Ducati traverse un début de saison 2026 en MotoGP particulièrement compliqué, avec Aprilia qui domine les deux premières manches à Thailand et au Brésil. Le constructeur italien admet openly ses difficultés et refuse de s’appuyer uniquement sur le talent de Marc Marquez pour rattraper le coup. Davide Tardozzi, team manager de Ducati, insiste sur la nécessité d’améliorer la Desmosedici pour rivaliser sérieusement.[1][2]
Alors que Marquez a brillé en remportant le sprint de Goiânia, ni lui ni Fabio Di Giannantonio, auteur de la pole, n’ont pu contrer les Aprilia officielles dimanche. Marco Bezzecchi a mené son coéquipier Jorge Martin pour un impressionnant 1-2. Cette performance souligne l’ascension fulgurante d’Aprilia, autrefois lanterne rouge, désormais principale menace pour la suprématie de Ducati.

Le début chaotique de Ducati en 2026
Les deux premières courses ont révélé les faiblesses de Ducati. En Thaïlande et au Brésil, les Desmosedici ont peiné face aux Aprilia RS-GP, malgré les pneus Michelin à carcasse arrière plus rigide et l’ajout imprévu du circuit de Goiânia.
Davide Tardozzi reconnaît que l’équipe n’est plus seule au sommet. « Nous ne sommes plus seuls. Nos rivaux ont progressé énormément et nous devons prouver que Ducati peut combler l’écart », a-t-il déclaré à Autosport.
Francesco Bagnaia a connu un week-end catastrophe au Brésil, chutant depuis la 11e place après un qualifying compromis. Tardozzi note que ce n’est pas de la malchance, mais un manque de confiance dans la moto.
Gigi Dall’Igna, directeur général, travaille déjà sur des solutions depuis l’hiver. Les problèmes sont identifiés, mais Aprilia a pris une avance significative depuis la mi-2025.
Les facteurs externes comme les nouveaux pneus et le circuit brésilien ont ajouté de l’imprévisibilité. Un tableau plus clair émergera à Austin ce week-end.
Voici les résultats clés des deux premières manches :
- Thaïlande (Buriram) : Domination Aprilia, détails précis non spécifiés mais leadership clair.
- Brésil (Goiânia) : Bezzecchi 1er, Martin 2e ; Marquez vainqueur sprint ; Di Giannantonio pole ; Bagnaia abandon.
L’ascension impressionnante d’Aprilia
Aprilia, passé de backmarker à challenger sérieux, impressionne sous sa direction actuelle. Bezzecchi et Martin ont offert un doublé parfait à Goiânia, confirmant leur compétitivité.
Tardozzi félicite ouvertement les rivaux : « D’abord, félicitations à Aprilia ; ils ont fait un super boulot depuis l’an dernier. Ils sont compétitifs depuis la mi-saison passée. »[2]
Cette progression s’appuie sur des avancées techniques continues. Aprilia devrait rester forte à Austin et Jerez, mais Ducati vise à se rapprocher.
La perte de Pramac vers Yamaha a réduit Ducati à six motos sur la grille, aggravant la situation. Bagnaia luttait déjà l’an dernier malgré le titre de Marquez.
Aprilia n’est plus une surprise ; c’est une menace réelle pour le championnat.
Les observateurs notent que Ducati doit innover rapidement pour contrer les aero et moteurs italiens.[3]
Les mots de Davide Tardozzi sur Marquez et l’équipe
Tardozzi est clair : « On ne peut pas toujours compter sur le talent de Marc pour compenser nos manques. » Marquez n’est pas à 100 % physiquement, récupérant d’une blessure à l’épaule de 2025.
Malgré cela, l’Espagnol performe comme un champion : « Marc n’est pas à 100 %, mais comme tous les grands, il ne s’en plaint pas et bosse dur pour les meilleurs résultats. »
Pour Bagnaia, Ducati doit lui offrir une moto fiable. Son erreur en qualif’ samedi a compromis son GP, mais le fond du problème est la confiance manquante.
Tardozzi parle de « deux courses très difficiles » qui ont beaucoup appris à Ducati. L’équipe sait où elle pêche et cherche des remèdes.
Ces déclarations montrent une humilité rare chez Ducati, habituée à dominer. Davide Tardozzi s’exprime sur Motorsport.com.[1]
Marquez et Bagnaia : des destins contrastés
Marc Marquez, septuple champion, porte Ducati sur ses épaules malgré sa convalescence. Sa victoire en sprint à Goiânia prouve son talent, mais il ne suffit pas seul.
Bagnaia, double champion récent, déçoit. Sa chute au Brésil prolonge un début noir, écho de ses difficultés fin 2025 malgré le titre de son coéquipier.
Ducati avec six motos seulement doit maximiser ses pilotes. Tardozzi priorise la moto sur le talent individuel.
Les fans attendent un sursaut. Marquez vise un 8e titre, Bagnaia une revanche.
Calendrier 2026 serré : après Goiânia, Austin, puis Jerez. Calendrier MotoGP 2026 officiel.[4]
La dynamique intra-équipe sera clé pour contrer Aprilia.
Perspectives pour Austin et la suite de la saison
À Austin, troisième round, Ducati espère progresser. Tardozzi prédit Aprilia forte, mais Ducati plus proche.
Les leçons de Thaïlande et Brésil guideront les updates. Dall’Igna accélère les développements.
Aprilia consolidera-t-elle son avance ? Bezzecchi et Martin visent le triplé.
Ducati doit prouver sa résilience. La perte de monopole force l’innovation.
La saison 2026 s’annonce passionnante, avec Aprilia challengant Ducati comme jamais. Les implications pour le championnat sont énormes : un duo italo-italien au sommet.
Ducati rebondira-t-elle ? Austin donnera des indices sur l’ordre réel des forces.[5]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.