La FIA a annoncé que les cinq constructeurs de moteurs de Formule 1 ont unanimes approuvé des changements dans la méthode de mesure du ratio de compression des moteurs V6 hybrides pour la saison 2026. Ces ajustements, effectifs dès le 1er juin, visent à contrôler ce paramètre aussi bien à froid qu’à chaud, répondant à une polémique qui enflammait les coulisses avant le coup d’envoi du championnat à Melbourne la semaine prochaine. Le ratio, limité à 16:1 pour favoriser l’arrivée de nouveaux acteurs comme Audi, faisait l’objet de soupçons sur une astuce technique permettant de l’augmenter en conditions réelles.
Cette décision, ratifiée par le Conseil mondial du sport automobile de la FIA, met fin à des semaines de tensions entre les manufacturiers. Elle intervient dans un contexte de révolution réglementaire majeure pour les power units, plus dépendants de l’énergie électrique.

Contexte du ratio de compression en F1 2026
Le ratio de compression mesure la capacité de compression du mélange air-carburant dans les cylindres d’un moteur. Pour 2026, la FIA l’a abaissé de 18:1 à 16:1 afin de simplifier la conception des moteurs et d’attirer des nouveaux venus. Cette mesure était initialement vérifiée uniquement à froid, en conditions statiques.[1][2]
Cette limite vise à équilibrer les performances entre les moteurs thermiques et électriques, qui représentent désormais 50 % de la puissance totale. Les ingénieurs doivent jongler avec des contraintes thermiques extrêmes, où la dilatation des matériaux peut altérer les dimensions internes.
La controverse a émergé lorsque des rivaux ont accusé certains de profiter d’une dilatation thermique pour dépasser 16:1 une fois le moteur chaud et en fonctionnement. Cela aurait conféré un avantage significatif en piste, surtout sur des circuits comme Albert Park.
Pour Laurent Mekies, directeur d’équipe chez Red Bull Powertrains, la clarté réglementaire est primordiale : « Nous demandons de la clarté. Dites-nous ce qui est autorisé, et le reste importe peu. »
Les tests de pré-saison ont déjà mis en lumière ces divergences d’interprétation, alimentant les spéculations avant le GP d’Australie.
La polémique autour des méthodes de mesure
Audi, Honda et Ferrari ont mené le lobby contre une interprétation jugée trop permissive des règles. Ils suspectaient Mercedes d’avoir conçu ses moteurs pour respecter 16:1 à froid lors des contrôles FIA, tout en atteignant des ratios supérieurs – jusqu’à 18:1 – sous charge.[3]
Mercedes a reçu des assurances sur la légalité de ses unités, mais les rumeurs persistaient. Red Bull-Ford, novice en fabrication de moteurs, craignait un déséquilibre dès le début de saison.
Andrea Stella de McLaren a qualifié cette saga de « politique typique de la F1 », soulignant les tensions habituelles avant les grands changements.[4]
Cette affaire rappelle des controverses passées, comme les flexi-ailes ou les ailerons escamotables, où l’ingéniosité frôle la tricherie. La FIA a réagi rapidement avec un vote électronique, accordant 10 jours aux manufacturiers.
La controverse du ratio de compression 16:1 en F1 2026 persiste avant le GP d’Australie, comme le détaille un article récent sur le site.
La solution de compromis adoptée par la FIA
La FIA a proposé de mesurer le ratio à la fois à froid et à chaud dès le 1er juin 2026, puis uniquement à chaud (130 °C) à partir de 2027. Tous les constructeurs – Mercedes, Ferrari, Honda, Audi et Red Bull-Ford – ont voté oui.[5]
Dans un communiqué, la FIA souligne : « Un effort significatif a été investi pour trouver une solution à la question du ratio de compression, clé pour attirer les nouveaux entrants. »
Ce changement mid-saison évite une crise en pleine campagne, tout en permettant des apprentissages des premières courses. Les données de tests pré-saison et des Grands Prix initiaux seront analysées.
Les équipes pourront adapter leurs moteurs sans pénalités rétroactives, préservant la sportivité. Audi demande à la FIA d’agir sur la polémique des taux de compression en F1 2026, un appel qui a porté ses fruits.
Implications pour le début de saison et au-delà
Le GP d’Australie, prévu la semaine prochaine, se déroulera sous les anciennes règles jusqu’en juin. Les pilotes devront optimiser la gestion énergétique des nouveaux power units, plus exigeants électriquement.
La FIA surveillera les stratégies d’énergie harvesting, potentiellement draconiennes. Des évaluations continues sont prévues.
- Avantages potentiels du nouveau système : Équité accrue entre manufacturiers.
- Risques : Perte de puissance pour certains en transition.
- Pour les newcomers : Audi bénéficie d’un cadre plus stable.
- Impact piste : Moins d’écart en qualifications sur circuits chauds.
Cette résolution renforce la crédibilité des règlements 2026, l’une des plus grandes révolutions depuis des années. Pour plus de détails sur les règlements techniques, consultez le document officiel de la FIA.
Les fans attendent un championnat disputé, où la fiabilité des moteurs sera cruciale dès Melbourne.
Cette affaire illustre la complexité des nouveaux règlements, mais l’unanimité des constructeurs augure d’une saison apaisée. Le GP d’Australie révélera si les power units tiennent leurs promesses de spectacle, avec un œil sur les évolutions de juin. L’équité restaurée pourrait pimenter la lutte au championnat.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.