F1 abandonne la règle des deux arrêts obligatoires au GP de Monaco après la controverse de 2025

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La Formule 1 a décidé d’abandonner la règle imposant deux arrêts obligatoires au stand pour le Grand Prix de Monaco, suite aux controverses nées de son application en 2025. Introduite par la FIA pour contrer le manque de dépassements sur les rues étroites de Monte-Carlo, cette mesure visait à forcer les équipes à adopter une stratégie à deux arrêts et à créer plus d’opportunités tactiques. Malheureusement, elle a eu l’effet inverse au peloton de tête, favorisant des tactiques controversées.

Cette décision a été officialisée dans la dernière version des règlements sportifs 2026, ratifiée par le Conseil mondial du sport automobile (WMSC) de la FIA. Les clauses spécifiques à l’usage des pneus à Monaco ont été supprimées de la section B.[1][2]

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Le contexte de la règle des trois trains de pneus en 2025

Le circuit de Monaco est connu pour son caractère imprévisible en termes de stratégie, mais surtout pour son absence quasi totale de zones de dépassement. Traditionnellement, les courses y sont souvent dominées par une pole position décisive, avec des stratégies à un seul arrêt. Pour remédier à cela, la FIA a imposé l’utilisation de trois trains de pneus distincts en 2025, obligeant les pilotes à deux arrêts minimum.

Cette innovation réglementaire a été approuvée par le WMSC en février 2025, avant même le début de la saison.[3] L’objectif était clair : injecter du suspense et de la variabilité stratégique, en évitant que les leaders ne contrôlent la course sans pression.

Cependant, dès les essais libres, les équipes ont anticipé les failles potentielles. Des formations comme Racing Bulls et Williams, avec deux voitures proches, ont testé des approches pour exploiter le trafic.

L’expérience a rapidement montré ses limites lors de la course. Au lieu de créer du chaos positif, elle a permis à certaines écuries de manipuler le peloton.

Enfin, Pirelli avait validé cette règle, soulignant son potentiel pour des stratégies diversifiées, mais les faits ont contredit cette vision.[4]

Les tactiques controversées et leur impact

Les équipes du midfield ont rapidement trouvé une faille : sacrifier une voiture pour bloquer le peloton et ouvrir une fenêtre d’arrêt pour l’autre. Racing Bulls et Williams ont excellé dans cette approche, créant des discussions animées tout au long de la course.

Les pilotes contraints à rouler plus de quatre secondes par tour plus lentement que leur rythme naturel ont exprimé leur malaise. Cette obligation artificielle a transformé la course en un exercice de patience plutôt qu’en duel pur.

Pour illustrer :

  • Avantages perçus : Plus de points parlés, stratégies visibles.
  • Inconvénients majeurs : Voitures-barrages, perte de pureté sportive.
  • Exemple historique : Rappel du GP de Monaco 2023, processionnel sans règle spéciale.

Cette méthode a généré du spectacle médiatique, mais au prix d’une unease générale dans le paddock. Les diffuseurs ont apprécié les débats, mais les puristes ont crié au scandale.

Nikolas Tombazis, directeur des monoplaces FIA, avait déjà tempéré en 2025 : la règle n’était pas gravée dans le marbre. Les discussions post-course ont accéléré son abandon.

Les réactions des principaux acteurs

James Vowles, team principal de Williams – l’une des bénéficiaires tactiques –, a été le plus franc. « C’est la situation où je me suis senti le plus mal à l’aise. J’aime sortir et me battre pour des points sur le mérite plutôt que de jouer le système pour y arriver », a-t-il déclaré à Motorsport.com.

Cette franchise reflète un consensus croissant. Même les équipes gagnantes ont reconnu que la règle altérait l’essence de la F1.

D’autres voix, comme celles de The Race, soulignent que l’expérience a duré une saison seulement, confirmant son échec.[5] En France, des blogs comme JoinSteer parlent de « chaos de 2025 » propice aux blocages.

Initialement conservée via un vote électronique pour 2026 en août 2025, la règle a été rayée après de nouvelles consultations.

Cette volte-face montre l’adaptabilité de la FIA face aux retours terrain.

Autres modifications dans les règlements 2026

Au-delà de Monaco, le WMSC a approuvé d’autres ajustements. La Q3 passe de 12 à 13 minutes, offrant plus de temps aux 10 finalistes pour des tours décisifs.

Avec l’arrivée de Cadillac comme 11e équipe, les qualifications élimineront six voitures en Q1 et Q2, conformément aux règles existantes pour 22 monoplaces.

Ces changements visent une meilleure équité globale :

  1. Temps Q3 étendu pour réduire la pression.
  2. Adaptation au paddock élargi.
  3. Focus sur la compression des moteurs, avec tests dès juin 2026.

L’article complet sur Autosport détaille ces évolutions.[1]

Implications pour le GP de Monaco 2026

Retour à une stratégie libre, probablement à un arrêt, comme avant 2025. Cela risque de raviver les processions, mais préserve l’intégrité sportive.

Les équipes se concentreront sur la qualif, clé à Monaco. Carlos Sainz chez Williams pourrait viser un podium sur mérite.

Historiquement, des victoires comme celle de Leclerc en 2024 montrent le potentiel sans artifice.

La FIA pourrait explorer d’autres idées, comme des pneus alternatifs, sans imposer d’arrêts.

Cette décision renforce la crédibilité réglementaire.

En somme, l’abandon marque un retour aux bases : la vitesse prime sur les gimmicks. Pour le championnat 2026, Monaco redevient un test de précision pure, promettant du suspense naturel malgré ses limites. Les fans attendent avec impatience un GP authentique, où le talent l’emporte sur les ruses.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.