Les premiers tours de roue du Red Bull-Ford Powertrains ont marqué un jalon important avec la journée de tournage initiale de Racing Bulls à Imola et l’essai collectif à Barcelone. Ces étapes représentent les balbutiements sur piste de ce partenariat ambitieux pour la saison 2026 de Formule 1. Mark Rushbrook, directeur de Ford Performance, souligne le rôle historique de Christian Horner tout en mettant en avant les atouts techniques de son successeur, Laurent Mekies.
Ce duo de leaders illustre la transition fluide au sein de Red Bull, entre héritage et innovation technique, alors que l’équipe prépare son unité de puissance maison soutenue par Ford.

Les origines du partenariat Red Bull-Ford Powertrains
Le partenariat entre Red Bull et Ford est né d’une opportunité saisie après l’échec des négociations avec Porsche, qui réclamait un statut d’égal. Mark Rushbrook a simplement envoyé un email à Christian Horner pour ouvrir le dialogue. Cette approche directe a rapidement porté ses fruits, menant à une collaboration étroite.
Un meeting décisif a eu lieu à Dearborn, dans le Michigan, en route vers le Brésil. Horner se souvient avec humour de l’entrée de Jim Farley, PDG de Ford, coiffé d’une casquette Sergio Perez, signe d’un accueil chaleureux.
Horner a été un fervent défenseur du projet moteur interne chez Red Bull. Lassé de la dépendance envers Renault puis Honda – qui a soudainement annoncé son retrait –, il visait une meilleure intégration châssis-moteur pour des avantages à long terme.
Rushbrook rend hommage à Horner pour ses 20 ans à la tête de Red Bull, avec ses titres et sa profondeur technique. “Il mérite beaucoup de respect pour ce qu’il a construit”, déclare-t-il.
Ce lien s’est étendu au sommet de Ford, facilitant l’entrée dans la discipline. Pour en savoir plus sur la construction de ce projet, consultez cet article détaillé sur Red Bull Powertrains.
La relation immédiate a permis une avancée rapide, alignée sur les ambitions de 2026.
Le leadership de Christian Horner : un héritage solide
Christian Horner a joué un rôle majeur pour boucler l’accord Red Bull-Ford. Son plaidoyer pour l’indépendance technique a été décisif après les frustrations passées avec les motoristes externes.
“Il était celui avec qui nous avons eu nos toutes premières discussions”, note Rushbrook, soulignant la connexion directe jusqu’aux dirigeants Ford comme Bill Ford et Jim Farley.
L’anecdote de la casquette Perez lors de la réunion à Dearborn symbolise l’esprit convivial qui a scellé le deal. Horner avait déjà convaincu de l’intérêt d’une intégration poussée du power unit dans le châssis.
Au démarrage de la collaboration sur piste, Ford n’oublie pas cet apport. Les championnats remportés et la structure technique bâtie par Horner inspirent toujours.
Ce respect mutuel cadre avec l’approche de Red Bull : valoriser l’expérience tout en innovant. Les premiers tests confirment la solidité de ces bases.
Horner reste une figure emblématique, même après son départ.
L’expertise d’ingénieur de Laurent Mekies valorisée par Ford
Laurent Mekies apporte un bagage d’ingénieur à la tête de Red Bull, un atout salué par Max Verstappen et mentionné dans l’annonce officielle de sa promotion. Ford y voit un avantage clair pour 2026.
“Je crois personnellement que cela aide, car il comprend mieux ce qu’il faut pour livrer la voiture”, explique Rushbrook. Mekies soutient Pierre Wache et Paul Monaghan sans faire le détail technique lui-même.
Cette tendance se dessine en F1 : plus d’ingénieurs accèdent aux postes seniors. Rushbrook compare à sa propre position chez Ford Performance.
La transition a été fluide, Mekies étant déjà connu de Ford via son rôle chez Racing Bulls (VCARB), également client de Red Bull-Ford Powertrains.
“Nous avions confiance en lui comme leader et ingénieur”, ajoute Rushbrook. Mekies croit en l’équipe et maximise son potentiel.
Son approche soutient les projets, accélérant les approbations nécessaires.
Les premiers essais sur piste : un démarrage prometteur
La journée de tournage à Imola pour Racing Bulls a lancé les hostilités, suivie du shakedown collectif à Barcelone. Ces sessions valident les premiers pas du Red Bull-Ford Powertrains.
Malgré un crash “très malheureux” d’Isack Hadjar, Red Bull hésite sur une troisième journée à Barcelone, mais les impressions sont positives : “Pas parfait encore, mais bien”.
- Imola : trapezoidal airbox et narrow sidepod inlets observés.
- Barcelone : essais multiples, avec Red Bull surpris par un “départ de rêve” pour le moteur.
Ces tests préfigurent l’ère 2026, avec une intégration châssis-moteur optimisée. Pour les détails de la journée 2, voir ce récit complet.
Ford accentue sa présence, au-delà du soutien initial.
L’unité de puissance semble sur la bonne voie, malgré les défis réglementaires.
Ce partenariat positionne Red Bull-Ford comme un acteur majeur de la nouvelle ère hybride en 2026. Avec le respect pour l’héritage de Horner et l’expertise de Mekies, les bases sont solides pour défier les puissances établies.
Les premiers tours à Imola et Barcelone inspirent confiance, même si perfectionner le power unit reste prioritaire. L’avenir s’annonce compétitif, avec une meilleure indépendance technique au cœur de la stratégie Red Bull. Quelles surprises réservera la saison 2026 ?
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.