La saison 2025 de Formule 1 voit Ferrari engager de nombreux développements pour maintenir sa compétitivité face aux géants Red Bull Racing et Mercedes. Parmi ces innovations, la mise à niveau de la suspension arrière de la Ferrari F1 suscite une attention particulière. Après plusieurs tests et révélations, il est essentiel de faire le point sur cette pièce clé, ses objectifs, ses limitations, et la manière dont elle s’inscrit dans la stratégie globale de Ferrari cette année.

La mise à niveau de la suspension arrière : une étape cruciale pour Ferrari F1
La suspension arrière de toute monoplace de F1 ne se limite pas à une simple fonction mécanique. Elle joue un rôle stratégique pour l’aérodynamique, la stabilité en ligne droite, la finesse de réglage et la gestion des conditions de course. La nouvelle version de la suspension arrière Ferrari vise à répondre à plusieurs défis techniques et sportifs identifiés lors des premières courses de la saison.
Selon les informations confidentielles et les premières impressions recueillies lors de la journée de tournage à Mugello, cette mise à niveau repose sur une nouvelle géométrie conçue pour réduire la sensibilité à la hauteur de caisse. Cela permettrait à l’équipe de mieux contrôler le comportement de la voiture en courant à différentes hauteurs, une variable déterminante pour optimiser l’aérodynamisme et la performance globale.
L’objectif principal serait d’élargir les options de réglage, ce qui donne aux ingénieurs plus de flexibilité face aux circuits variés et aux conditions changeantes. Des modifications ont également été apportées à l’aérodynamique de la suspension elle-même, notamment par l’ajout de winglets et de carénages spécifiques, ainsi qu’une option de bande de rear wing pour circuits à faible downforce comme Spa.
Qu’est-ce qui a été testé à Mugello ?
Lors de cette journée de tournage à Mugello, Ferrari a déployé cette nouvelle configuration de suspension arrière, mais à premier abord, les retours restent mitigés. La star de la journée, Lewis Hamilton, a d’ailleurs souligné que cette session ne devait pas être perçue comme un vrai test. Il a insisté : « Ce n’était pas un test, mais une séance photo », ajoutant que la différence réelle ne pourra être perçue qu’après plusieurs séances d’expérimentations plus approfondies.
Hamilton a également fait part de ses réserves quant à la performance immédiate : « Sur le simulateur, nous n’avons pas vu de différence notable, et sur la piste, cela pourrait prendre du temps pour exploiter pleinement le potentiel. » La réalité est que la mise à niveau de cette suspension, aussi sophistiquée soit-elle, nécessite une période d’adaptation pour le setup, les réglages fins et la compréhension du comportement en course.
Ce point est crucial, car Ferrari doit jongler avec un calendrier chargé cette saison, notamment à Spa, où l’optimisation des pièces introduites sera particulièrement complexe. La gestion du temps devient une nécessité, d’autant plus que tout changement de cette ampleur implique une série de tests et d’ajustements successifs pour atteindre la performance souhaitée.
Les défis techniques et stratégiques
Il est évident que la mise à niveau de la suspension arrière de Ferrari F1 n’est pas une réforme miraculeuse. Les équipes rivales, notamment Red Bull, ont également travaillé dans l’ombre sur leurs solutions de suspensions, et les gains instantanés restent difficiles à obtenir en F1. La science des suspensions modernes s’appuie sur une compréhension fine des interactions entre aérodynamique, rigidité et comportement mécanique, éléments qui se traduisent par une importante phase d’apprentissage.
Un autre défi majeur réside dans l’intégration de ces nouvelles pièces dans l’ensemble de la voiture. La suspension ne fonctionne pas isolément : elle doit cohabiter avec le reste du package aérodynamique, la gestion thermique, et la stratégie de réglages. C’est pourquoi Ferrari doit planifier une série de réglages fins, étalés sur plusieurs courses, pour pleinement bénéficier de cette mise à niveau.
De plus, il faut rappeler que ces modifications interviennent dans un contexte où Ferrari, tout en progressant remarquablement avec de nouvelles pièces, doit encore faire face à des rivalités intenses. La performance de la mise à niveau dépendra en partie de la capacité de Ferrari à optimiser ses autres composants, notamment le moteur et l’aérodynamique globale du monoplace.
La performance attendue et ce que l’avenir réserve à Ferrari
L’équipe Ferrari indique que cette nouvelle suspension arrière pourrait représenter un avantage stratégique dans la seconde moitié de la saison. Elle pourrait permettra pour la première fois à la SF-25 de mieux gérer la sensibilité à la hauteur de caisse, essentiel lors des courses sur circuit modulaire ou à haute vitesse.
Toutefois, il ne faut pas espérer une révolution immédiate. Comme l’a souligné Lewis Hamilton, « il faut du temps pour exploiter pleinement les bénéfices » d’une telle mise à niveau. La phase d’adaptation sera déterminante, et le calendrier des prochaines courses sera la véritable étape test pour Ferrari. La proximité avec Red Bull et Mercedes nécessitera de déployer tout le potentiel de cette suspension dans un laps de temps relativement court.
Ce qui est certain, c’est que Ferrari continue d’investir massivement dans la technologie, dans un effort illustré par des articles qui détaillent chaque étape du développement.
En résumé : une avancée à suivre de près
La mise à niveau de la suspension arrière Ferrari F1, bien qu’encore en phase de développement, marque une étape importante dans la quête de performance de l’écurie italienne. Même si les améliorations visibles restent à confirmer dans le contexte d’une course, l’orientation prise par Ferrari montre sa volonté de rattraper son retard tout en innovant.
L’année 2025 s’annonce plus ouverte que jamais, avec une compétition féroce entre plusieurs équipes de pointe. La façon dont Ferrari exploite cette mise à niveau dans les prochaines courses en dira long sur sa capacité à lutter pour le titre mondial. Ce sera à suivre attentivement, car chaque petit détail compte dans cette bataille technico-stratégique intense.
— Étienne Adam
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.