Comment Red Bull compte apaiser le mécontentement de Verstappen sur les règles F1 2026

F1

Il y a moins d’un an, des rumeurs insistantes faisaient état d’un possible départ de Max Verstappen chez Red Bull, voire de la Formule 1. Les performances décevantes de l’équipe au début de la saison 2024 avaient activé une clause de performance dans son contrat, et le pilote néerlandais semblait perdre tout intérêt pour la discipline, se tournant vers le sim racing et les courses d’endurance. Un changement de direction et une remontée en puissance avaient redressé la barre, mais Red Bull ne veut pas revivre cette situation avec les nouvelles règles 2026.

Aujourd’hui, la franchise de Verstappen face aux monoplaces de la nouvelle génération inquiète à nouveau. Le quadruple champion du monde compare ces voitures à de la « Formule E sous stéroïdes », critiquant leur lenteur en virages rapides – jusqu’à 50 km/h de moins – et leur focus sur la gestion d’énergie, jugé « anti-course » et peu amusant. [1] [2]

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Les critiques de Max Verstappen sur les nouvelles monoplaces

Verstappen n’a pas mâché ses mots lors des premiers essais à Bahreïn. Il a même refusé initialement de piloter la RB22 en simulateur, affirmant que cela « n’aide pas à rester en F1 ». Pour lui, ces réglementations transforment la F1 en un exercice de patience frustrant, loin du spectacle pur qu’il affectionne.

Ces remarques publiques embarrassent les parties prenantes, de la FIA au détenteur des droits commerciaux, déjà agité par les fuites négatives du paddock. Verstappen, l’un des pilotes les plus bankables, jette ainsi le doute sur son avenir en Grand Prix, rappelant les tensions de 2024.

Malgré cela, Red Bull sait que son pilote est pragmatique. Les victoires en course ont toujours été le meilleur remède à ses frustrations passées. L’équipe autrichienne mise là-dessus pour le reconquérir.

Les échos dans le paddock sont similaires. D’autres pilotes expriment des réserves sur la philosophie énergétique des nouvelles règles, mais Verstappen est le plus virulent, amplifiant la pression sur son employeur.

La réponse pragmatique de Pierre Waché et Red Bull

Pierre Waché, directeur technique de Red Bull, a balayé toute idée de cajolerie personnelle. « Ce n’est pas mon objectif de le rendre heureux », a-t-il déclaré. « Nous pouvons le rendre heureux en gagnant les courses. Mon job et celui de l’équipe est de lui fournir l’outil pour se battre devant. » [3]

Pour Waché, les regrets de Verstappen sur les réglementations relèvent de la FIA. Red Bull se concentre sur ce qu’elle contrôle : développer une voiture rapide. La gestion d’énergie et la patience requise sont des débats externes.

Cette approche reflète la philosophie Red Bull : résultats avant tout. En 2024, une voiture compétitive avait suffi à calmer les ardeurs de départ de Verstappen. L’histoire pourrait se répéter si la RB22 performe.

Waché insiste sur l’amélioration continue, sans se laisser distraire par les jeux de poker menteur en essais. L’équipe sait que masquer sa vitesse est la norme en pré-saison.

Les leçons des premiers essais à Bahreïn

Les essais de la première semaine à Bahreïn ont confirmé un ordre flou. Toutes les équipes, sauf peut-être Aston Martin, ont masqué leur potentiel. Mercedes pointe du doigt le moteur Red Bull comme référence en déploiement d’énergie sustained, tandis que McLaren et Ferrari observent de près. [4]

Red Bull se positionne en quatrième force selon ses analyses internes. « Nous ne sommes pas la référence, c’est sûr. Ferrari, Mercedes et McLaren sont devant nous », admet Waché. Les runs à carburants et puissances variables rendent les comparaisons hasardeuses.

Voici un aperçu des positions perçues après les essais :

  • Ferrari : Solide en traction et long runs.
  • Mercedes : Meilleurs temps absolus, malgré les doutes sur leur PU.
  • McLaren : Équilibrée, avec Piastri en forme.
  • Red Bull : Quatrième, avec des faiblesses en virages lents.

Comme cet article le détaille, Red Bull anticipe une bataille rude. Les rivaux minimisent aussi, jouant la carte de la prudence.

Les premiers tours de la RB22 avec son moteur maison-Red Bull Ford ont été positifs en fiabilité, mais le chassis montre des marges de progression. Verstappen et Isack Hadjar ont accumulé du mileage précieux.

Les défis des nouvelles règles et l’avenir de Red Bull

Les monoplaces 2026, plus légères et axées sur l’énergie, divisent. La FIA défend sa vision durable, mais les pilotes comme Verstappen regrettent le manque de vitesse pure. Les craintes sur la gestion d’énergie semblent s’apaiser progressivement, selon les observateurs.

Red Bull, avec son premier moteur maison, doit prouver sa compétitivité. Les claims de Mercedes sur un avantage minime en compression ratio sont balayés par Verstappen. L’équipe mise sur le développement rapide.

Pour plus de détails sur les critiques persistantes de Verstappen, cet entretien sur Motorsport.com est éclairant.

La pression est sur : un championnat à gagner pour retenir son étoile.

Red Bull sait que seule une voiture dominante calmera Verstappen. Si les victoires affluent, ses doutes sur les règles 2026 s’effaceront vite, comme en 2024. L’enjeu pour le titre reste entier, avec Ferrari, Mercedes et McLaren en embuscade. La saison s’annonce passionnante, malgré les controverses réglementaires.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.