La première épreuve de Martinsville en 2026 a secoué le classement de la Nascar Cup Series. Chase Elliott (Hendrick Motorsports) a remporté la victoire grâce à un pari stratégique audacieux en fin de course, devançant Denny Hamlin qui avait dominé les deux premiers segments.[1][2] Tyler Reddick conserve la tête du championnat malgré sa 15e place, sa pire performance de la saison, réduisant son avance sur Ryan Blaney de 95 à 82 points. Bubba Wallace, son coéquipier chez 23XI Racing, a subi un abandon (DNF) et chute de la 3e à la 11e position, bien qu’il soit ex aequo pour la 8e place.
Josh Berry signe la plus forte progression, passant de la 32e à la 25e place grâce à son premier top 10 depuis les 500 miles de Daytona. Autour de la ligne de play-offs, Joey Logano sort de la zone rouge avec sa 3e place, tandis que Daniel Suarez se retrouve sous pression, ne menant son coéquipier chez Spire Motorsports, Michael McDowell, que de 9 points.

Les principaux changements au classement
Tyler Reddick arrive à Martinsville avec une avance confortable de 95 points sur Ryan Blaney, bâtie sur quatre victoires précoces dans la saison.[3] Sa 15e position, pénalisée par des arrêts aux stands et du trafic, lui coûte cher, mais il reste leader. Blaney, solide 6e, capitalise sur une course régulière pour grignoter du terrain. Comme nous l’avions analysé dans notre classement après Las Vegas I, Reddick gérait bien les écarts, mais Martinsville montre les limites de sa domination.
Denny Hamlin, parti de la pole, mène 292 tours et remporte les deux stages, mais termine 2e après un dernier relais compromis par une neutralisation tardive.[2] Cette performance devrait le propulser dans le top 5 du classement général. William Byron, 5e, et Kyle Larson, 9e, consolident leurs positions chez Hendrick Motorsports. Ty Gibbs (4e) et Christopher Bell (7e) brillent pour Toyota, tandis qu’Austin Cindric (8e) surprend pour Penske.
Joey Logano grimpe grâce à sa 3e place, un résultat crucial pour éviter la bulle des play-offs. Shane van Gisbergen, 11e, continue son apprentissage prometteur en Cup. Brad Keselowski (13e) et Chase Briscoe (14e) sauvent les meubles malgré des week-ends compliqués.
Les progressions notables incluent Josh Berry (10e), premier top 10 depuis Daytona, boostant Wood Brothers Racing. Ross Chastain (16e) limite les dégâts après une stratégie agressive.
Les plus grands gagnants de la course
Josh Berry est le grand bénéficiaire, sautant de la 32e à la 25e place au général. Cette 10e position marque un tournant pour le jeune pilote de Wood Brothers, souvent en difficulté en début de saison. Son rythme constant sur l’ovale papier de Martinsville lui offre un sursis précieux.
Joey Logano consolide sa place dans le top 12 avec une 3e place méritée. Parti de milieu de peloton, il profite des malheurs des leaders pour s’éloigner de la zone critique. “C’était une course solide, on avait besoin de ça”, a-t-il déclaré post-course.
Chase Elliott, vainqueur, grimpe assurément au classement grâce à ses 84 tours en tête et le maximum de points stages. Son chef d’équipe Alan Gustafson explique : “On était coincés en dixième et c’était dur de dépasser. Il fallait tenter quelque chose de différent. La neutralisation nous a donné la position piste.”[2]
Denny Hamlin, malgré la 2e place, empoche les points des stages et renforce sa position. Hamlin, maître de Martinsville avec 31 victoires pour Hendrick ? Non, JGR Toyota. Sa domination précoce (292 tours menés) le place parmi les favoris du championnat.
Autres gagnants : Ty Gibbs (4e), qui brille chez Joe Gibbs Racing, et William Byron (5e), constant pour Hendrick. Ces résultats consolident les équipes de pointe dans la course au titre.
Les plus grands perdants et abandons
Bubba Wallace paie cher son accident à 78 tours de la fin, terminant 36e et chutant de la 3e à la 11e place. Pourtant lié à quatre pilotes en 8e position, son DNF chez 23XI est un coup dur. Entrant 3e, il perd le contact avec Reddick.
Riley Herbst (35e, DNF accident) et Ty Dillon (37e, freins) aggravent leurs saisons. Carson Hocevar (17e) et Kyle Busch (24e) stagnent malgré des potentiels.
Daniel Suarez glisse sur la bulle des play-offs, à seulement 9 points devant Michael McDowell (18e). Spire Motorsports est sous tension, avec Suarez pénalisé par une 20e place.
Erik Jones (21e) et Chris Buescher (19e) perdent du terrain sur les leaders. Ces abandons et finishes moyens rappellent la férocité de Martinsville, connu pour ses incidents.
Comme noté dans notre classement après Phoenix I, les écarts pouvaient vite se creuser ; Martinsville accentue cette tendance.
Résultats détaillés de la course
Voici le top 10 de la Cook Out 400 à Martinsville :[1]
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- Chase Elliott (Hendrick Motorsports, Chevrolet)
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- Denny Hamlin (Joe Gibbs Racing, Toyota)
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- Joey Logano (Team Penske, Ford)
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- Ty Gibbs (Joe Gibbs Racing, Toyota)
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- William Byron (Hendrick Motorsports, Chevrolet)
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- Ryan Blaney (Team Penske, Ford)
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- Christopher Bell (Joe Gibbs Racing, Toyota)
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- Austin Cindric (Team Penske, Ford)
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- Kyle Larson (Hendrick Motorsports, Chevrolet)
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- Josh Berry (Wood Brothers Racing, Ford)
Elliott : “On a pris un risque, mais l’équipe a exécuté parfaitement.”[2] Pour les résultats complets, consultez la page officielle sur Motorsport.com.
Perspectives pour la suite de la saison
Reddick tient bon en tête, mais la concurrence s’intensifie avec Blaney et Hamlin à l’affût. Wallace doit rebondir rapidement pour rester dans la course aux play-offs. Les petits équipes comme Wood Brothers profitent des opportunités comme Berry.
La Nascar Cup Series entre dans une phase critique avec les prochaines ovales. Les play-offs approchent après 26 courses ; les positions autour de la 12e place seront décisives. Consultez les classements actualisés sur Nascar.com pour suivre l’évolution.[4]
Cette course de Martinsville confirme que la régularité prime sur la domination absolue. Les surprises comme Elliott rappellent l’imprévisibilité du championnat 2026.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.