunératrice en points de superlicence, derrière la F2 et devant la F3. La F2 distribue 40 points à son champion puis 30, 20 et 10 pour les places suivantes, tandis que la F3 accorde 30 points au champion et 25 au second, avec une réduction ensuite. Cette hiérarchie reflète la volonté de reconnaître l’IndyCar comme une série majeure et non comme un simple tremplin européen.

Impact sur les pilotes actuels

L’application rétroactive des nouveaux points sur les saisons 2023-2025 montre que le classement ne serait pas profondément modifié: Palou demeure en tête avec 120 points, suivi de Dixon et O’Ward à 65 points, et McLaughlin à 51 points. Colton Herta verrait sa position changer, passant de 35 à 48 points selon le nouveau barème.

Contexte et motivations

La réforme résulte d’années de lobbying et d’un besoin de mieux reconnaître le niveau de compétition de l’IndyCar. L’IndyCar est désormais perçue comme un laboratoire de talents, pas seulement comme un championnat régional.

Les critiques envers le système précédent

Pato O’Ward et McLaren F1 ont critiqué le système jugé déconnecté de la réalité. L’écart entre les points attribués à la F2 et l’IndyCar était jugé injuste, pénalisant les pilotes américains sans parcours européen traditionnel.

Reconnaissance d’une compétitivité exceptionnelle

L’IndyCar se distingue par une densité de talents et une compétitivité élevée. L’année 2025 a vu des prétendants au titre à chaque course, et le championnat 2024 fut disputé à quelques points près entre Palou et Dixon. La décision a été justifiée par la croissance de la signification de la catégorie et par la polyvalence requise des courses sur ovales, routes et tracés urbains.

Conséquences pour les pilotes américains

Le nouveau barème ouvre des perspectives inédites pour les talents américains, surtout pour ceux classés dans le top 6, qui pourraient accumuler des points sur trois ans et viser une superlicence renforcée. Colton Herta est l’un des cas emblématiques, et Cadillac voit dans ce système une étape vers une présence accrue en F1.

Perspectives et nouveaux modèles

Le barème refonde le modèle américain en valorisant les parcours indépendamment des frontières européennes, offrant un canal crédible vers la F1 pour des pilotes américains. Les équipes F1, notamment Haas et Cadillac, bénéficient d’un vivier élargi de talents potentiel et d’un parcours dûment reconnu par la FIA.

Cette réforme marque un tournant majeur et encourage une collaboration plus fluide entre IndyCar et Formule 1, avec une route plus dégagée vers la grille de départ pour les talents américains.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.