Confiance de Ferrari avant le Grand Prix de Las Vegas en Formule 1 2025 : une Scuderia qui croit en ses chances
Malgré une saison 2025 contrastée marquée par des difficultés techniques et l’absence de victoire, Ferrari aborde le Grand Prix de Las Vegas avec un optimisme mesuré mais tangible. Les premières séances d’essais libres, jeudi 20 novembre, ont révélé un potentiel encourageant de la SF-25 sur le circuit du Strip, où Charles Leclerc a immédiatement signé le meilleur temps. Cette performance rappelle les bons souvenirs des éditions précédentes, où le Monégasque avait toujours brillé, mais l’équipe de Maranello reste prudente face à une concurrence exacerbée.
La confiance de Ferrari avant le Grand Prix de Las Vegas en Formule 1 2025 repose sur des fondations solides : le rythme affiché dès les EL1, une connaissance parfaite des exigences du tracé névadien, et l’expérience de pilotes qui savent exploiter les forces de leur monoplace. Pourtant, le spectre d’une saison compliquée plane encore, avec sept podiums mais zéro victoire en 21 courses. Cette dualité entre performance ponctuelle et régularité manquante définit l’approche de la Scuderia pour ce week-end décisif.

Leclerc domine les essais et inspire la confiance de Ferrari avant le Grand Prix de Las Vegas en Formule 1 2025
Un vendredi positif malgré les interruptions
Charles Leclerc a immédiatement mis les pendules à l’heure en bouclant les essais libres 1 avec le chrono de référence en 1’34”802 sur pneus tendres. Ce temps affiché dès la première journée confirme les prédictions qui plaçaient Ferrari parmi les favoris sur ce circuit de « stop and go » qui privilégie la puissance moteur et la stabilité en ligne droite. Le Monégasque a pu tester différents réglages et composés, alternant entre mediums et tendres pour évaluer le comportement de sa SF-25 sur une piste particulièrement sale et glissante en début de séance.
La deuxième séance a été plus chaotique, interrompue à deux reprises par une plaque d’égout desserrée sur le tracé. Ces interruptions ont empêché Leclerc et Lewis Hamilton de boucler des tours chronométrés représentatifs sur le composé le plus rapide. Dans les derniers minutes, Leclerc a même dû s’arrêter dans l’échappatoire, suspectant un problème de boîte de vitesses. Il s’agissait en réalité d’un simple malentendu concernant le volant, comme il l’a expliqué lui-même : “Le volant était remis, il y a eu une incompréhension mais je pense que tout ira bien.” Les commissaires n’ont finalement infligé aucune pénalité, concluant que le pilote avait agi de bonne foi.
Un historique favorable sur le circuit du Strip
Les performances de Leclerc à Las Vegas ne sont pas une surprise. Lors des deux précédentes éditions, il a toujours signé la pole position en 2024 et terminé sur la deuxième marche du podium à chaque fois. Cette connaissance du tracé et cette capacité à extraire le maximum de son package dans des conditions de température extrême rassurent l’équipe. “Honnêtement, nous ne sommes pas mal placés, mais il faut attendre pour se faire une idée”, a-t-il déclaré avec la prudence qui le caractérise.
Cette année, la donne est cependant différente. McLaren, initialement attendue en difficulté sur ce circuit, a surpris par son rythme et s’ajoute à la liste des prétendants. Red Bull et Mercedes restent également des menaces constantes. Leclerc l’admet sans détour : “La Mercedes est très forte et, évidemment, McLaren et Red Bull sont aussi dans la lutte, donc ça va être serré. J’espère juste que nous pourrons progresser à partir de maintenant et nous battre pour la pole demain.”
Hamilton retrouve du rythme et renforce la confiance de Ferrari avant le Grand Prix de Las Vegas en Formule 1 2025
Des progrès constants malgré un classement trompeur
Si Lewis Hamilton a terminé la journée en dixième position, son ressenti est nettement plus positif que ne l’indique le tableau des temps. Le septuple champion du monde a bouclé 43 tours au total et a constaté des améliorations significatives entre les deux séances. “FP2 was a good session. We made some strong changes and the car felt a lot better than it did in FP1”, a-t-il confié à l’équipe.
Les multiples drapeaux jaunes et rouges l’ont empêché d’exprimer son plein potentiel sur les pneus tendres, mais la direction de course semble prometteuse. Hamilton s’est particulièrement bien senti dans le premier secteur, où la SF-25 a montré une bonne stabilité et une adhérence encourageante malgré les basses températures. “Je me sentais bien en EL1, et on a amélioré la voiture en EL2”, a-t-il renchéri, soulignant le travail acharné de ses ingénieurs.
Une adaptation réussie aux conditions complexes
La piste évolutive de Las Vegas représente un défi unique en Formule 1. La surface particulièrement sale en début de session et les températures glaciales nocturnes obligent les équipes à anticiper les évolutions de comportement de la voiture. Ferrari a montré sa capacité à s’adapter rapidement, avec des temps de tours qui chutaient à chaque passage. Les ingénieurs de la Scuderia ont pu collecter des données précieuses sur les deux types de pneus secs disponibles, même si les longs relais n’ont pas pu être effectués à cause des interruptions.
Lewis Hamilton insiste sur l’importance de cette première journée : “C’était plutôt correct. On est tous dans le même bateau mais je suis impatient pour demain.” Cette sérénité contrastée avec les critiques publiques du président John Elkann après les déboires de Sao Paulo révèle une équipe qui semble avoir tourné la page sur les tensions internes pour se concentrer sur la performance pure.
