Hamilton silencieux face au cauchemar Ferrari lors du Grand Prix de Las Vegas 2025
Sous les néons aveuglants du Strip de Las Vegas, le samedi soir a viré au cauchemar pour Lewis Hamilton et la Scuderia Ferrari. La troisième édition du Grand Prix de Las Vegas 2025 restera comme l’un des points les plus bas de la carrière du septuple champion du monde, marquée par une performance décevante, des problèmes mécaniques à répétition et une gestion de course désastreuse. Alors que Mercedes célébrait une nouvelle victoire et que Red Bull consolidait son avance, Hamilton a terminé la course sans aucun point, résumant à lui seul la saison 2025 de Ferrari : une année d’impuissance, de frustration et de promesses non tenues.
Les espoirs placés dans l’arrivée du pilote britannique à Maranello se sont littéralement effondrés sous les lumières de la capitale du jeu. Après 21 courses disputées, Hamilton n’a toujours décroché ni victoire ni podium, une première depuis ses débuts en Formule 1 en 2007. Le contraste est saisissant avec sa dernière participation à Las Vegas en 2024, où il finissait sur le podium aux côtés de son coéquipier George Russell, alors qu’il portait encore les couleurs de la flèche d’argent.

Le désastre de Las Vegas 2025 : Hamilton silencieux face au cauchemar Ferrari sur le tracé américain
Le circuit de Las Vegas, avec ses 6,201 km de longues lignes droites et ses températures nocturnes proches du zéro degré, a mis en lumière toutes les faiblesses de la Ferrari SF-25. Dès les essais libres, Hamilton a signalé des problèmes de température des pneumatiques, incapables de se maintenir dans la fenêtre optimale de performance. Ces difficultés préfiguraient un week-end entier de complications techniques.
La séance de qualification a déjà préfiguré le désastre à venir. Hamilton n’a pu décrocher que la 12ème position sur la grille, à plus de huit dixièmes de son coéquipier Charles Leclerc. Ce décalage, inhabituel pour un pilote de la trempe du Britannique, révélait déjà les limites du package ferrariste sur ce tracé exigeant. Les conditions humides et glissantes du samedi soir n’ont fait qu’exacerber les problèmes de la Scuderia, connue pour ses difficultés chroniques sur piste mouillée.
La course elle-même s’est rapidement transformée en un calvaire. Dès le premier tour, Hamilton perdait deux positions au départ, victime d’un patinage excessif. Au tour 7, une première alerte moteur faisait chuter la puissance de 30 chevaux temporairement. Le premier arrêt aux stands au tour 14, pour passer aux mediums C4, ne faisait qu’aggraver les problèmes de chauffe des pneus. Le contact avec Oscar Piastri au virage 12, endommageant l’aileron avant, consommait les derniers espoirs d’une performance respectable. Au tour 31, un second arrêt obligatoire pour changer l’aileron reléguait Hamilton en fond de grille, avant l’abandon technique final au tour 42 pour un problème hydraulique confirmé par l’équipe. Zéro point. Une saison résumée en 50 tours.
Les faiblesses structurelles de la SF-25 exposées lors du cauchemar Hamilton Ferrari à Las Vegas 2025
La débâcle de Las Vegas n’est pas le fruit du hasard mais la conséquence de problèmes structurels profonds qui minent la Ferrari SF-25 depuis le début de la saison. Trois maux chroniques affaiblissent la monoplace italienne : un concept aérodynamique obsolète, un moteur en retrait et une fiabilité perfectible. Le circuit américain, avec ses longues lignes droites nécessitant une puissance maximale, a brutalement mis en évidence ces lacunes.
Le V6 Ferrari est estimé 15 chevaux en dessous du meilleur moteur Mercedes, un déficit considérable sur un tracé où la vitesse de pointe est cruciale. Après la disqualification de Hamilton et Leclerc en Hongrie, l’équipe a dû relever la hauteur de caisse, sacrifiant ainsi une partie de sa performance en ligne droite. Las Vegas, avec ses dégagements à vitesse monégasque, a magnifié cette faiblesse structurelle, condamnant les pilotes à une lutte perdue d’avance contre les Mercedes et les Red Bull.
Les données de télémétrie révèlent une voiture qui peine à générer du downforce dans les vitesses moyennes, fragilisant les pilotes dans les virages complexes du circuit urbain. Le froid de la piste, censé avantager le châssis de la SF-25 censé préserver ses gommes, s’est en fait retourné contre l’équipe. Les pneumatiques refusaient de monter en température, créant une fenêtre de performance si étroite qu’une seconde d’hésitation coûtait plusieurs positions. Cette caractéristique, combinée à une sensibilité aux conditions météo, a transformé une course potentiellement compétitive en un désastre total.
Gestion de course et stratégie désastreuse : Hamilton silencieux face aux erreurs Ferrari lors du GP Las Vegas 2025
La décision de Ferrari d’attaquer en deux arrêts s’est révélée être une erreur stratégique majeure. Pirelli avait pourtant prévenu : les C4 mediums souffriraient de granulation si les pilotes poussaient trop tôt. L’équipe italienne a ignoré ces avertissements, espérant un rythme de course suffisant pour compenser. Le résultat a été des gommes détruites en huit tours seulement, avec une perte moyenne de 1,2 seconde par tour par rapport aux leaders.
