George Russell et Kimi Antonelli ont affiché un rythme impressionnant lors de la unique séance d’essais libres du Grand Prix de Chine de Formule 1 à Shanghai. Cette session du vendredi matin, la seule avant les qualifications du sprint, a vu Mercedes dominer outrageusement sur pneus tendres en fin de séance. Russell a signé le meilleur temps en 1’32.741, devant son équipier Antonelli en 1’32.861, reléguant Oscar Piastri à plus de sept dixièmes.
Après sa pole position au Grand Prix d’Australie https://pitstopinsight.com/blog/george-russell-pole-gp-australie-2026/, Russell confirme la forme de Mercedes en tête du championnat.[1] Le Britannique a d’abord établi la référence sur pneus mediums en 1’34.169, avant de plonger sous les 1’33 en tendres.

La domination Mercedes émerge en fin de séance
La séance a débuté calmement avec tous les pilotes sur pneus mediums. Russell a vite pris les commandes en 1’34.169, talonné par Charles Leclerc de Ferrari en 1’34.409 et Oscar Piastri de McLaren en 1’34.550. Antonelli, équipier de Russell, suivait en 1’34.794, tandis qu’Oliver Bearman de Haas complétait le top 5 en 1’34.950. Personne d’autre ne descendait sous les 1’35.5 à ce stade.
Lewis Hamilton, unique leader à tester les tendres tôt dans une simulation de sept tours, a réalisé 1’34.377. Mais les 15 dernières minutes, dédiées à la préparation des qualifications sprint, ont vu Mercedes exploser les chronos. Russell a délogé tout le monde avec son 1’32.741, Antonelli suivant à 0.120s. Piastri s’est rapproché en 1’33.472, mais restait à sept dixièmes des Flèches d’Argent.
Cette supériorité de sept dixièmes sur les rivaux souligne les progrès de Mercedes en début de saison 2026. Leclerc et Lando Norris ont suivi Piastri à une et deux dixièmes, tandis que Hamilton accusait un retard de 1.4s en 1’34.129. Kimi Antonelli, qui aborde sa deuxième saison avec ambition https://pitstopinsight.com/blog/kimi-antonelli-aborde-sa-deuxieme-saison-en-f1-avec-ambition/, confirme son rôle de lieutenant solide.
Les pneus tendres ont révélé l’avantage Mercedes, particulièrement en rythme pur. Cette tendance, observée déjà en Australie, pourrait se confirmer lors du premier week-end sprint de l’année.[2]
Incidents multiples perturbent la séance
Dès le début, Franco Colapinto (Alpine) a perdu le contrôle à Turn 9 lors de son tour de sortie. Plus tard, sa monoplace s’est arrêtée dans la pitlane, mais a redémarré juste avant l’arrivée des mécaniciens. Lando Norris et Lewis Hamilton ont frôlé la collision au dernier virage, Hamilton roulant lentement avant de lancer son tour rapide.
Charles Leclerc a connu une sortie à Turn 6, où ses freins ont verrouillé lors du freinage. “Brakes locked up”, a-t-il résumé à la radio, alors que son aileron arrière “rotisserie” se fermait. Moins de 15 minutes après le début, Arvid Lindblad a abandonné à la sortie du Turn 14 hairpin pour un problème technique, sans pouvoir revenir.
Carlos Sainz (Williams) a passé les 35 premières minutes au garage à cause d’un souci de données, handicap similaire à celui qui l’avait privé des qualifications en Australie. Il a au moins pu tester les tendres, contrairement à Lindblad et Sergio Perez (Cadillac), restés en garage en fin de séance.
Ces incidents ont rendu la séance chaotique, mais n’ont pas freiné les leaders. Ils rappellent les défis du format sprint, avec peu de temps pour récupérer.[3]
Résultats détaillés de la séance
Voici les temps des dix premiers à l’issue de la session :
-
- George Russell (Mercedes) : 1’32.741
-
- Kimi Antonelli (Mercedes) : 1’32.861
-
- Oscar Piastri (McLaren) : 1’33.472
-
- Charles Leclerc (Ferrari) : 1’33.572 (estimé)
-
- Lando Norris (McLaren) : 1’33.672 (estimé)
-
- Lewis Hamilton (Ferrari) : 1’34.129
-
- Oliver Bearman (Haas) : 1’34.950 (mediums)
-
- Max Verstappen (Red Bull) : ~1’34.5 (1.8s off)
-
- Nico Hülkenberg (Audi)
-
- Pierre Gasly (Alpine)
Bearman a mené le milieu de peloton malgré une petite sortie à Turn 4. Valtteri Bottas (Cadillac) fermait la marche à 3.3s.
Red Bull en retrait et milieu de grille animé
Red Bull a vécu une séance discrète, avec Max Verstappen 8e à 1.8s et Isack Hadjar 13e. Cette performance en deçà arrive après une Australia solide pour Mercedes.[4]
Bearman devançait Hülkenberg (Audi) et Gasly (Alpine), Liam Lawson (Racing Bulls) suivant de près. Williams était en retrait, devançant Aston Martin de quatre dixièmes sur mediums, Cadillac plus loin.
Cette hiérarchie pourrait évoluer en qualifications sprint cet après-midi. Le circuit de Shanghai, avec son format sprint, promet du spectacle https://www.formula1.com/en/latest/article/formula-1-heineken-chinese-grand-prix-2026.76iAtl4siBaqL4ZQ4jUmRi.
Mercedes semble favori pour la pole sprint, mais Ferrari et McLaren restent menaçants. Sainz et Lindblad entrent en qualifications désavantagés, ce qui pourrait reshuffler la grille.
La suite du week-end, avec sprint qualy, sprint race et grand prix, testera la fiabilité et la stratégie. Mercedes, en tête du championnat, vise un doublé pour consolider son avance précoce en 2026.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.