La légende de l’IndyCar, Dario Franchitti, s’apprête à faire un retour remarqué en NASCAR. À 52 ans, le pilote écossais, quadruple champion IndyCar et triple vainqueur des 500 miles d’Indianapolis, pilotera le Toyota Tundra TRD Pro n°1 de l’équipe TRICON Garage lors de la course de la série Craftsman Truck au grand prix de St. Petersburg. Cette épreuve, première de son genre sur un circuit de rue pour les camions NASCAR, aura lieu le samedi 28 février 2026, en marge de l’événement IndyCar.[1][2]
Franchitti, également vainqueur overall des 24 heures de Daytona et ancien partant des 500 miles de Daytona en NASCAR, aborde cette aventure avec enthousiasme. Bien que l’information circule initialement comme une rumeur, les détails fournis confirment sa participation via des contacts avec son ami Jimmie Johnson. Ce défi représente un mélange unique de chaos NASCAR et de maîtrise d’un circuit qu’il connaît parfaitement.

Un palmarès exceptionnel en open-wheel
Dario Franchitti domine l’histoire de l’IndyCar avec quatre titres de champion, remportés en 2007, 2009, 2010 et 2011 chez Chip Ganassi Racing. Ces succès s’appuient sur une constance remarquable et des victoires clés, dont trois triomphes aux 500 miles d’Indianapolis en 2007, 2010 et 2012.
Son talent s’étend aux courses d’endurance. Vainqueur overall des 24 heures de Daytona en 2008, il a démontré une polyvalence rare. Ces performances en font un pilote respecté dans le monde entier.
Franchitti excelle particulièrement sur les circuits techniques. Ses huit départs à St. Petersburg en IndyCar incluent une victoire en 2011, prouvant sa maîtrise des rues sinueuses de la ville floridienne.
Malgré un grave accident en 2013 à Houston qui a mis fin à sa carrière active, il reste une icône. Aujourd’hui commentateur, il revient pour ce one-shot excitant.
Ses pairs le considèrent comme l’un des meilleurs de sa génération. Cette participation en Trucks ravive les souvenirs de ses exploits passés.
Expérience antérieure en NASCAR
Franchitti n’est pas novice en NASCAR. En 2008, il a disputé dix départs en Cup series, adaptant son style open-wheel aux ovale américains.
Il compte aussi 18 apparitions en série O’Reilly (aujourd’hui Xfinity) entre 2007 et 2008, avec un meilleur résultat de 5e place à Watkins Glen. Ces courses sur route l’ont aidé à s’acclimater.
Son unique départ en Trucks remonte à 2007 à Martinsville, où une panne mécanique l’a relégué en 33e position. À l’époque, les camions étaient très différents des actuels Tundra.
Aujourd’hui, à 52 ans, il affronte un format inédit : un circuit de rue. Cette évolution rend le challenge encore plus intrigant.
Son passage en NASCAR avait été bref mais marquant. Il avait impressionné par sa vitesse en qualifications.
Cette nouvelle tentative bénéficie d’une meilleure préparation, grâce à des liens solides dans le paddock.
Le circuit de St. Petersburg, un terrain familier
Le grand prix de St. Petersburg est un circuit de rue technique de 2,9 km, mêlant asphalte lisse, bosses et virages serrés. Pour les camions NASCAR, ce sera une première, avec des surfaces variées incluant une portion d’aéroport.[3]
Franchitti y a couru huit fois en IndyCar, remportant l’édition 2011. Sa connaissance des 14 virages sera un atout majeur face à un peloton novice.
« L’idée de piloter un camion NASCAR sur un circuit de rue m’intrigue énormément. Les différentes surfaces, le fait que cela passe par un aéroport puis les rues, les bosses à dompter, tout cela à maîtriser. C’était l’occasion de courir sur un circuit que j’adore et de m’amuser », a déclaré Franchitti.
Les camions, plus lourds et puissants, changeront la donne. Les freins et la traction seront testés au maximum.
Historiquement, St. Petersburg ouvre la saison IndyCar depuis 2005. En 2026, il accueille aussi les Trucks pour une affiche inédite du 27 février au 1er mars.
Cette configuration favorise les pilotes expérimentés comme lui. Les erreurs seront coûteuses sur ces rues étroites.
TRICON Garage, une équipe dominante
TRICON Garage domine la série Craftsman Truck, avec des titres récents et une alliance Toyota solide. Le n°1 est un choix symbolique pour ce retour.
L’opportunité est née de discussions avec Jimmie Johnson, septuple champion NASCAR Cup. Johnson pilotera le même camion plus tard à San Diego.
« Dario et moi parlions depuis longtemps de courir ensemble. Quand il m’a contacté pour St. Petersburg, j’ai agi vite. Je l’ai rappelé en un jour avec cette opportunité chez une équipe championne avec Toyota et TRICON », a expliqué Johnson. « C’est fun de l’intégrer, de passer du temps ensemble et de le remettre en piste. »
Toyota soutient pleinement, voyant en Franchitti un ambassadeur idéal. L’équipe prépare intensivement ce pilote atypique.
TRICON excelle en stratégie sur circuits variés. Cela maximisera les chances de Franchitti.
Cette collaboration unit deux mondes : IndyCar et NASCAR Trucks.
Perspectives pour la course
Les Trucks sur rue promettent du spectacle : dérapages, contacts et stratégies audacieuses. Franchitti, avec son expertise, pourrait viser le top-10.
- Avantages pour Franchitti : Familiarité du tracé, équipe top, moteur Toyota fiable.
- Défis : Âge, poids des camions, adaptation au style NASCAR agressif.
- Impact : Première historique pour Trucks, boost d’audience avec une star.
Comparé à son Martinsville 2007, les progrès technologiques aident. Un top-15 serait un succès.
Cette course attire les regards croisés IndyCar-NASCAR. Johnson suit de près.
L’événement s’inscrit dans une saison Trucks riche, avec Daytona en février.[4]
Ce retour de Franchitti illustre la porosité des disciplines motorsport. Il pourrait inspirer d’autres crossovers.
Reste à voir si le vétéran écotera les jeunes loups sur ces rues piégeuses. Une performance solide consoliderait sa légende.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.