La troisième étape du Dakar 2026 autour d'Al-Ula

Après deux journées intenses, le Dakar 2026 entre dans le vif du sujet avec sa troisième étape, prévue ce mardi 6 janvier. Les concurrents s’élanceront d’Al-Ula pour une boucle spectaculaire de 422 kilomètres chronométrés, au sein d’un décor sablonneux grandiose. Cette liaison totale de 666 kilomètres promet d’être l’une des plus exigeantes de l’édition, mêlant vitesse, endurance et navigation pointue.

Les pilotes et copilotes devront composer avec des pistes rapides en première partie, avant une seconde moitié où les repères visuels se raréfient. Dans ce contexte désertique, la moindre erreur pourrait coûter cher au classement général.

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Le parcours en détail

Cette étape forme une boucle complète autour d’Al-Ula, ville historique nichée au cœur du désert saoudien. Le départ et l’arrivée se font donc au même endroit, après 666 kilomètres au total. La spéciale de 422 kilomètres alterne entre sections sablonneuses fluides et passages plus techniques, où les dunes imposantes offrent des paysages à couper le souffle.

Les organisateurs mettent l’accent sur la variété du terrain. Les premières heures de course devraient favoriser les pilotes rapides sur sable, comme Nasser Al-Attiyah ou Sébastien Loeb. Mais la navigation deviendra cruciale après le mi-parcours, avec des pistes sinueuses et peu de balises naturelles pour s’orienter.

Pour mieux visualiser, une vidéo du parcours est disponible sur le site de L’Équipe. Elle montre les défis à venir, des virages serrés aux longues lignes droites dans les cordons dunaires.

Historiquement, les étapes en boucle comme celle-ci ont souvent créé des écarts décisifs. Lors du Dakar 2025, une configuration similaire à Hail avait vu Carlos Sainz creuser un gap insurmontable sur ses rivaux. Ici, avec 422 kilomètres à gérer sans assistance intermédiaire majeure, la mécanique et la stratégie pneus seront primordiales.

Les catégories motos et quads affronteront des défis similaires, mais adaptés à leur gabarit. Adrien Van Beveren, sur Honda, pourrait tirer son épingle du jeu grâce à son expérience sur sable.

Les principaux défis à relever

La navigation complexe en seconde partie d’étape représente le premier écueil majeur. Peu de repères visibles obligent les équipes à une préparation minutieuse des roadbooks. Une erreur de trajectoire pourrait transformer une journée triomphale en cauchemar.

Les pistes sablonneuses exigent une gestion fine de l’accélérateur pour éviter l’enlisement. Les buggy et prototypes T1, plus légers, risquent de patiner, tandis que les 4x4 massifs comme les Toyota Hilux offriront plus de stabilité mais une consommation accrue.

La fatigue accumulée après deux étapes s’ajoutera au cocktail. Avec une distance totale de 666 kilomètres, les liaisons routières longues mettront les organismes à rude épreuve, surtout sous la chaleur saoudienne.

Enfin, la météo pourrait jouer les trouble-fêtes. Des vents de sable réduisant la visibilité sont courants en janvier dans la région d’Al-Ula, forçant les leaders à modérer leur rythme pour éviter les crevaisons multiples.

Pour illustrer, Sébastien Loeb déclarait en conférence : « Ces étapes en boucle, c’est du pur Dakar : beau mais impitoyable. Une bonne navigation fait souvent la différence. »

Comment suivre la course en direct

La chaîne L’Équipe proposera une couverture complète dès 12 heures ce mardi 6 janvier. Le direct suivra les premiers départs, avec analyses en plateau et images embarquées pour vivre l’action en temps réel.

Outre le direct, un résumé quotidien est prévu à 18 heures, suivi d’un grand format à 20 heures. Ces émissions incluront interviews et analyses tactiques, essentielles pour décrypter les stratégies.

Pour plus de détails sur l’ensemble du parcours, consultez l’article complet sur AutoHebdo, qui liste toutes les étapes et favoris.

Les applications officielles du Dakar offrent aussi du tracking live GPS, idéal pour suivre ses pilotes préférés en temps réel.

Les favoris pour cette étape

  • Sébastien Loeb (Dacia) : Trois deuxièmes places au général, Loeb excelle sur sable. Avec Édouard Boulanger, il vise un coup d’éclat avant la marathon.
  • Nasser Al-Attiyah (Dacia) : Quintuple vainqueur, le Qatari domine traditionnellement les étapes naviguées. Fabian Lurquin sera clé.
  • Carlos Sainz (Ford) : L’Espagnol, quadruple lauréat, mise sur la fiabilité de sa Raptor pour enchaîner les chronos solides.
  • Yazeed Al-Rajhi (Toyota) : Tenant du titre, le Saoudien connaît parfaitement la région d’Al-Ula.
  • Henk Lategan (Toyota) : Deuxième en 2025, le Sud-Africain monte en puissance sur longues distances.

Ces pilotes mènent les débats au général après deux étapes, mais une surprise n’est pas exclue, comme l’an passé avec Lucas Moraes troisième.

En motos, Daniel Sanders reste favori, face à Adrien Van Beveren et ses compatriotes KTM.

Perspectives après cette étape clé

Cette troisième étape pourrait redessiner le classement avant l’entrée en marathon jeudi. Les écarts creusés ici pèseront lourd sur la suite, surtout avec le bivouac isolé à venir.

Les teams prépareront méticuleusement leurs machines ce soir à Al-Ula. Une bonne position au prologue et à l’étape 2 sera un atout précieux pour éviter la poussière.

Rendez-vous demain pour voir qui sortira du lot dans ce décor somptueux. Le Dakar 2026 réserve encore bien des surprises jusqu’au 17 janvier à Yanbu.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.