Alex Palou a lancé la saison 2026 de la NTT IndyCar Series sur les chapeaux de roues en remportant le Firestone Grand Prix de Saint-Pétersbourg avec une marge de victoire record. Le pilote espagnol de Chip Ganassi Racing a devancé Scott McLaughlin de plus de 12 secondes après avoir mené 59 des 100 tours sur le circuit urbain de 1,8 mile. Cette performance confirme son statut de champion en titre après une saison 2025 déjà exceptionnelle. [1] [2]
Malgré un week-end compliqué, Josef Newgarden a réalisé une remontée spectaculaire, passant de la 23e place sur la grille à la 7e au drapeau à damier. Cette course a également marqué les débuts des pneus Firestone ENLITEN, une technologie durable inaugurée cette année.

La course en bref
Le Grand Prix de Saint-Pétersbourg, disputé sur un tracé temporaire de 14 virages, a offert un spectacle dominé par Palou dès le départ. Parti de la pole, Scott McLaughlin n’a pu résister à l’Espagnol, qui a imposé son rythme sans faiblir. La course de 100 tours s’est déroulée sans incidents majeurs, hormis un accrochage au premier tour impliquant le rookie Mick Schumacher.
Les stratégies ont été classiques : départ sur pneus primaires durs (noirs), passage aux alternatifs tendres (rouges) vers le tiers de course. Palou a géré parfaitement ses arrêts, profitant d’une vitesse supérieure en ligne droite. Cette victoire historique dépasse toutes les marges précédentes à St. Pete en IndyCar. [3]
Christian Lundgaard a brillé pour Arrow McLaren avec une troisième place, tandis que Kyle Kirkwood et Pato O’Ward complétaient le top 5. Les résultats complets soulignent la compétitivité accrue des pneus ENLITEN, qui ont offert un bon équilibre entre performance et dégradation.
Pour un aperçu détaillé du programme du week-end IndyCar-NASCAR à St. Pete, consultez cet article sur Pitstop Insight.
La remontée impressionnante de Josef Newgarden
Josef Newgarden, double champion IndyCar et vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis à deux reprises, a transformé un week-end difficile en succès relatif. Lors des essais libres, il a heurté le mur au virage 13, endommageant sa Chevrolet n°2 Team Penske. En qualifications, une erreur dans son tour rapide l’a relégué en 23e position.
Dès le départ sur pneus primaires, Newgarden a grignoté les places, entrant dans le top 10 à la 30e boucle. Son premier arrêt à la 35e pour chausser les tendres l’a propulsé vers l’avant. Il a conservé ces pneus lors de l’arrêt final à la 70e, une décision payante malgré une course “ennuyeuse” selon ses termes.
« L’équipe a fait un super boulot aujourd’hui », a déclaré Newgarden. « C’est dommage de ne pas avoir pu partir devant, mais on avait une bonne voiture. Tout s’est passé de manière simple et efficace, ce qu’il fallait sur une journée comme celle-ci. » [4]
Les arrêts aux stands ont été exemplaires, parmi les meilleurs qu’il ait vus depuis des années. Cette 7e place, avec 16 positions gagnées, redonne confiance à Team Penske après un début de saison compliqué.
Newgarden s’est montré satisfait des pneus alternatifs : « Ils avaient un point de chute à gérer, mais notre voiture était gentille dessus. Ça a aidé à créer du spectacle, comme Firestone le voulait. »
Stratégie pneus et innovation ENLITEN
L’introduction des pneus Firestone Firehawk ENLITEN a été un temps fort de cette course d’ouverture. Cette technologie intègre de l’huile de soja renouvelable, de l’acier recyclé et du noir de carbone recyclé, pour plus de durabilité sans sacrifier les performances. Plus de 32 000 pneus ont été produits pour la saison IndyCar. [5]
Newgarden a loué leur comportement : « Pour certains, la dégradation était pire, mais si on gérait bien, c’était parfait. Notre setup nous a permis de les exploiter au maximum. » La stratégie standard – primaires au départ, alternatifs pour les stints moyens – a prévalu chez la plupart des leaders.
Palou a profité d’une usure minimale pour creuser l’écart. Chez les autres, la gestion des tendres a fait la différence, certains comme Schumacher payant une erreur précoce.
Consultez les résultats officiels sur IndyCar.com pour analyser les temps au tour et stratégies.
Résultats détaillés et temps forts
Voici les dix premiers de la course :
- Alex Palou (#10 Chip Ganassi Racing)
- Scott McLaughlin (#3 Team Penske)
- Christian Lundgaard (#7 Arrow McLaren)
- Kyle Kirkwood (#27 Andretti Global)
- Patricio O’Ward (#5 Arrow McLaren)
- Marcus Ericsson (#28 Andretti Global) – ou pilote suédois équivalent
- Josef Newgarden (#2 Team Penske) 8-10 : À confirmer, avec Dennis Hauger (rookie Dale Coyne) en 10e place.
Mick Schumacher (#47 Rahal Letterman Lanigan) a vécu un début cauchemardesque, impliqué dans un crash au tour 1 sans faute directe, finissant dernier. Pour plus sur sa victoire dominante d’Alex Palou, lisez cet article dédié.
Lundgaard a mené l’effort McLaren, confirmant ses progrès. Kirkwood et O’Ward ont brillé en milieu de peloton.
Débuts et perspectives pour la saison
Les rookies comme Dennis Hauger (10e) et Schumacher ont attiré l’attention, malgré les aléas. Hauger a impressionné pour un novice, tandis que Schumacher vise une adaptation rapide aux ovales à venir.
Cette course marque un tournant avec ENLITEN et un calendrier 2026 riche en nouveautés, comme Arlington. Palou prend les commandes du championnat avec 53 points.
Newgarden, 7e, reste optimiste : « On doit être contents d’une journée sans pépins. Souhaitons mieux pour la suite. » Pour Team Penske, c’est un rebound encourageant. La saison s’annonce disputée, avec Palou favori mais la concurrence affûtée. Les prochaines manches révéleront si cette domination persiste.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.