La saison 2025 de la Formule 1 marque un tournant notable dans l’histoire du championnat. Avec un calendrier record de 24 Grands Prix et une hausse constante des enjeux financiers et techniques, le sport voit ses limites logistiques mises à rude épreuve. Au cœur de cette évolution, Stefano Domenicali, le PDG de la Formula 1, a récemment expliqué pourquoi le championnat ne pourra plus accueillir de nouvelles équipes dans un avenir proche. Son discours, pourtant attendu par certains outsiders comme Andretti, a fait grand bruit dans le milieu. Retour sur une déclaration qui pourrait bien redéfinir l’avenir du sport.

La déclaration de Stefano Domenicali sur les nouvelles équipes en F1
Depuis plusieurs années, la question des nouvelles équipes en F1 revient à intervalles réguliers, souvent alimentée par des investisseurs ambitieux ou des grands groupes industriels comme celui de Cadillac. Mais en 2025, Stefano Domenicali frappe fort : il affirme que la F1, à cause de ses contraintes logistiques et infrastructurelles, ne peut plus accueillir de nouvelles écuries.
Selon lui, la saturation est atteinte. La Formule 1, avec ses circuits mythiques comme Monaco ou Silverstone, fonctionne à plein régime, mais ses infrastructures ne peuvent absorber plus d’équipes sans des investissements massifs et une refonte complète de ses installations. La F1 actuelle fonctionne comme une machine bien huilée, mais toute surcharge risquerait de compromettre la sécurité, la gestion des ressources et la logistique mondiale.
Domenicali précise également que cette décision ne concerne pas uniquement la capacité physique des circuits, mais aussi la gestion des équipes, des stratèges, des mécaniciens, et de la logistique transport. « La saturation est une réalité, et pour préserver la qualité du championnat, nous devons nous limiter à un nombre raisonnable », a-t-il déclaré lors d’une interview récente.
Adaptant cette logique, il invite les investisseurs et les nouveaux entrants à envisager l’achat ou la fusion avec des équipes existantes plutôt que de créer une nouvelle structure de toutes pièces. Cela évite de destabiliser le fragile équilibre actuel tout en leur permettant d’intégrer le championnat à travers des acteurs déjà rodés.
Quelles sont les implications pour les nouvelles équipes en F1 ?
Le refus implicite de Stefano Domenicali d’ouvrir la porte à de nouvelles écuries a des conséquences concrètes. La première est la nécessité pour les investisseurs étrangers ou locaux d’envisager l’acquisition d’une équipe existante. La popularité croissante de la F1, notamment avec l’expansion sur le marché américain, augmente d’ailleurs la valeur des franchises. Certaines, comme McLaren ou Ferrari, valant désormais plusieurs centaines de millions d’euros.
Pour Andretti, la dernière tentative d’intégration a été un parcours semé d’embûches. La FIA avait approuvé leur projet en octobre 2023, mais la F1 a finalement rejeté leur entrée début 2024, doublant leur projet de doutes quant à leur potentiel de compétitivité. Domenicali a confirmé que cette décision relevait d’une évaluation conjointe, insistant sur la nécessité d’un projet solide, viable à long terme.
Il souligne également que, même si la porte semble fermée, l’intérêt pour la F1 ne faiblit pas. Au contraire, la demande d’investisseurs, notamment pour acheter une équipe ou entrer via une franchise, augmente à vitesse Grand V. Le marché devient une véritable chasse au trésor, où seule la capacité financière et stratégique fera la différence.
L’impact de l’arrivée de Cadillac en F1 en 2026
L’arrivée de Cadillac, avec le soutien de General Motors, est probablement le dernier grand projet d’expansion pour la catégorie reine jusqu’à nouvel ordre. Avec cette nouvelle entrée, la grille comptera 11 équipes, un chiffre inédit depuis le passage à 22 voitures en 2016.
Ce choix, initialement controversé, témoigne de la volonté de la F1 de renforcer sa présence sur le marché américain, un territoire stratégique. Cadillac utilisera des moteurs Ferrari jusqu’en 2029, avant de passer à ses propres moteurs, ce qui indique une transition importante pour l’écosystème motoristique de la discipline. Ce partenariat montre également que le constructeur américain mise gros sur la visibilité et le développement de sa marque à l’échelle mondiale.
Du point de vue logistique, cette nouvelle équipe va pousser les infrastructures à leur limite, mais selon Domenicali, cela ne devrait pas poser de problème immédiat. La F1 doit toutefois continuer à investir dans ses circuits et ses organisation pour pouvoir assurer le bon déroulement de ses événements.
Conseils de Stefano Domenicali pour les investisseurs souhaitant rejoindre la F1
Face à cette pluie de restrictions, que doivent faire les investisseurs étrangers ou privés intéressés par la F1 ? Stefano Domenicali donne un conseil simple mais efficace : acheter une équipe existante.
« La meilleure manière d’entrer dans le championnat, c’est d’acquérir une franchise déjà en place. La valeur de ces équipes continue de croître, et le potentiel de retours sur investissement est significatif », explique-t-il. Il cite en exemple l’arrivée de GM, qui a misé sur un partenariat à long terme, un modèle qu’il recommande vivement.
Il insiste aussi que cet investissement doit être réfléchi : il faut non seulement une capacité financière solide, mais aussi une compréhension du championnat, des règlements techniques, et un projet sportif viable. La croissance de la F1 dépend désormais plus de la qualité du projet que du simple apport financier.
Dans cette optique, Domenicali met en avant l’intérêt stratégique de GM, qui investit massivement sur le marché américain, et voit dans la F1 une plateforme idéale pour renforcer la visibilité de ses marques. Pour lui, “les investisseurs qui adoptent cette stratégie ont toutes les chances de réussir à s’intégrer durablement dans l’écosystème.”
La situation actuelle des équipes en F1
Actuellement, la grille de départ se compose de 10 équipes. Avec l’arrivée de Cadillac en 2026, ce total passera à 11. La croissance du championnat n’a pas seulement un impact sportif : elle modifie aussi la valeur des équipes, qui ne cessent d’augmenter.
Ce contexte rend l’entrée de nouvelles équipes encore plus difficile. La maintenance d’un équilibre entre compétition sportive, stabilité financière, et gestion logistique est primordiale. Les dirigeants de la F1, comme Domenicali, veillent à ce que cette croissance ne compromette pas la sécurité ou la compétitivité du championnat.
Les grands investisseurs, qu’ils soient américains ou européens, doivent s’adapter à cette nouvelle donne. Le marché de la F1, à la croisée des chemins, privilégie désormais la consolidation plus que l’expansion frénétique. La clé du succès réside dans la stratégie d’intégration : acheter une équipe existante, y investir intelligemment, tout en respectant les contraintes techniques et logistiques.
Ce que tout cela signifie pour la saison à venir, c’est que la F1 semble vouloir privilégier la qualité et la stabilité plutôt que l’afflux d’équipes. La déclaration de Stefano Domenicali sonne comme un avertissement clair : le championnat de demain sera probablement celui de la consolidation, où seul les acteurs rodés et solides pourront espérer jouer un rôle dominant. Pour les outsiders et nouveaux investisseurs, il faudra donc faire preuve d’astuce, de patience, et d’un projet à toute épreuve pour espérer inscrire leur nom dans cette aventure passionnante.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.