Ferrari a surpris le paddock de Formule 1 lors des essais pré-saison à Bahreïn avec sa SF-26. L’équipe italienne a dévoilé une aile arrière innovante qui pivote à 180 degrés, optimisant le volume réglementaire derrière l’échappement. Cette conception audacieuse n’est pas seulement une première pour 2026, elle évoque des souvenirs du passé.[1][2]
Au-delà de ce mécanisme rotatif, les ingénieurs de Maranello ont repenser tout le système de contrôle. Cette aile, testée avec succès lors des dernières journées à Bahreïn, promet de réduire la traînée sur les lignes droites tout en maintenant l’appui en courbe. Découvrez plus sur cette aile à 180 degrés testée à Bahreïn.

L’innovation majeure de Ferrari à Bahreïn
Ferrari a introduit sa SF-26 avec une aile arrière qui se retourne complètement, une première dans l’histoire récente de la F1. Ce design exploite pleinement les nouvelles réglementations 2026, qui autorisent une plus grande liberté pour minimiser la consommation d’énergie. Lors des essais, Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont pu valider sa performance, avec des temps compétitifs malgré les contraintes des nouveaux moteurs hybrides.[1]
Le pivot de rotation a été déplacé vers le centre, connecté directement à l’actionneur. L’extrémité du premier élément a été élargie pour accommoder cette géométrie. Cette évolution permet une rotation fluide sans dépasser les volumes réglementaires en position fermée.
Les rivaux ont été impressionnés, comme en témoigne la couverture médiatique immédiate. McLaren et Red Bull ont noté l’avantage potentiel en ligne droite, mais Ferrari insiste sur la fiabilité. Sur certains circuits, le système pourrait s’activer jusqu’à quatre fois par tour, testant les limites mécaniques.
La Scuderia a aussi apporté des mises à jour sur la centrale et la boîte de vitesses pour supporter ces charges élevées. Fred Vasseur, team principal, a souligné l’approche agressive dès le début de saison.[3]
Enfin, cette innovation s’inscrit dans une stratégie globale, avec une aérodynamique active à l’avant et à l’arrière, marquant un virage vers plus de spectacle en 2026.
Le système d’actionneur intégré dans l’endplate
Pour permettre une rotation de 180 degrés, Ferrari a abandonné l’actionneur central traditionnel sur le plan principal. Cet emplacement limitait les mouvements en raison de l’espace physique. Les ingénieurs ont donc intégré l’actionneur directement dans l’endplate, une solution sophistiquée devant résister à des charges extrêmes.
Les actionneurs arrière sont généralement volumineux, forçant certaines équipes à masquer les pertes en redesignant la section centrale du dernier élément. Chez Ferrari, la miniaturisation est poussée à l’extrême, garantissant un fonctionnement précis malgré les vitesses plus élevées et les flaps plus grands.
Un mécanisme de sécurité est obligatoire : en cas de panne, les flaps reviennent automatiquement en position fermée. Cela respecte les règles FIA, qui exigent une redondance pour la sécurité. Les débats sur les moteurs Mercedes en 2026 montrent que la FIA veille de près aux innovations, un contexte similaire pour l’aile de Ferrari.
La fiabilité devient critique avec une utilisation intensive. Sur des pistes comme Monza ou Baku, les activations multiples par tour mettront ce système à l’épreuve. Ferrari a déjà validé sa robustesse à Bahreïn.
Cette approche diffère des DRS classiques, en offrant une rotation complète plutôt qu’un simple ouverture.
Parallèles fascinants avec Mercedes en 2011
L’actionneur dans l’endplate rappelle directement Mercedes en 2011. L’équipe de Brackley avait présenté un système similaire, controversé car à l’origine du double DRS, finalement interdit. Bien que les concepts diffèrent – rotation 180 degrés vs ouverture partielle – la similarité technique saute aux yeux.
En 2011, lors du GP d’Espagne, Michael Schumacher et Nico Rosberg menaient avec cette configuration. L’endplate abritait l’actionneur, masquant potentiellement des avantages illégaux. Ferrari n’utilise pas cela pour un double effet, mais recycle l’idée pour les exigences 2026.
Les charges sont bien plus élevées aujourd’hui : vitesses supérieures, flaps élargis, et activation plus fréquente. Mercedes 2011 gérait des ouvertures simples ; Ferrari affronte une rotation complète sous contraintes accrues.
Cette résurgence de concepts passés montre comment les règlements évoluent. Les ingénieurs de Maranello ont adapté l’idée aux volumes 2026, validés par la FIA. L’article détaillé sur Motorsport.com compare précisément ces designs.
Pour illustrer les différences :
- Mercedes 2011 : Actionneur endplate pour double DRS, controversé et banni.
- Ferrari 2026 : Rotation 180°, approuvée pour réduction traînée.
- Commun : Intégration endplate pour espace optimisé.
Cette inspiration historique souligne la continuité en F1.
Défis réglementaires et techniques
Les règles 2026 offrent des exceptions : l’aile n’a plus à rester entièrement dans le boîtier réglementaire pendant le mouvement. Cela permet une rotation quasi verticale sans infraction. La FIA a approuvé cette solution, malgré les débats sur les volumes maximaux.
La position fermée respecte strictement les limites, mais l’ouverture libère les équipes pour innover. Ferrari a ajusté le pivot et élargi les éléments pour fluidité.
Reliabilité et sécurité dominent : miniaturisation sous hautes charges, activations multiples, retour automatique en cas de panne. Les essais à Bahreïn ont confirmé zéro incident majeur.
Autres défis incluent l’intégration avec les nouveaux moteurs hybrides 50/50, sans MGU-H, et le mode “droit” pour dépassements.
| Aspect | Défi 2026 | Solution Ferrari |
|---|---|---|
| Charges | Plus élevées | Actionneur renforcé |
| Fréquence | Jusqu’à 4x/tour | Miniaturisation endplate |
| Sécurité | Retour auto | Mécanisme intégré |
| Réglement | Volumes ouverts | Pivot centralisé |
Ces avancées positionnent Ferrari en leader précoce.
Ferrari ouvre une nouvelle ère avec la SF-26, où passé et futur se croisent dans l’innovation. Si cette aile excelle en piste, elle pourrait dicter les évolutions rivales. Les premiers Grands Prix révéleront son impact sur le championnat, avec Leclerc et Hamilton en fer de lance. Reste à voir si la fiabilité tiendra face à l’intensité 2026.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.