Comment chaque équipe F1 2026 s'est comportée jusqu'ici

Après trois manches disputées sur des circuits aux caractéristiques très différentes – Melbourne, Shanghai et Suzuka –, la saison 2026 de Formule 1 offre un premier aperçu des forces en présence dans cette nouvelle ère réglementaire audacieuse. Mercedes a réalisé un sans-faute en remportant les trois premières courses, tandis que des questions se posent chez Williams et Aston Martin, en grande difficulté. Voici un bilan complet des onze équipes, classées selon leur position au championnat des constructeurs après Suzuka.[1][2]

Ce début de saison met en lumière la supériorité des moteurs Mercedes, mais aussi les défis d’adaptation pour les nouveaux venus comme Red Bull en tant que motoriste ou les équipes clientes. Les châssis, les stratégies d’énergie et la fiabilité émergent comme des facteurs clés.

f1-2026-constructors-standings_0.png

Classement des constructeurs après trois courses

  • Mercedes : 1er, 135 points (3 victoires)
  • Ferrari : 2e, 90 points
  • McLaren : 3e, 46 points
  • Haas : 4e, 18 points
  • Alpine : 5e, 16 points
  • Red Bull : 6e, 16 points
  • Racing Bulls : 7e, 14 points
  • Audi : 8e, 2 points
  • Williams : 9e, 2 points
  • Cadillac : 10e, 0 point
  • Aston Martin : 11e, 0 point[1]

Ce tableau reflète une hiérarchie claire, avec Mercedes intouchable pour l’instant. Les midfielders comme Haas surprennent positivement.

Mercedes : la référence absolue

Mercedes a démarré la saison 2026 de manière impeccable, rappelant son domination de 2014 avec des moteurs de pointe. L’équipe a enchaîné trois victoires consécutives, grâce à une W17 excellente dans tous les domaines. Kimi Antonelli, en deuxième année, a mûri et remporté deux des trois courses, rivalisant avec George Russell.[3]

La puissance du moteur Mercedes n’éclipse pas les qualités du châssis, bien équilibré. Antonelli mène le championnat des pilotes, confirmant les espoirs placés en lui. Comme analysé dans notre article sur Antonelli en tête du championnat, sa constance impressionne.

Toto Wolff, CEO et team principal, tempère l’euphorie : « Les gens ont appris à optimiser ces systèmes. Miami sera un redémarrage. Il faut garder les pieds sur terre, nous n’avons couru que trois courses. » Cette humilité masque une confiance en des structures solides et des pilotes au top.

Les upgrades en préparation pour Miami pourraient creuser l’écart. Mercedes semble avoir parfaitement assimilé les nouvelles règles énergétiques. Les rivaux doivent innover pour contrer cette machine.

Ferrari : un dauphin prometteur

Ferrari a surpris positivement avec un début solide, après le déclin de 2022-2025. Son moteur n’égale pas Mercedes, mais un turbo plus petit offre un avantage au départ, au détriment de la distance de course. Le châssis plaît à Charles Leclerc et Lewis Hamilton, signe encourageant.

L’innovation revient avec un aileron arrière rotatif et d’autres astuces. Leclerc et Hamilton s’entendent bien, maximisant les résultats. Ferrari vise des gains partout pour défier Mercedes.

Fred Vasseur, team principal, explique : « Nous avons beaucoup de travail comme tout le paddock. Après trois courses, nous avons de bonnes données pour identifier nos forces et faiblesses. Il faut progresser dans chaque domaine. »

Ce bon départ valide les investissements massifs. Miami pourrait voir les premiers upgrades. Ferrari reste en embuscade.

McLaren : adaptation difficile mais encourageante

Les champions en titre ont connu un début chaotique. Oscar Piastri a crashé en Australie avant le départ, et des problèmes de batterie Mercedes ont stoppé les deux pilotes en Chine. L’équipe acclimate ses moteurs compétitifs.

Piastri a brillé avec une deuxième place au Japon après avoir mené tôt. McLaren progresse en setup et déploiement d’énergie, se rapprochant de Ferrari en qualifs. Derrière Mercedes, mais pas loin.

Andrea Stella, team principal : « Il y a des signes de progrès en performance et compétitivité, surtout avec le moteur. Nous qualifions avec Ferrari, mais Mercedes est un cran au-dessus. Des upgrades sont nécessaires. »

L’optimisme grandit pour la course au développement. McLaren pourrait surprendre bientôt.

Haas : la surprise du midfield

Haas, plus petite équipe, occupe la quatrième place avec 18 points, devant Red Bull. Oliver Bearman, protégé Ferrari, impressionne avec une cinquième place en Chine et plus de maturité. Son talent naturel s’affine.

Le VF-26 montre une cohérence issue des apprentissages passés. Ayao Komatsu, team principal : « C’est extrêmement encourageant. Cette réglementation est un énorme défi, et nous avons poussé le développement fin 2025. »

Haas excelle en courbes, comme en Chine. Les plus grandes surprises de la saison, comme Haas, sont détaillées ici.[4]

Bearman sécurise son avenir chez Ferrari. L’équipe mise sur la constance.

Alpine : le meilleur début en années

Alpine réalise son meilleur départ depuis longtemps, récompensée par son focus sur 2026 au détriment de 2025. Après un Australie compliqué, progrès majeurs avec les moteurs Mercedes. Pierre Gasly brille en qualifs, Franco Colapinto score en Chine.

Gasly : « C’est la meilleure voiture de ma carrière, avec un fond solide. Nous trouvons de la performance partout, et des améliorations arrivent à Miami. »

L’A526 révèle son potentiel. Alpine devance Red Bull.

Red Bull : perdu dans la nouvelle ère

Red Bull, dominateur des anciennes règles, semble désorienté. Son moteur Red Bull-Ford surprend positivement, mais le châssis souffre de défauts fondamentaux, lent d’une seconde face à Mercedes.

Max Verstappen et Isack Hadjar peinent avec l’équilibre. Laurent Mekies, team principal : « Nous sommes une force distante. Il y a des problèmes sous-jacents et d’extraction de performance. »

Départs de figures clés comme Gianpiero Lambiase aggravent la situation. Urgence pour Miami.

Racing Bulls et Williams : le midfield discret

Racing Bulls score à chaque course avec un VCARB 02 équilibré. Arvid Lindblad, rookie, adapte vite avec points et Q3. Alan Permane : « Heureux d’avoir marqué partout. Upgrades à Miami. »

Williams déçoit après 2025. Voiture lourde, manque de développement, soucis d’énergie. James Vowles : « Le Japon est une ligne dans le sable. Miami doit nous voir scorer. »

Aston Martin et Cadillac : en queue de peloton

Aston Martin vit un cauchemar avec Honda : vibrations, fiabilité nulle, moteur lourd. Fernando Alonso finit enfin au Japon. Mike Krack : « Objectif modeste atteint avec une voiture. Grande montagne à gravir. »

Cadillac, novice, est respectable mais lent. Sergio Perez et Valtteri Bottas visent le développement. Perez : « Prometteur, mais il faut out-développer les rivaux. »

Audi marque 2 points malgré un moteur correct mais mauvais départs. Mattia Binotto : « L’écart vient du PU, mais nous avons un plan. »

La pause avant Miami sera cruciale. Mercedes mène, mais les upgrades pourraient tout changer. Haas et Alpine confirment leur montée, tandis que Red Bull et Aston doivent réagir vite pour sauver leur saison.[5]

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.