George Russell, favori pour le titre mondial de Formule 1 en 2026, affiche une confiance mesurée quant à la nouvelle Mercedes W17. Lors du lancement officiel de la voiture lundi, le Britannique a déclaré que le prototype ne ressemblait « pas à une turd », un terme argotique anglais signifiant « merde » en français. Cette remarque, faite après un shakedown prometteur à Barcelone, reflète l’optimisme prudent au sein de l’écurie allemande.
Malgré les attentes élevées, Russell tempère les discours sur un potentiel titre. Avec une quatrième place en 2025 et une réputation de meilleur pilote derrière Max Verstappen, il entre dans sa huitième saison en F1. Les nouveaux règlements sur le châssis et les moteurs hybrides redessinent la hiérarchie, rappelant la domination de Mercedes lors du passage aux V6 turbo en 2014.

Le shakedown de Barcelone : un test concluant pour Mercedes
Mercedes a impressionné lors des essais informels sur le circuit de Barcelone la semaine dernière. L’équipe a couvert le plus grand nombre de kilomètres parmi toutes les écuries, avec George Russell et son coéquipier Andrea Kimi Antonelli au volant.[1][2]
Antonelli a réalisé une simulation complète de course, une première pour la saison. Andrew Shovlin, directeur technique, s’est montré enthousiaste : « Je ne pense pas que nous aurions pu espérer de meilleurs trois jours d’essais ». Ces performances contrastent avec les débuts chaotiques des ground-effect en 2022.
La voiture a réagi comme prévu en soufflerie et simulateur, sans porpoising observé. Russell a noté une corrélation parfaite entre les données réelles et virtuelles, une satisfaction rare depuis 2021. Cela positionne Mercedes favorablement avant les essais officiels de Bahreïn.
Les ingénieurs soulignent la fiabilité précoce de la W17. Plus de 500 tours ont été bouclés en trois jours, un exploit pour un prototype neuf. Pour plus de détails sur cette session, consultez l’article dédié sur Motorsport.com.
Cette base solide alimente les espoirs, mais Russell insiste : « C’est encore très tôt ».
Les déclarations de Russell au lancement de la W17
À l’occasion de la présentation de la Mercedes 2026, Russell a multiplié les commentaires positifs sans verser dans l’euphorie. « Nous savons quand c’est une vraiment mauvaise voiture, et ce n’est pas le cas », a-t-il expliqué. Il refuse toutefois de parler de champion du monde : « C’est bien trop tôt pour le dire ».
Le pilote de 27 ans, quintuple vainqueur en Grand Prix, loue la drivabilité de la nouvelle monture. Contrairement à la W13 de 2022, dépourvue de pontons latéraux et sujette à des rebonds violents, la W17 semble stable. « Personne n’avait anticipé le porpoising en 2022 », rappelle-t-il, soulignant la nécessité de prudence.
Russell aborde aussi son statut de favori aux paris. « Ça ne change rien à mon approche », affirme-t-il. Il se sent prêt pour un premier titre, après une saison 2025 solide. L’adaptation aux nouveaux modes d’énergie, au boost et à l’aéro actif sera cruciale.
Ses propos reflètent un travail acharné en équipe. Tout le monde a « bossé à fond » pour maximiser ces règlements inédits.
Une concurrence redoutable malgré l’avance Mercedes
Russell rend hommage aux rivaux, notamment l’unité de puissance Red Bull. « Ça a l’air très impressionnant, fiable pour une nouvelle venue », note-t-il. Des rumeurs doutaient de leur préparation, mais les premiers tours les contredisent.
Ferrari montre aussi de la fiabilité, avec de nombreux tours non loin de Mercedes. Haas, équipée du moteur italien, a accumulé les kilomètres. « Il y aura une belle bagarre », prédit Russell.
Pour illustrer les forces en présence :
- Mercedes : Plus de tours, simulation course, corrélation sim/réel.
- Red Bull PU : Fiabilité surprenante en année 1.
- Ferrari : Endurance prouvée, Haas comme référence.
Ces observations tempèrent l’optimisme. Les essais de Bahreïn, avant le GP d’Australie les 6-8 mars, départageront.
Les défis à venir pour Mercedes sont analysés ici.
Leçons historiques : de 2014 à 2022
L’histoire motive Mercedes. En 2014, lors du dernier changement moteur majeur, les Flèches d’Argent ont raflé huit titres consécutifs. Ce précédent pèse dans les attentes actuelles.
À l’opposé, 2022 marque un échec. La W13 porpoisait violemment, favorisant Red Bull et McLaren par la suite. Russell, en première année chez Mercedes, en a souffert.
Aujourd’hui, l’équipe semble avoir appris. La stabilité observée à Barcelone apaise les craintes. « Nous cochons toutes les cases », se réjouit Russell.
Cette maturité technique pourrait relancer la lutte pour les podiums.
Vers les essais de Bahreïn et le début de saison
Deux sessions officielles à Bahreïn précéderont l’ouverture en Australie. Elles révéleront la vraie hiérarchie sous nouveaux règlements.
Russell anticipe des défis : gestion d’énergie, batteries, modes dépassement. « Je suis excité par ce challenge », conclut-il. Confiant en lui et en l’équipe, il vise haut.
Mercedes aborde 2026 avec des bases solides, mais la F1 reste imprévisible. Les performances de Bahreïn dicteront si la W17 peut viser le titre. Les fans attendent une saison passionnante, avec Russell en fer de lance.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.