La Formule E anticipe l’arrivée des voitures Gen4 pour la saison 2026-27 en visant un calendrier étendu à 18 ou 19 courses, réparties sur 12 à 13 circuits. Cette expansion s’inscrit dans une stratégie de croissance progressive, alors que la saison en cours 2025-26 compte déjà un record de 17 manches sur 11 sites, avec les ajouts de Madrid et Sanya, malgré le retrait de Jakarta. Les négociations avancent pour finaliser ce programme, qui sera soumis au Conseil mondial du sport automobile de la FIA en mars prochain, avant une présentation publique de la Gen4 en avril.
Les responsables de la série, comme le directeur des compétitions Alberto Longo et le PDG Jeff Dodds, se montrent optimistes quant à cette augmentation. Une seconde épreuve aux États-Unis, en complément du retour confirmé de Miami, apparaît particulièrement probable, renforçant la présence nord-américaine de la discipline.[1][2]

Expansion progressive du calendrier
La Formule E consolide sa position en multipliant les courses pour la saison Gen4. Actuellement, la campagne 2025-26 bat des records avec 17 épreuves, un chiffre supérieur aux éditions précédentes. L’ajout de Madrid et Sanya compense la perte de Jakarta, démontrant une diversification géographique réussie.
Les Gen4, plus imposantes et puissantes, exigent des adaptations des circuits pour garantir sécurité et spectacle. Les promoteurs sont consultés pour valider les tracés, évitant tout risque lié à leur taille accrue. La soumission au calendrier FIA est prévue pour mars, permettant une officialisation rapide.
Alberto Longo, chief championship officer, cible explicitement 18 à 19 courses : « Si je dois vous donner un chiffre, je dirais probablement 18, 18 à 19 courses. Cela signifierait 12 à 13 sites. » Cette ambition reflète une maturité atteinte par la série.
Jeff Dodds, PDG, trace une trajectoire à long terme : « Nous visons à ajouter au moins une course par an jusqu’en 2030, pour atteindre entre 20 et 22 épreuves, ce qui est le bon équilibre pour nous. » Cette vision s’appuie sur des retours positifs des fans et sponsors.
Les défis logistiques restent gérés avec soin, comme en témoigne la finalisation tardive du calendrier 2025-26 en octobre dernier. La Gen4 bénéficie d’un lancement médiatique majeur pour booster l’intérêt.
Cette expansion pourrait inclure des doubles manches dans des marchés clés, optimisant les déplacements et maximisant l’exposition.
Une seconde manche américaine très probable
Les États-Unis représentent un pilier stratégique pour la Formule E, avec six circuits visités depuis les débuts, dont trois à Miami seule. L’Autodrome de Miami figure déjà au calendrier 2026-27 après son baptême réussi en janvier 2026.
Les discussions pour une seconde course durent depuis quatre ans et atteignent un stade avancé. Alberto Longo estime les chances à 70-80 % : « Nous parlons actuellement avec six villes aux États-Unis. Nous en avons contacté 11, mais six sont prioritaires. »
Jeff Dodds confirme : « Une seconde course aux États-Unis est très réaliste. Nous visons deux épreuves en Chine et deux en Amérique du Nord. » La frontière entre États-Unis et Amérique du Nord s’estompe, avec Toronto au Canada en lice.
Plusieurs options émergent, mélangeant circuits en ville et permanents :
- Phoenix (circuit en ville, rencontres multiples)
- Atlanta (course urbaine)
- Detroit
- Denver
- Circuit of the Americas (Austin)
- Laguna Seca
- Toronto
Dodds ajoute : « Les États-Unis offrent tant de bons sites. Nous avons une shortlist de deux ou trois, mais Miami reste une base solide pour l’an prochain. » Les leçons de la première course à Miami guident ces choix.
Cette double présence consoliderait le marché nord-américain, attractif pour les constructeurs et diffuseurs. Pour en savoir plus sur les options américaines.
Adaptations techniques pour les Gen4
Les voitures Gen4, plus grandes et puissantes, imposent des modifications aux circuits. La série collabore avec les promoteurs pour valider la sécurité et la fluidité des courses. Des exemples récents, comme une version allongée du tracé de Djeddah inspiré de la F1, illustrent cette approche.
Un système d’upgrades « joker » inspiré du WEC remplacera les packs Evo, offrant flexibilité aux constructeurs via des tokens limités pour composants clés (MGU, inverter, etc.). Cela contrôle les coûts tout en favorisant l’innovation. Détails sur ce système.
La Gen4 délivrera 600 kW (environ 800 ch), avec traction intégrale, rapprochant ses performances de la F1 en efficacité énergétique. Les tests et validations sont prioritaires avant le lancement.
La FIA supervise ces évolutions, assurant une homologation annuelle intermédiaire. Les équipes comme Porsche ou DS Penske anticipent ces changements pour rester compétitives.
Ces adaptations visent un spectacle accru, avec des dépassements facilités et une gestion énergétique stratégique.
Perspectives à horizon 2030
La Formule E s’engage sur la durée, avec un objectif de 20-22 courses annuelles d’ici la fin de la décennie. Cette croissance graduelle (+1 course/an) équilibre durabilité et attractivité.
Le marché américain, boosté par Miami et une potentielle jumelle, attire de nouveaux constructeurs. Les retours de courses récentes, comme la victoire de Mitch Evans à Miami sous la pluie, valident ce potentiel.
À l’échelle mondiale, des doubles en Chine et ailleurs renforcent la présence. La série suit l’évolution électrique, alignée sur les enjeux climatiques.
Les fans attendent la confirmation en mars, promettant une saison Gen4 excitante. Cette stratégie positionne la Formule E comme leader des sports mécaniques durables.
En conclusion, l’extension à 18-19 courses et la double américaine marquent un tournant pour la Gen4. Les négociations finales dicteront le calendrier exact, mais l’élan est clair : une série plus globale et spectaculaire attend les passionnés. Restez connectés pour les annonces FIA.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.