Le directeur de course de Ferrari, Frédéric Vasseur, a assumé la responsabilité après la course : “Nous avons sous-estimé la difficulté de chauffer ces pneus sur ce tracé. Nous avons pris des risques calculés, mais les calculs étaient faux.” Cette confession révèle l’étendue du désarroi au sein de la Scuderia, incapable de s’adapter aux conditions spécifiques de Las Vegas. La communication entre Hamilton et son ingénieur Riccardo Adami a également fait défaut, notamment lors de la séance de qualification où un manque de clarté sur le timing a empêché une dernière tentative valable.
L’undercut subi par Charles Leclerc après avoir arrêté trois tours plus tard qu’Oscar Piastri souligne les difficultés de lecture de la course par la pitwall ferrariste. La Scuderia n’avait pas anticipé que la McLaren poursuivrait sa course sans second arrêt, une erreur de calcul qui a coûté plusieurs positions. Ces erreurs stratégiques répétées, combinées à des problèmes techniques récurrents, créent une atmosphère de crise totale au sein de l’équipe.
La réponse de Vasseur à la crise : Hamilton silencieux face aux tentatives de rassurance Ferrari après Las Vegas 2025
Face à la cascade de déceptions, Frédéric Vasseur a tenté d’apaiser les tensions en demandant à “calmer le jeu”. Après les commentaires désabusés de Hamilton qualifiant le week-end de “horrible”, le directeur de course de Ferrari a préféré adopter une posture rassurante. “Je peux comprendre la réaction de Lewis juste après la course, mais nous devons nous calmer et nous concentrer sur les deux prochaines courses,” a-t-il déclaré.
Cette tentative de gestion de crise intervient après des critiques publiques du président de Ferrari, John Elkann, qui avait déclaré après le double abandon du Brésil : “Nous avons des pilotes qui doivent se concentrer sur la conduite et moins parler.” Des propos qui avaient créé une tension palpable dans le paddock et fragilisé davantage la confiance de Hamilton. La communication interne semble désormais rompue, avec des messages contradictoires venant de la direction technique et de la direction générale.
Vasseur a insisté sur le fait que les problèmes étaient temporaires, rappelant que Hamilton avait montré un rythme encourageant lors des essais libres du vendredi. Pour autant, les faits sont têtus : à 40 ans, Hamilton affronte sa première saison sans podium, accumulant 8 abandons au total dont 3 pour raisons mécaniques. Les statistiques sont sans appel : 47 points au classement pilotes, 66 de moins que Leclerc, relégué à une anonyme 9ème place derrière des rookies comme Oliver Bearman.
Conséquences du cauchemar Ferrari pour Hamilton à Las Vegas 2025 et perspectives de championnat
L’abandon d’Hamilton à Las Vegas scelle mathématiquement la quatrième place du championnat constructeurs pour Ferrari. À 36 points de Mercedes à trois courses de la fin, la lutte pour la deuxième position semble perdue. Pour le championnat pilotes, la situation est encore plus désespérée. Le championnat 2025 verra Max Verstappen couronner pour la cinquième fois, tandis que Hamilton terminera probablement dans le top 10, une performance indigne de son palmarès.
Les répercussions financières sont significatives. La différence de prize money entre la 2ème et 4ème place est estimée à 25 millions d’euros, de quoi financer plusieurs mois de développement pour 2026. De plus, la perte de prestige associée à une saison blanche pour l’un des plus grands champions de l’histoire de la discipline aura des conséquences sur le marketing et les sponsors. Les tifosi, qui rêvaient d’un second âge d’or avec Hamilton, doivent désormais faire face à la réalité d’une équipe en pleine crise de confiance.
Le Grand Prix de Las Vegas 2025 marque un tournant décisif. Avec les nouveaux règlements de 2026 qui approchent, Ferrari doit décider si Hamilton reste le pilote capable de mener la Scuderia vers le succès. Son contrat de 50 millions par an jusqu’en 2026 semble lourd à porter pour des résultats aussi maigres. Pourtant, dans l’ombre des néons aveuglants de Las Vegas, une vérité s’impose : le problème n’est pas Hamilton. C’est la voiture. C’est la structure. C’est la capacité de Ferrari à transformer un champion légendaire en un simple figurant.
Les années 2025-2026 représentent une période critique pour la Scuderia. Si les ingénieurs italiens ne parviennent pas à concevoir un châssis compétitif pour les nouveaux règlements, ils risquent de perdre non seulement Hamilton mais aussi la crédibilité de leur projet. L’icône britannique a encore soif de victoires. Les tifosi ont encore soif de gloire. Mais à Las Vegas 2025, sous les feux de la scène, leur union n’a produit que de la poussière et des regrets. La saison 2026 sera le dernier acte de ce mariage tumultueux, et le temps presse pour Ferrari de montrer qu’elle peut construire une voiture digne du talent de Lewis Hamilton.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.