Les enjeux techniques et stratégiques pour Ferrari à Las Vegas 2025
Un circuit qui masque les faiblesses de la SF-25
La configuration du tracé de Las Vegas, avec ses longues lignes droites et ses freinages violents, avantage intrinsèquement la Ferrari SF-25. La puissance du moteur Ferrari et l’efficacité des freins s’expriment pleinement sur ce type de circuit « stop and go », où la downforce pure est moins critique que sur les circuits sinueux. Les difficultés aérodynamiques qui ont empoisonné la saison de la Scuderia trouvent ici une compensation partielle.
Cette particularité explique pourquoi Ferrari avait identifié cette épreuve comme une de ses dernières chances de succès avant la fin de saison. Les données collectées jeudi confirment cette intuition. Le rythme en configuration basse charge aérodynamique était solide, et la gestion des pneus semble plus simple que sur d’autres tracés. L’équipe a réalisé 98 tours au total, fournissant aux ingénieurs un échantillon statistique conséquent pour affiner les réglages avant les qualifications.
Les questions en suspens avant la course
Plusieurs incertitudes planent néanmoins sur le week-end. Les conditions météorologiques annoncent une piste potentiellement humide pour samedi, ce qui bouleverserait toutes les données acquises jeudi. Ferrari tente déjà d’anticiper ces évolutions : “Il s’agit surtout d’essayer d’anticiper les conditions de demain et de s’assurer de bien démarrer”, explique Leclerc.
Deuxième interrogation : la fiabilité. Le faux problème de boîte de vitesses rencontré par Leclerc en EL2, aussi bénin soit-il, rappelle que la SF-25 n’a pas toujours été la plus fiable des monoplaces cette saison. L’équipe doit rester vigilante sur ce point. Enfin, la stratégie pneumatique sera cruciale. Avec seulement deux séances d’essais perturbées, les ingénieurs disposent de peu d’informations sur la dégradation en course, un facteur qui a souvent été le talon d’Achille de Ferrari en 2025.
Les déclarations qui traduisent la confiance de Ferrari avant le Grand Prix de Las Vegas en Formule 1 2025
Le pragmatisme de Leclerc
Le ton des pilotes Ferrari est à l’image de leur équipe : mesuré mais résolument optimiste. Leclerc refuse de s’embrasser après une simple séance d’essais, mais ses mots laissent transparaître une vraie confiance : “Je pense que le rythme était solide aujourd’hui. J’ai déjà des idées assez claires quant à ce que je veux faire sur la voiture pour l’améliorer, et nous verrons demain si ces choix étaient les bons.”
Cette approche méthodique caractérise la nouvelle Ferrari, qui a appris de ses errements précédents. Le pilote monégasque ne promet pas la victoire, mais il n’exclut rien : “J’espère que l’on pourra progresser et se battre pour la pole demain.” Cette ambition mesurée constitue déjà un progrès par rapport aux déclarations d’apitoiement qui ont parfois marqué les mauvais week-ends de la saison.
L’expérience de Hamilton comme catalyseur
L’arrivée de Lewis Hamilton en 2025 a apporté une autre dimension à l’analyse de la performance chez Ferrari. Son expérience des titres mondiaux et des courses gagnées dans des conditions extrêmes s’avère précieuse. Malgré les tensions rapportées dans la presse après Sao Paulo, l’attitude du Britannique à Las Vegas est celle d’un leader qui tire l’équipe vers le haut.
Son approche constructive contraste avec les difficultés de la saison. “C’était un vendredi positif, notre rythme était positif aujourd’hui”, a-t-il commenté, choisissant délibérément de se focaliser sur les aspects encourageants. Cette influence positive pourrait bien être le ciment dont Ferrari a besoin pour transformer une performance d’essais en résultat en course, une conversion qui a trop souvent fait défaut cette année.
Ce que signifie cette confiance pour la fin de saison de Ferrari
La confiance de Ferrari avant le Grand Prix de Las Vegas en Formule 1 2025 ne repose pas sur une illusion mais sur des données concrètes et une connaissance du circuit qui fait défaut à certains concurrents. Après 21 courses sans victoire, la pression atteint son paroxysme. Une performance solide à Las Vegas, même sans succès ultime, permettrait de valider la direction technique prise pour 2026 et de terminer la saison sur une note positive.
L’enjeu dépasse le simple résultat d’une course. Il s’agit de confirmer que les modifications apportées à la SF-25, les feedbacks des pilotes, et les ajustements d’ingénierie portent leurs fruits. Pour Lewis Hamilton, qui connaît sa première saison chez Ferrari, décrocher un podium ici signerait une forme de rédemption personnelle et collective. Pour Charles Leclerc, qui a tant souffert des errances stratégiques et techniques de son équipe, une qualification en première ligne serait une démonstration de force.
La Scuderia aborde donc ce week-end avec la ferme intention de transformer une confiance mesurée en performance mesurable. Les essais libres ont montré que la voiture était compétitive. Reste maintenant à confirmer lors des qualifications et de la course. Comme l’a résumé Leclerc : “Mais cette journée a été positive, je pense que le rythme était solide aujourd’hui.” Cette solidité, si elle se confirme, pourrait enfin offrir à Ferrari la victoire qui lui échappe depuis trop longtemps.
Pour comprendre comment Ferrari a abordé les autres courses américaines de cette saison 2025, consultez notre analyse détaillée des performances de la Scuderia à Austin et Miami. L’impact des circuits urbains sur la SF-25 dans nos précédents articles techniques vous aidera également à mesurer les véritables enjeux de ce week-end décisif.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.