La Floride, surnommée l’État du soleil, a joué un tour à l’équipe DS Penske lors de l’ePrix de Miami fin janvier. Pour la première fois, le Miami International Autodrome accueillait la Formule E sur un tracé raccourci à 2,32 km. Des averses surprises ont chamboulé les plans des équipes, impactant directement les performances des DS E-TENSE FE25 pilotées par Maximilian Günther et Taylor Barnard.[1]
Malgré un potentiel solide affiché en essais, la pluie tombée au dernier moment avant la course a forcé des choix stratégiques risqués. L’équipe n’a pas marqué de points, terminant 14e pour Barnard et 19e pour Günther. Ce week-end pluvieux met en lumière les défis imprévisibles de la Formule E.

Les essais libres sous tension
Dès la première séance d’essais libres, les chronos étaient impressionnants, avec des tours en moins d’une minute sur ce circuit court. Maximilian Günther, leader de l’équipe DS Penske, s’est illustré en tête, soulignant les enjeux : « C’est quelque chose qu’on connaît déjà à Berlin, et ça rend les choses encore plus serrées. Plus le tour est court, plus les écarts sont minces. Le plus grand défi sera de mettre les pneus en température, surtout dans ces conditions fraîches, ce qui rendra les qualifications plus difficiles. De plus, les groupes ne durent que 10 minutes contre 12 l’an dernier, donc il faudra attaquer d’entrée. »
Les deux DS Penske ont constamment tourné dans le top 10, permettant plusieurs arrêts aux stands pour tester des configurations variées en vue des qualifications du samedi matin. Taylor Barnard a signé le deuxième temps, à moins d’un dixième de la pole provisoire, dans une séance sans incident majeur.
Le lendemain, le soleil est revenu mais les nuages menaçaient toujours. En essais libres 2, 19 des 20 voitures étaient dans sept dixièmes, avant que les temps ne chutent. Barnard a frappé fort avec un 55.531 s, le plus rapide dans les trois secteurs, démontrant une constance remarquable.
Ce rythme encourageant positionnait DS Penske comme outsider pour les poles, mais les conditions variables exigeaient une préparation minutieuse. Les ingénieurs ont affiné les réglages pneus et suspension, anticipant un week-end serré.
Les frais de piste et la brièveté du tracé rappelaient les ePrix urbains comme Berlin, où DS Penske excelle habituellement. Ces essais ont posé les bases d’un bon classement, malgré la météo capricieuse.
Qualifications : des duels au millième
Les classements du championnat plaçaient Günther et Barnard dans le groupe 2, avec seulement quatre places pour les quarts de finale. Les deux pilotes ont adopté un rythme mesuré initialement, visant le top 4 avant un tour en attaque.
La tension est montée lorsque Barnard a fixé le temps de référence de son groupe, dominant sans contestation. Günther, lui, a raté les quarts de finale pour six millièmes de seconde seulement.
En duel, Barnard a perdu sa place en demi-finale d’un millième de seconde, partant 5e sur la grille. Günther, 10e, complétait un résultat solide malgré la concurrence féroce.
Ces qualifications illustrent la précision requise en Formule E Gen3, où les duels décident tout. DS Penske peut regretter ces détails infimes, mais le potentiel reste évident.
Pour les résultats complets des qualifications, consultez la page officielle de la FIA Formula E.[2]
La course perturbée par la pluie
La pluie est arrivée in extremis sur la grille, forçant des ajustements urgents sur les suspensions. Certaines équipes ont parié sur un piste qui sèche, DS Penske optant pour un set-up sec.
Le départ a été donné après quatre tours derrière la safety car. Barnard a tenu le top 10, tandis que Günther s’est retrouvé piégé dans le trafic, perdant des places.
Avec un rythme modéré dû au manque d’adhérence, les Attack Modes à 39 tours du but ont redistribué les cartes. Barnard a patienté au milieu du peloton, conservant son énergie.
Lors de son offensive en Attack Mode, profitant du quatre roues motrices de la DS E-TENSE FE25, il n’a pu faire mieux que 14e. Günther, 19e, a souffert des conditions persistantes.
Günther a réagi post-course : « Ce n’est évidemment pas le résultat espéré. Nous avons pris un risque avec la configuration et ça ne s’est pas payé. Nous manquions d’adhérence, frustrant vu notre rythme en sec. » Barnard ajoutait : « Décevant, mais restons positifs et construisons sur nos bons points. »[3]
Ce non-score est rare à Miami pour les Stellantis, mais souligne la variabilité de la Formule E. Consultez l’analyse complète sur Autosport pour plus d’insights.[1]
Vers l’ePrix de Djeddah
L’équipe DS Penske tire des leçons de Miami pour rebondir à Djeddah, les 13-14 février. Après un potentiel fort en essais, l’objectif est un premier podium.
Les communiqués Stellantis insistent sur la préparation intensive, affinant les stratégies pluie-sec. Les pilotes, expérimentés en conditions mixtes, visent le top 5.
Historiquement, DS excelle sur circuits rapides comme Djeddah, où la puissance de la Gen3 brille. Ce round double offrira des opportunités de doublés.
Barnard, rookie prometteur, et Günther, régulier, forment un duo complémentaire. Leur consistance en qualifs augure bien.
La Formule E 2025-26 reste ouverte, et Miami montre que la météo peut tout changer. DS Penske doit transformer ce week-end mitigé en tremplin.
En conclusion, la pluie a privé DS Penske de points mérités à Miami, mais le potentiel est là. Djeddah sera l’occasion de revanche, avec un championnat serré en perspective. Les fans attendent des performances explosives sous le soleil saoudien.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.