George Russell a offert à Mercedes un doublé parfait lors du Grand Prix d’Australie 2026, première épreuve de la nouvelle ère de la Formule 1. Parti de la pole, le Britannique l’a emporté devant son coéquipier Kimi Antonelli, tandis que Ferrari a vu sa course compromise par un choix stratégique malheureux. Charles Leclerc, leader en début de course, a perdu gros en restant trop longtemps en piste lors des phases de voiture de sécurité virtuelle.[1]
Cette victoire marque un départ en fanfare pour Mercedes, confirmant les espoirs nés des essais hivernaux. Oscar Piastri, héros local, a vécu un cauchemar en crashant lors de son tour de reconnaissance, tandis que d’autres abandons ont rythmé une course riche en rebondissements.

Un départ chaotique et des surprises au feu vert
Le week-end australien a mal commencé pour les supporters locaux. Oscar Piastri a perdu le contrôle de sa McLaren MCL40 à la sortie du virage 4 lors de son tour de chauffe, l’empêchant de prendre le départ. Piastri a expliqué les causes de cet accident, pointant une combinaison de facteurs. Nico Hulkenberg a lui aussi été éliminé avant le coup d’envoi, sa Audi R26 souffrant d’un problème mécanique.
Au feu vert, les Ferrari ont brillé par leur accélération supérieure. Charles Leclerc, depuis la quatrième place, a ravi la tête à Russell, tandis qu’Isack Hadjar conservait la deuxième position. Antonelli a chuté en septième, mais Arvid Lindblad a grimpé au quatrième rang devant Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari.
Russell n’a pas tardé à réagir. Dès le tour 2, il repassait Leclerc avant le virage 11. Les deux hommes se sont livrés à un duel serré, Leclerc contre-attaquant à l’extérieur du virage 9 grâce à une meilleure gestion d’énergie.
La pression montait. Au tour 8, Max Verstappen, reparti de l’arrière du peloton après son accident en qualifications – comme détaillé avant la course –, intégrait le top 10. Antonelli remontait quant à lui en quatrième position.
Les échanges continuaient intenses. Russell freinait tard au virage 3, mais Leclerc répliquait encore au virage 9. Au tour suivant, un blocage de roues coûtait cher au pilote Mercedes, permettant à Hamilton et Antonelli de se rapprocher du duo de tête.
Batailles en piste et multiples neutralisations
L’abandon d’Hadjar au tour 12 pour panne technique a déclenché la première voiture de sécurité virtuelle (VSC). Lando Norris héritait de la sixième place, et Verstappen, sur pneus durs contrairement à la majorité sur mediums, restait en piste pour grimper au sixième rang.
Mercedes pittait immédiatement, passant aux pneus durs. Russell et Antonelli réintégraient en troisième et cinquième, derrière Lindblad, à respectivement 12 et 17 secondes de Leclerc. Hamilton, deuxième, pestait à la radio : « Au moins l’un de nous aurait dû rentrer. »
Un second VSC intervenait avec la casse de la Cadillac de Valtteri Bottas au dernier virage. Ferrari optait à nouveau pour rester en piste, seule équipe à ignorer les deux séquences. La porte des stands fermait ensuite, scellant leur sort.
Russell réduisait l’écart à huit secondes sur Leclerc au tour 20, tournant sept dixièmes plus vite en moyenne qu’Hamilton. Leclerc pittait enfin au tour 25, ressortant 16 secondes derrière Russell, qui le repoussait et reprenait la tête au tour 28.
Hamilton pittait dans la foulée, en quatrième avec 21 secondes de retard. Antonelli, plus rapide, revenait à cinq secondes de Russell quand un troisième VSC surgissait : débris de la Cadillac de Sergio Perez sur Lakeside Drive.
Stratégie ratée de Ferrari et domination Mercedes
Ce timing profitait idéalement à Russell, creusant l’écart à six secondes sur Antonelli. À dix tours du but, les positions se stabilisaient : Russell leader, Antonelli à six secondes, Leclerc à 15, Hamilton à 19.
Mercedes filait vers un doublé confortable. Russell l’emportait avec trois secondes d’avance sur Antonelli, et 16 sur les Ferrari. Verstappen et Norris se disputaient la cinquième place, le McLaren l’emportant mais à 52 secondes du vainqueur.[2]
En milieu de peloton, Oliver Bearman (Haas) brillait, devançant Lindblad, Gabriel Bortoleto et Pierre Gasly. Perez terminait 16e, deux tours derrière, pour les débuts catastrophiques de Cadillac.
Aston Martin souffrait de vibrations moteur Honda. Fernando Alonso abandonnait après 13 tours, Lance Stroll classé malgré 15 tours de retard.
Ferrari payait cher sa stratégie conservatrice. Rester dehors lors des VSC avait semblé judicieux initialement, mais les Mercedes fraîches ont dominé la seconde moitié.
Résultats complets et performances notables
Voici les dix premiers du Grand Prix d’Australie 2026 :
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- George Russell (Mercedes)
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- Kimi Antonelli (Mercedes)
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- Charles Leclerc (Ferrari)
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- Lewis Hamilton (Ferrari)
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- Lando Norris (McLaren)
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- Max Verstappen (Red Bull)
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- Oliver Bearman (Haas)
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- Arvid Lindblad (Racing Bulls)
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- Gabriel Bortoleto (Audi ?)
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- Pierre Gasly (Alpine ?)
Russell totalise 25 points, Antonelli 18. Mercedes mène déjà au championnat constructeurs.
Les rookies comme Lindblad et Antonelli ont impressionné. Verstappen, malgré son départ du fond, montre sa résilience – après sa pole de Russell confirmée en qualifications.
Les VSC multiples ont reshapé la course, favorisant les leaders Mercedes.
Mercedes confirme sa forme vue en essais. Ferrari doit revoir sa stratégie pour rivaliser.
Ce doublé envoie un message clair : la nouvelle réglementation 2026 profite aux Flèches d’Argent. Russell mène le championnat pilotes, mais avec 24 courses à venir, rien n’est joué. Ferrari et Red Bull devront réagir vite, peut-être dès Bahreïn. Les fans attendent la suite avec impatience dans cette ère renouvelée.[3]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.