La semaine a été particulière en Formule 1 : les voitures ont roulé pour la première fois en 2026, mais le public n’a reçu que des informations au compte-gouttes. Le shakedown de Barcelone, fermé au public en raison des nouveaux règlements, a fait parler. Williams a choisi de ne pas y participer en raison de « retards dans le programme FW48 », relançant les souvenirs de 2024 avec une voiture en retard et en surpoids.[1]
James Vowles, le patron de l’équipe, a tenu à écarter les comparaisons. Il a expliqué que Williams aurait pu être présent, mais au prix d’un chamboulement des pièces de rechange et des mises à jour pour les premières courses. Avec Alex Albon et Carlos Sainz au volant, et une ascension de la dernière à la cinquième place en cinq ans, l’équipe vise un nouveau palier en 2026.

Les raisons stratégiques du forfait à Barcelone
Williams a pris une décision difficile en manquant le shakedown de cinq jours à Barcelone. Les retards de production sur la FW48 ont été cités, mais Vowles insiste : ce n’était pas une question de surpoids majeur. L’équipe a préféré éviter de compromettre ses réserves pour le début de saison.
Malgré l’absence physique, Williams maintient une présence sur place. « Oui, j’ai des boots on the ground et des individus là-bas », a confirmé Vowles lors d’une table ronde médias, incluant Autosport. Cela permet de recueillir des données indirectes sans risquer la fiabilité.
Les team bosses s’accordent : en 2026, avec les changements réglementaires massifs, ce n’est pas le début qui compte, mais la fin de saison. Le développement rapide sera clé, rendant ce shakedown moins critique qu’il n’y paraît.
Vowles reste optimiste : « Ce ne sera une surprise pour aucun d’entre vous, mais je pense que nous sommes bien positionnés pour un bon championnat. » L’équipe mise sur une fiabilité immédiate à Bahreïn.
Pour en savoir plus sur les retards de production, cet article détaillé d’Autosport éclaire la position de Vowles.
L’avantage du partenariat avec Mercedes
Le lien avec Mercedes est un atout majeur pour Williams. Fournisseur de moteur et de boîte de vitesses, Mercedes domine les attentes pour le titre constructeurs 2026, comme en 2014 lors du dernier changement de règlement.
À Barcelone, George Russell et Andrea Kimi Antonelli ont bouclé 183 tours cumulés, avec une simulation de course complète pour le second dès le troisième jour. Impressionnant pour un shakedown.
« Nous avons l’unité de puissance fournie par Mercedes, la boîte fournie par Mercedes, donc les apprentissages qu’ils font cette semaine à Barcelone nous profiteront à Bahreïn », explique Vowles. Cela compense largement l’absence.
Mercedes impressionne « dès la sortie de la boîte », selon Vowles, aux côtés de Red Bull et Ferrari qui ont aussi brillé malgré leurs nouveaux moteurs. Les temps de Barcelone restent anecdotiques.
Vowles, ancien de Mercedes, loue leur respect du calendrier. Pour Williams, ces données partagées sont un avantage stratégique inestimable.
Le Virtual Test Track comme solution alternative
Au lieu de Barcelone, Williams opte pour le VTT, Virtual Test Track. Ce système simule un test piste avec la voiture physique (sans ailerons) sur un banc d’essai.
« Vous caractérisez votre système de refroidissement, comprenez où il en est, faites tourner le moteur, la boîte, etc., sous charge », décrit Vowles. Il mime des scénarios comme Singapore ou Bahreïn, ou des conditions météo variées.
Contrairement à la piste, le VTT offre un environnement contrôlé, synchronisé avec le code des autres équipes. Utile pour énergie, ECU et fiabilité.
Particulièrement précieux pour le nouveau système de refroidissement de Williams, différent des précédents. Il adresse aussi les soucis de fiabilité de l’an dernier.
« C’est un apprentissage inestimable, même si ce n’est pas la piste », admet Vowles. Avec le froid à Barcelone, le VTT n’est pas si mal.
Les six jours à Bahreïn (11-13 et 18-20 février) permettront de valider tout cela. Williams vise une voiture fiable dès le premier tour.
Perspectives pour Bahreïn et la saison 2026
Bahreïn sera le vrai test, où les performances émergeront. Vowles est confiant : « Je suis sûr que nous ne serons pas en retard. »
Mercedes reste favorite, mais Red Bull et Ferrari surprennent avec leurs nouveaux moteurs. Williams bénéficie de l’avance Mercedes.
Si la situation persiste à Bahreïn, l’alarme retentira. Mais pour l’instant, les nuages se dissipent.
Sur ce sept points clés d’Autosport, découvrez les leçons de ce shakedown manqué.
L’absence de Williams à Barcelone n’est pas un drame, mais une décision stratégique. Avec Mercedes en toile de fond et le VTT en action, l’équipe est prête pour une saison forte. Le vrai verdict tombera à Bahreïn, où la fiabilité prima. Williams, en pleine ascension, pourrait bien surprendre en 2026.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.