Ferrari teste l'aérodynamique active en conditions humides au shakedown de Barcelone

F1

Seulement deux équipes ont pris la piste lors de la deuxième journée du shakedown à huis clos de cinq jours pour la Formule 1 2026 au Circuit de Barcelona-Catalunya. Ferrari a profité des conditions pluvieuses pour accumuler des données précieuses avec sa SF-26, tandis que Charles Leclerc a bouclé ses premiers tours sur piste détrempée.[1][2]

La pluie matinale a offert à la Scuderia une opportunité unique de tester le mode partiel d’aérodynamique active, une nouveauté réglementaire majeure pour 2026. Leclerc a complété de nombreux tours, évaluant cette technologie sur la ligne droite principale.

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Le contexte du shakedown secret à Barcelone

Ce shakedown de cinq jours, tenu à huis clos, permet aux équipes de valider les nouvelles monoplaces conformes aux règlements 2026. Ferrari a entamé sa première journée complète avec la SF-26, axée sur la collecte de données et l’accumulation de kilomètres.

Seulement Ferrari et Red Bull ont roulé ce jour-là, les autres comme McLaren ou Mercedes attendant des conditions plus favorables. La météo variable a transformé la session en un test grandeur nature pour les performances en mouillé.

Leclerc a pris le volant dès 9h, bouclant 64 tours malgré un drapeau rouge causé par Max Verstappen. Lewis Hamilton a relayé l’après-midi avec 56 tours, pour un total de 121 pour la SF-26.[1]

Ferrari avait anticipé la pluie en emportant deux trains de pneus pluie complète Pirelli et quatre intermédiaires. Cette préparation a permis une session productive malgré la dégradation progressive des conditions.

La séance s’est achevée par un drapeau rouge suite à la sortie d’Isack Hadjar dans la RB22 de Red Bull. Aucune temps officiel n’a été publié, mais des sources non officielles évoquent 1’20.578 pour Leclerc.

Le test inaugural de la SF-26 par Leclerc

Charles Leclerc a découvert la SF-26 sur piste sèche avant que la pluie ne s’invite. Ses premiers tours ont servi à logger des données de base sur l’équilibre et la fiabilité.

Avec l’arrivée de la bruine puis de la pluie, Ferrari a chaussé les pneus pluie. Leclerc a alors activé le mode partiel d’aérodynamique active sur la ligne droite principale.

Ce mode garde l’aileton arrière fermé, tandis que les deuxième et troisième éléments de l’aileton avant s’aplatissent. Cela réduit la traînée sans compromettre totalement l’appui.[2]

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent clairement cette configuration en conditions humides. Leclerc a pu évaluer l’efficacité sur plusieurs tours.

Hamilton a poursuivi les tests l’après-midi, travaillant avec l’ingénieur de longue date de Leclerc, Bryan Bozzi. Cela renforce la cohésion au sein de l’équipe pour 2026.

Le fonctionnement de l’aérodynamique active partielle

L’aérodynamique active succède au DRS, utilisé de 2011 à 2025. Elle vise à booster les vitesses en ligne droite en réduisant la résistance aérodynamique, tout en allégeant la charge sur le système hybride.

Initialement binaire (ouvert/fermé), elle inclut désormais un troisième état : partiel. Introduit dans le dernier draft réglementaire de décembre dernier, ce mode autorise son usage en conditions humides.[2]

Les règles antérieures interdisaient toute activation en mouillé. Le partiel répond à deux craintes : l’épuisement rapide de la batterie en pleine charge d’appui, et l’usure excessive du patin de fond plat.

Rappelons les disqualifications pour usure de patin l’an dernier, comme celle controversée de McLaren au Grand Prix de Las Vegas. Cet incident a accéléré l’ajout de ce mode.

  • Avantages du mode partiel :
    • Réduction de la traînée frontale sans ouvrir l’arrière.
    • Préservation de l’énergie électrique.
    • Limitation de l’usure en ligne droite.

Les implications réglementaires pour 2026

Ce shakedown précède les essais officiels. Les équipes peaufinent les concepts autour des nouveaux moteurs hybrides et de l’aéro active.

Mercedes a surpris avec un design d’aileton avant unique sur sa W17, monté sur le plan secondaire pour canaliser les flux sous le nez. Détails ici. Cela diffère des approches rivales comme Ferrari.

Ferrari mise sur cette technologie pour optimiser ses performances hybrides. Loïc Serra, responsable châssis, insiste sur la compréhension et la flexibilité dans le développement de la SF-26.

Les tests en mouillé valident la polyvalence. Red Bull a aussi testé des éléments similaires, selon des rapports.

Ces shakedowns posent les bases d’une saison plus spectaculaire, avec des vitesses accrues et une gestion énergétique fine.

Perspectives pour Ferrari en 2026

Ferrari aborde 2026 “plus unie que jamais”, dixit Frédéric Vasseur. L’arrivée de Hamilton renforce l’équipe.

Les premiers tours de la SF-26 à Fiorano ont déjà révélé l’aéro active en action. Leclerc vise un “avantage plus grand” après ces essais.

Ces données influenceront les évolutions avant Melbourne. La concurrence affûte ses armes, mais Ferrari prend une longueur d’avance en mouillé.

La saison 2026 promet des batailles intenses, où l’aéro active pourrait décider des victoires. Ferrari semble bien partie pour briguer les titres.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.