Après une journée de repos bien méritée à Riyad, le Dakar 2026 reprend ses droits ce dimanche 11 janvier avec la septième étape. Cette liaison marque le début du trajet retour vers Yanbu, l’arrivée finale de l’épreuve. Sans piège majeur annoncé, la spéciale n’en reste pas moins exigeante avec près de 900 kilomètres au programme, où la concentration des pilotes et équipages sera primordiale du début à la fin.
Près de 500 kilomètres chronométrés attendent les concurrents sur une distance totale de 876 kilomètres. Le départ est donné depuis Riyad, direction Wadi ad-Dawasir. Cette étape s’inscrit dans une boucle globale de près de 8 000 kilomètres tracée en Arabie saoudite, du 3 au 17 janvier.

Le profil d’une étape de transition exigeante
Cette septième étape arrive au moment parfait pour relancer la course après la pause du samedi 10 janvier. Les pilotes ont pu recharger les batteries et effectuer les dernières réparations sur leurs machines lors du jour de repos à Riyad. Cependant, la fatigue accumulée des six premières journées pèsera sur les épaules des favoris.
La spéciale de 462 kilomètres propose un terrain varié, typique du désert saoudien. Les pistes rapides alterneront avec des sections plus techniques, demandant une vigilance constante pour éviter les erreurs de navigation. Les organisateurs insistent sur l’absence de pièges majeurs, mais la longueur totale impose une gestion minutieuse du carburant et des pneus.
Pour les autos, comme Sébastien Loeb ou Nasser Al-Attiyah, cette étape sera l’occasion de creuser les écarts au général. Chez les motos, Adrien Van Beveren et ses rivaux devront composer avec la poussière soulevée par les véhicules précédents. Les camions, eux, ouvriront souvent la piste, facilitant la tâche aux plus légers.
Historiquement, des étapes similaires ont vu des surprises, comme en 2025 où des leaders ont perdu gros sur des liaisons longues. La concentration mentionnée par les organisateurs évoque précisément ces risques cumulés.
Distance et enjeux stratégiques
- Distance totale : 876 km, dont une longue liaison avant et après la spéciale.
- Spéciale : 462 km, la plus longue de la seconde semaine jusqu’ici.
- Départ : Riyad, capitale animée offrant un contraste avec le désert.
- Arrivée : Wadi ad-Dawasir, région revisitée après 2022, avec une boucle prévue pour l’étape suivante.
Ces chiffres imposent une stratégie fine. Les teams prévoient des changements de pneus en parc fermé si nécessaire, mais la fatigue des mécaniciens sera un facteur. Pour les amateurs, comme Bruno Saby engagé en Challenger, l’endurance prime sur la vitesse pure.
Le parcours complet du Dakar 2026, disponible sur L’Équipe, confirme cette étape comme pivot du retour vers Yanbu. Les dunes et cailloux des jours précédents cèdent la place à des pistes plus roulantes, mais piégeuses en navigation.
Diffusion et spécificités de cette édition
Exceptionnellement, la chaîne L’Équipe ne proposera pas de diffusion en direct de cette septième étape, en raison de la Coupe du monde de biathlon. Les fans devront se rabattre sur les résumés du soir ou les lives streaming alternatifs via le site officiel du Dakar.
Pour suivre en détail, le parcours spécifique de la 7e étape est présenté en vidéo sur L’Équipe. Cela n’empêche pas les enjeux : au général, les leaders comme Loeb ou Al-Attiyah viseront la consolidation avant les marathons à venir.
Les bivouacs post-étape permettront des analyses poussées. Comme l’explique souvent David Castera, directeur du Dakar, “la clé est dans la régularité sur ces longues journées”.
Vers la seconde moitié de course
Cette étape propulse les concurrents vers le sud, avec Wadi ad-Dawasir comme base pour l’étape 8, la plus longue spéciale (481 km). Les marathons des étapes 9 et 10 testeront l’endurance, culminant dans les dunes de Bisha.
Les français, Van Beveren en tête, espèrent briller sur ce retour. Loeb, après sa victoire au Maroc, reste favori malgré la concurrence Toyota et Prodrive. Cette 7e étape pourrait redessiner le général avant les finales explosives vers Yanbu.
En somme, sans être la plus technique, elle exige tout : vitesse, navigation et gestion. Les pilotes qui la dompteront auront une carte majeure pour le podium final du 17 janvier. Restez connectés pour les premiers chronos et surprises du désert.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.