Le shakedown de cinq jours à Barcelone a offert aux pilotes de Formule 1 la première vraie occasion de tester les monoplaces de la génération 2026. Sept des onze écuries ont pris la piste dès le premier jour, derrière des portes closes, sans chronos officiels publiés. Isack Hadjar (Red Bull) a été le plus rapide de manière officieuse, devant George Russell (Mercedes), tandis qu’Esteban Ocon (Haas) a bouclé plus de deux distances de Grand Prix. [1] [2]
Malgré l’absence de Williams et le retard d’Aston Martin, le volume de tours parcourus a rassuré les équipes sur la fiabilité initiale des nouvelles réglementations aérodynamiques radicales et de l’accent mis sur la puissance électrique. Les pilotes soulignent une voiture plus complexe à gérer, mais plaisante à piloter. Ces premiers essais posent les bases d’une ère inédite en F1. [3]

Le déroulement du jour 1 et les écuries en piste
Sept équipes ont répondu présentes pour cette première journée effective du shakedown à Barcelone. Red Bull, Mercedes, Haas, Audi, Alpine, Racing Bulls et d’autres ont accumulé les tours, démontrant une préparation solide malgré les incertitudes autour des nouveaux moteurs hybrides à 50 % électriques.
Esteban Ocon a été le plus productif avec un kilométrage équivalent à plus de deux Grands Prix, signe d’une bonne fiabilité chez Haas malgré quelques soucis initiaux. Isack Hadjar a signé le meilleur temps officieux, suivi de près par George Russell. Ce running encourageant apaise les craintes sur la robustesse des châssis 2026.
Les équipes ont testé divers modes de pilotage, comme l’overtake ou l’override, qui demandent une adaptation rapide. La gestion de l’énergie électrique émerge déjà comme un défi clé, modifiant les trajectoires en sortie de virage.
Malgré l’absence de données comparables, ces essais privés valident les simulations hivernales. Barcelone, circuit exigeant, offre un premier aperçu réaliste des nouveautés réglementaires.
La session s’est déroulée sans incidents majeurs, hormis des arrêts préventifs chez Alpine. Cela contraste avec les appréhensions initiales des équipes sur l’exposition publique.
Mercedes et sa W17 : les éloges d’Antonelli et Russell
Andrea Kimi Antonelli a passé la journée au volant de la Mercedes W17, réservant les louanges les plus vives. « Ça prendra encore un peu de temps pour tester tous les modes – overtake, override, tout ça – c’est différent », a-t-il déclaré. « Mais la voiture est sympa, très agréable à conduire. Côté power unit, c’est un peu différent par rapport à l’an dernier, ça demande plus de gestion, mais c’est gérable. »
Le jeune pilote a aussi salué la driveabilité du nouveau moteur Mercedes, « un gros point d’interrogation qui semble bon pour l’instant ». Cette fiabilité précoce positionne l’écurie allemande en bonne posture pour la saison.
George Russell a pris le relais l’après-midi et a confirmé le ressenti positif. « Elles sont assez différentes pour nous pilotes, mais une fois qu’on s’y fait, c’est assez intuitif », a-t-il dit. « C’est agréable d’être au volant, et il y a beaucoup à attendre pour les fans avec ces nouvelles règles. »
Mercedes domine déjà en termes de ressenti pilote, un atout pour attirer les sponsors et motiver l’équipe. La W17 semble bien née sous les nouvelles règles.
Ces retours contrastent avec les doutes sur la complexité électrique. Mercedes pourrait mener la danse dès les essais de Bahreïn.
Haas, Audi et Alpine : complexité et adaptation
Esteban Ocon, chez Haas avec le moteur Ferrari, a trouvé la charge de travail en cockpit « très compliquée ». « C’est très différent, très compliqué », a-t-il admis. « J’ai eu la chance de faire beaucoup de jours en simulateur avant le début de l’année, donc on est bien préparés. Tout est clair, mais oui, c’est très compliqué pour tout le monde. J’espère que ce sera pareil pour tous. »
Malgré des gremlins précoces, Ocon a enchaîné les tours, prouvant la résilience de la VF-26. Cette gestion accrue de l’énergie pourrait niveler les écarts en course.
Gabriel Bortoleto, rookie chez Audi avec le premier moteur maison, a nuancé : « Très différentes, mais pas un autre monde. » Le Brésilien, habitué aux changements annuels, apprécie la poussée électrique en sortie de virage. « C’est cool d’avoir 50 % électrique maintenant. Tu sors du virage, et tu déploies tant de vitesse. Il faut s’adapter, mais c’est toujours une voiture de course. »
Franco Colapinto chez Alpine a stoppé par précaution après 60 tours, mais reste optimiste. « Très différentes, mais au final, c’est une voiture de course. Il faut la piloter vite dans la limite d’adhérence disponible, c’est similaire. La technique change un peu avec la gestion d’énergie et les pneus plus fins. »
Ces pilotes soulignent une courbe d’apprentissage commune, propice à des batailles serrées.
Racing Bulls et les défis du nouveau moteur Red Bull
Liam Lawson chez Racing Bulls adapte son style au premier moteur maison Red Bull-Ford. « Je n’ai pas encore tout compris », confesse le Néo-Zélandais. « C’est très, très différent. On continuera à apprendre ces prochains jours et à Bahreïn. Ça donne plus de leviers aux pilotes pour faire la différence, c’est bien. »
L’écurie a accumulé un bon volume de tours, avec peu de soucis réels. « La fiabilité est la priorité. On a eu quelques petites choses, mais surtout des précautions sécurité. Le power unit est très bon jusqu’ici », ajoute Lawson.
Ce moteur in-house marque un tournant pour Red Bull Powertrains. Les premiers tours valident les efforts de développement.
Lawson savoure déjà l’expérience, malgré l’immaturité des setups. Racing Bulls pourrait surprendre en milieu de grille.
Les absents et perspectives pour la suite
Williams a dû skipper complètement la semaine, un handicap pour sa préparation. Aston Martin, en galère logistique, vise deux jours sur trois autorisés par équipe. [1]
McLaren et Ferrari rejoindront mardi, jour à risque pluvieux. Champions du monde, ils testeront leurs MCL40 et SF-26 en conditions variées. Pour plus de photos des monoplaces. [4]
Ces essais précoces indiquent une fiabilité encourageante, malgré la complexité. Les power units électriques redéfinissent le pilotage.
La saison 2026 s’annonce passionnante, avec des stratégies énergie au cœur des courses. Bahreïn confirmera ces tendances, promettant un championnat imprévisible. Bilan complet sur Motorsport.com. [3]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.