L’idée d’une course IndyCar en pleine rue à Washington D.C. paraissait au départ comme une blague ou un vœu pieux. Pourtant, elle devient réalité grâce à un décret exécutif signé vendredi par le président Donald Trump. Baptisée « America 250 Grand Prix », cette épreuve vise à célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance américaine en 2026.[1][2]
Le secrétaire aux Transports Sean Duffy avait déjà teasé le projet la semaine dernière avec une vidéo générée par IA montrant des bolides slalomant autour du National Mall. Trump a relayé cette vidéo et exprimé son enthousiasme, voyant dans cet événement une occasion unique de rassemblement patriotique. Le décret ordonne désormais à la maire de la ville, Muriel Bowser, de collaborer avec l’administration fédérale pour concrétiser le projet.[3]

Origine et soutien présidentiel à l’événement
Tout a commencé avec la vidéo postée par Sean Duffy, imaginant un circuit urbain mythique traversant les lieux emblématiques de la capitale. Cette initiative s’inscrit dans les célébrations du bicentenaire et demi de l’indépendance des États-Unis, un moment symbolique pour le pays. Trump, fan de sports mécaniques, y voit une façon de booster le patriotisme et l’excellence américaine.[4]
Le président a signé le décret en présence de Roger Penske, propriétaire d’IndyCar, qu’il avait décoré de la Presidential Medal of Freedom en 2019. Cette rencontre dans le Bureau ovale souligne l’engagement personnel de Trump. L’événement pourrait battre des records d’affluence, selon lui, attirant des millions de spectateurs sur site et à la télévision.
Les départements de l’Intérieur et des Transports sont chargés de concevoir le tracé avec IndyCar et de trouver les financements. Cela implique des négociations complexes avec la ville et le Congrès, vu l’interdiction actuelle de publicités sur les terrains du Capitole. Malgré les obstacles, l’élan présidentiel donne une crédibilité inédite au projet.[5]
Penske a salué cette « distinction incroyable pour notre sport ». Son statement, rapporté par NBC News, insiste sur le caractère mémorable de l’événement, mêlant innovation et patriotisme. Cette course pourrait repositionner IndyCar comme vecteur culturel majeur.
Enfin, l’idée gagne du terrain grâce à des figures comme Graham Rahal, qui y voit une opportunité massive. Pour plus de détails sur ses propos, consultez cet article de Motorsport.com.
Détails du tracé et du calendrier
La course est prévue pour le week-end du 21 au 23 août 2026, entre les épreuves de Markham en Ontario et du Milwaukee Mile au Wisconsin. Ce timing serré pose un défi logistique majeur, avec un montage express au cœur de la nation. Le circuit de rue entourerait le National Mall, incluant potentiellement la Cour suprême, le Lincoln Memorial et d’autres sites iconiques.[6]
- Points clés du tracé potentiel : Départ devant la Cour suprême, boucle complète autour du Mall, pit lane près du mémorial Lincoln.
- Longueur estimée : Environ 3 à 4 km, typique des courses urbaines IndyCar.
- Capacité : Des centaines de milliers de spectateurs attendus.
- Financement : À charge des départements fédéraux et sponsors patriotiques.
L’interdiction de publicités sur les terrains fédéraux complique les revenus des équipes. IndyCar devra innover avec des activations alternatives. NBC prévoit une couverture majeure, amplifiant l’impact médiatique.
Ce calendrier s’intègre parfaitement au championnat, évitant les chevauchements. Markham et Milwaukee encadrent idéalement cette nouvelle étape, boostant la visibilité de la série.
Malgré l’enthousiasme, des démocrates comme Chuck Schumer freinent le projet, craignant des perturbations. Trump a déploré ces blocages auprès du New York Post. L’article de NBC News détaille l’ordre exécutif.
Réactions du paddock et des pilotes
Roger Penske est aux anges : « Le président Trump a conféré une distinction incroyable à notre sport. Nous sommes reconnaissants pour sa confiance alors qu’IndyCar prépare un spectacle racing mémorable pour honorer notre pays. » Cette proximité avec la Maison Blanche renforce le prestige d’IndyCar.
Graham Rahal, pilote Rahal Letterman Lanigan, défend bec et ongles l’idée : « C’est une opportunité massive pour IndyCar. Si vous êtes vraiment fan, c’est énorme. Ça n’a pas été offert à la NASCAR ou à la F1, c’est pour nous. » Il évoque aussi l’attrait pour les sponsors patriotiques comme United Rentals.[3]
Les pilotes soulignent l’aspect patriotique, indépendamment des affiliations politiques. Rahal ajoute : « Peu importe qui est à la Maison Blanche, racer à Washington, surtout au National Mall, serait génial. » Cela pourrait attirer de nouveaux talents et fans.
IndyCar confirme des discussions avancées avec l’administration Trump. Mark Miles, PDG, voit un potentiel transformateur pour la série.
Défis logistiques et perspectives
Organiser une course en si peu de temps au National Mall est un casse-tête. Fermetures de rues, sécurité accrue et coordination avec le Secret Service sont impératives. Le budget reste flou, mais les fonds fédéraux pourraient couvrir une large part.
- Obstacles principaux :
- Interdiction publicitaire au Capitole.
- Approbation congressionnelle.
- Logistique urbaine dense.
- Impact sur le tourisme et les événements officiels.
Malgré cela, des précédents comme le Grand Prix de Montréal rassurent. IndyCar excelle dans les courses urbaines.
Les opposants démocrates craignent une politisation, mais les républicains poussent fort. Le DOJ et d’autres agences pourraient accélérer les permis.
À long terme, cette course pourrait ouvrir des portes pour d’autres événements majeurs à D.C., élevant IndyCar au rang des sports nationaux.
Cette « America 250 Grand Prix » pourrait marquer un tournant pour IndyCar, alliant sport et célébration nationale. Si les défis sont surmontés, elle battra des records et renforcera le championnat. Les fans attendent avec impatience les avancées, tandis que 2026 s’annonce épique. Restez à l’écoute pour les mises à jour sur ce projet audacieux.[7]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.