Edgar Canet, jeune pilote espagnol de 20 ans, fait sensation dans la catégorie motos du Dakar 2026. Pour sa première participation, il a remporté le prologue et l’étape 1, démontrant une maîtrise exceptionnelle de la navigation. Ses performances soulignent l’importance du road book dans ce rallye-raid impitoyable en Arabie saoudite. « Du très bon boulot en navigation », a-t-il déclaré après l’étape inaugurale, résumant sa force principale.
Parti de Yanbu, le Dakar impose dès les premiers kilomètres des défis variés : dunes, canyons et pistes caillouteuses. Canet, au guidon de sa KTM, excelle en suivant scrupuleusement les indications, évitant les pièges qui piègent souvent les favoris.

La victoire au prologue : un départ en fanfare
Le prologue de 22 kilomètres autour de Yanbu a lancé le rallye le 3 janvier 2026. Edgar Canet a dominé la spéciale, signant le meilleur temps devant son coéquipier Daniel Sanders, à seulement 3 secondes. Ricky Brabec, sur Honda, complétait le podium à 5 secondes.
« Je suis très content de mon rythme. J’ai suivi le road book à 100 %, je n’ai pris aucun risque sur les dangers », a expliqué Canet au micro de L’Équipe. Cette précision lui a permis de choisir une excellente position de départ pour l’étape 1.
Adrien Van Beveren, premier Français, a terminé 8e à 24 secondes. Les écarts minimes sur cette courte distance promettaient un combat serré dès le lendemain.
Cette performance initiale a mis en lumière les qualités de Canet en navigation, un atout clé pour ouvrir la piste sans perte de temps.
Le podium provisoire des motos :
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- Edgar Canet (KTM)
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- Daniel Sanders (KTM) +0:03
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- Ricky Brabec (Honda) +0:05
Étape 1 : doublé KTM après la pénalité de Branch
Le 4 janvier, l’étape 1 a vu Ross Branch provisoirement vainqueur, mais une pénalité de 6 minutes pour excès de vitesse l’a relégué 7e. Edgar Canet hérite ainsi de la victoire, devant Sanders (+1:02), Brabec (+1:32) et Tosha Schareina (+1:49).
Canet devenait leader du général. « Du très bon boulot en navigation », a-t-il confié, soulignant son travail impeccable sur les 400 kilomètres de spéciale (L’Équipe). Branch, déçu mais confiant, admettait : « Malheureusement, ça arrive, quand on roule dans la poussière ce n’est pas toujours facile de regarder le road book. »
Van Beveren finissait 8e (+5:52), en quête de rythme. Cette étape variée, avec pistes sablonneuses et plateaux, a récompensé la régularité de Canet.
KTM réalisait le doublé, renforçant sa domination précoce. Canet ouvrait la piste le lendemain, un rôle exigeant en navigation.
Classement étape 1 final :
- Edgar Canet (KTM)
- Daniel Sanders (KTM) +1:02
- Ricky Brabec (Honda) +1:32
- Tosha Schareina (Honda) +1:49
- Luciano Benavides (KTM) +3:47
Étape 2 : Sanders reprend les commandes
Le 5 janvier, la longue étape de 504 km vers AlUla (400 km chronométrés) a couronné Daniel Sanders vainqueur. L’Australien, tenant du titre, profitait de bonifications pour l’ouverture de piste (4:29 déduites), s’imposant en 4h13 devant Canet (+1:35, 5:50 déduites).
Ricky Brabec (3e, +1:46) et Tosha Schareina (5e, +3:34) suivaient pour Honda. Sanders prenait la tête du général (+0:30 sur Canet), Brabec 3e (+2:18).
« La navigation était difficile à certains endroits, on a commis quelques erreurs, mais on a corrigé le tir rapidement », réagissait Sanders après avoir rattrapé Canet. Van Beveren, 10e (+8:58), était 10e au général (+14:00).
Canet restait dans le coup, sa navigation collective avec Sanders payant. Les terrains variés – dunes, canyons, montagnes – testaient les pilotes.
Ce doublé KTM porte Sanders à 10 victoires d’étape au Dakar, égalant des légendes italiennes.
Top 5 étape 2 :
- Daniel Sanders (KTM)
- Edgar Canet (KTM) +1:35
- Ricky Brabec (Honda) +1:46
- Skyler Howes (Honda) +3:15
- Tosha Schareina (Honda) +3:34
L’art de la navigation chez Canet
La navigation reste un pilier du Dakar motos. Le road book dicte la trajectoire au fil des dunes et wadis, où une erreur coûte cher. Canet excelle ici, comme en prologue où il a suivi les indications à la perfection.
Sa KTM, fiable, lui permet de se concentrer sur le road book sans faiblir en vitesse. Comparé à des vétérans comme Brabec (double vainqueur), sa fraîcheur impressionne.
Historiquement, des pilotes comme Marc Coma ou Cyril Despres ont gagné grâce à cela. Canet suit leurs traces, évitant les pièges vus en 2025 avec Sanders champion.
Ses quotes reviennent sur ce point : précision sans risque, clé pour les étapes futures plus longues.
Cette maîtrise pourrait décider du titre, surtout avec 12 étapes à venir.
Perspectives pour la suite du rallye
À mi-parcours précoce, Canet 2e au général vise le podium final. Sanders mène, mais Honda pousse avec Brabec et Schareina. Branch, 5e (+7:46), reste menaçant.
Van Beveren doit remonter, la catégorie reste ouverte. Les étapes à venir, vers le cœur du désert, accentueront l’usure et les navigations complexes.
Canet incarne la nouvelle génération : vitesse et intelligence tactique. Son « très bon boulot en navigation » pourrait le propulser vers un exploit en 2026.
Le Dakar continue, promettant du suspense en motos. KTM favorite, mais rien n’est joué.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.