Craig Skinner, designer en chef de Red Bull Racing, a quitté l’équipe de Milton Keynes après deux décennies de service fidèle. Cette nouvelle, confirmée par l’écurie auprès d’Autosport, survient à un moment crucial, juste avant le début de la saison de Formule 1 2026.[1][2] Ingénieur diplômé de l’Université de Glasgow, Skinner avait rejoint Red Bull en 2006 en tant qu’ingénieur CFD, gravissant les échelons jusqu’à devenir un pilier du département aérodynamique et technique.
Son départ n’est pas lié aux tumultes récents au sein de l’équipe, mais il s’inscrit dans une vague de mouvements parmi les figures seniors. Red Bull affiche néanmoins une forme encourageante en pré-saison 2026, grâce à son premier moteur maison développé avec Ford.[3]

Le parcours exceptionnel de Craig Skinner chez Red Bull
Craig Skinner a intégré Red Bull au début de la saison 2006, en même temps que la légende du design Adrian Newey. Parti comme ingénieur en dynamique des fluides computationnelle (CFD), il a rapidement progressé au sein du département aérodynamique. Après quatre ans en tant que chef de l’aérodynamique, il accède au poste de designer en chef en 2022, collaborant étroitement avec Newey et le directeur technique Pierre Waché.
Son rôle a été déterminant dans la seconde ère de domination de Red Bull, couronnée par quatre titres consécutifs de Max Verstappen de 2021 à 2024. Les monoplaces comme la RB19, architecturée sous sa direction, ont marqué l’histoire par leur excellence aérodynamique. Skinner incarnait la continuité technique au sein d’une équipe en pleine mutation.
Malgré les rumeurs, Red Bull a officiellement annoncé son départ avec un communiqué sobre : « Après 20 ans au sein de l’équipe, Craig Skinner, notre directeur du design, quittera Red Bull ». L’écurie remercie son contribution sans préciser de successeur immédiat.[4]
Aujourd’hui, son expertise fait de lui un profil convoité, bien que sa destination reste inconnue. Son bilan reste gravé dans les annales de la F1.
Contexte des départs en cascade chez Red Bull
Red Bull traverse une période de transition intense. Adrian Newey a rejoint Aston Martin, Christian Horner a quitté son poste de team boss en juillet dernier, Jonathan Wheatley dirige désormais l’équipe Audi en F1, et Will Courtenay est passé chez McLaren en tant que directeur sportif.[1]
Laurent Mekies, ancien patron de Racing Bulls, a pris les rênes comme team principal, stabilisant l’équipe. Cette dernière a connu une résurgence en fin de saison 2025 et un début prometteur en pré-saison 2026. Le RB22, équipé du premier power unit interne avec Ford, impressionne par son déploiement énergétique efficace.
Ces départs n’ont pas ébranlé les performances immédiates. Au contraire, l’équipe milton-keynésienne défie les attentes avec son nouveau moteur. Découvrez plus sur les éloges pour le moteur Red Bull.
Malgré tout, ces mouvements soulèvent des questions sur la stabilité à long terme.
Impact potentiel sur Red Bull pour la saison 2026
Le départ de Skinner arrive à un moment sensible, avec les nouvelles réglementations 2026 mettant l’accent sur l’énergie électrique. Verstappen a critiqué ces monoplaces « anti-racing » et « pas fun », regrettant les efforts requis pour récolter l’énergie.[1] Lisez les déclarations de Max sur les F1 2026.
Sans Skinner, Pierre Waché devra porter la charge technique. Le RB22 montre déjà des signes prometteurs, mais la perte d’un vétéran comme lui pourrait peser sur les développements futurs.
Voici les principaux départs récents :
- Adrian Newey → Aston Martin
- Christian Horner → poste inconnu
- Jonathan Wheatley → Audi F1
- Will Courtenay → McLaren
- Craig Skinner → libre
Red Bull mise sur sa profondeur de banc pour compenser.
Réactions et perspectives pour l’équipe
Les observateurs saluent les 20 ans de Skinner, soulignant son rôle dans les succès récents. Red Bull perd son designer en chef juste avant le début de saison, titre Motorsport.com, reflétant l’ampleur de la nouvelle.
Verstappen, bien que critique des règlements, loue les efforts de l’équipe. Mekies, sous sa direction, vise à consolider cette dynamique.
L’avenir s’annonce compétitif avec Mercedes louant le moteur Red Bull, bien que des nuances persistent. Cette vague de départs pourrait être une opportunité de renouveau.
Le départ de Craig Skinner marque la fin d’une ère, mais Red Bull semble prêt pour 2026. Avec son power unit maison et Verstappen au volant, l’équipe reste favorite malgré les défis. L’arrivée d’un nouveau designer sera scrutée, tandis que la pré-saison promet des surprises. Ce qui compte, c’est la performance sur piste pour viser un nouveau titre.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.