Christian Lundgaard a surpris lui-même en terminant troisième du Grand Prix de St. Petersburg, ouverture de la saison IndyCar 2026. Parti douzième après des qualifications décevantes, le Danois de 24 ans a signé son meilleur résultat sur ce circuit de 1,8 mile à 14 virages. Cette performance porte son total à sept podiums en 18 courses avec Arrow McLaren.
Avec son coéquipier Pato O’Ward cinquième, Arrow McLaren place deux voitures dans le top 5. Alex Palou a dominé la course pour Chip Ganassi Racing, s’imposant avec un écart record de 12,4948 secondes. Lundgaard a dû batailler dur, notamment contre O’Ward et Marcus Ericsson.

Une remontée spectaculaire depuis la 12e place
Les qualifications ont tourné au cauchemar pour Lundgaard vendredi. Des ajustements après la seconde séance d’essais (P2) n’ont pas fonctionné, l’empêchant de passer en Q3. « Nous avons clairement raté en qualifications, a-t-il expliqué. Nous avons fait des changements après P2 qui n’ont simplement pas marché. »
Mais le pilote savait que la #7 Arrow McLaren Chevrolet avait du potentiel. Dès le départ, il a grimpé au classement grâce à un bon rythme de course. La voiture « s’est réveillée comme attendu aujourd’hui », selon ses mots.
Le circuit de St. Petersburg, avec ses rues temporaires étroites, pardonne peu les erreurs. Pourtant, Lundgaard a évité les pièges, comme le crash du premier tour impliquant Mick Schumacher, Sting Ray Robb et Santino Ferrucci.
Sa progression a été constante, culminant avec des dépassements clés en fin de course. Cela montre la maturité du jeune Danois en IndyCar.
Cette troisième place est un boost moral idéal pour lancer la saison.
Meilleur résultat personnel sur le tracé
C’est la meilleure performance de Lundgaard en cinq départs à St. Petersburg. L’an dernier, l’équipe était déjà compétitive ici, mais une erreur en qualifs avait limité les ambitions.
« Ce n’était pas vraiment ce que j’attendais en me levant ce matin, a déclaré Lundgaard avec franchise. C’était ce que j’espérais. » Cette mentalité, instaurée l’an passé, porte ses fruits : rester compétitif et frapper à la porte des podiums.
Son septième podium avec Arrow McLaren en 18 courses souligne sa progression. Rookie de l’année en 2022, il vise désormais le titre.
Cette constance sur street circuit renforce sa réputation.
Le top 5 des résultats :
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- Alex Palou (Chip Ganassi Racing)
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- Scott McLaughlin (Team Penske)
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- Christian Lundgaard (Arrow McLaren)
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- Kyle Kirkwood (Andretti Global)
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- Pato O’Ward (Arrow McLaren)
La nouvelle ère stratégique avec Kyle Moyer
Un changement notable : Kyle Moyer est le nouveau stratège de course pour Lundgaard. Recruté en milieu de saison dernière chez Team Penske, il était auparavant sur la stand de Nolan Siegel chez Arrow McLaren.
« Nous avons repris là où nous nous étions arrêtés à Nashville l’an dernier », note Lundgaard. Prochain week-end avec Moyer sera « très intéressant », surtout assis près de « Scottie » (Scott McLaughlin), ex-équipier de Moyer chez Penske.
Cette expertise a payé, avec des arrêts pits bien gérés lors des séquences. L’équipe a opté pour deux arrêts, évitant les pièges des trois-stoppers.
Moyer apporte une fraîcheur tactique à Arrow McLaren.
Duels intenses contre O’Ward et Ericsson
Lundgaard a suivi O’Ward pendant 20 tours, s’impatientant derrière sa #5. Le dépassement est venu au tour 66, lors de la séquence pits, avec des trois-stoppers gênants.
Puis, bataille serrée avec Marcus Ericsson (Andretti Global), en difficulté sur pneus alternatifs usés. « Ericsson a lutté dur pour garder sa position. J’ai dû être très agressif pour le passer, ce qui était sympa », raconte Lundgaard.
Cela lui a offert de l’air propre pour revenir sur McLaughlin. Ces échanges ont animé la course.
Un beau duel fratricide au sein du top 5.
Performance globale d’Arrow McLaren
Deux voitures dans le top 5 : un excellent début pour l’équipe. O’Ward a tenu bon malgré la pression, confirmant la vitesse des Chevrolet #5 et #7.
Malgré les incidents – crevaison de David Malukas, abandon de Will Power après contact –, Arrow McLaren a évité les ennuis. Siegel a aussi marqué des points.
Cette régularité positionne l’équipe pour la chasse au titre.
Arrow McLaren repart confiant.
Alex Palou, maître incontesté
Palou a gagné depuis la pole effective, menant 59 tours sur 100. Son overcut précoce (tours 36-38) l’a propulsé en tête, avec un écart record de 12,4948 s sur McLaughlin.
« Chaque fois que je suis sur le podium, deuxième ou troisième, il est premier. C’est agaçant », plaisante Lundgaard à propos du quadruple champion.
Kirkwood a chuté de 2e à 4e en fin de course, dépassé par McLaughlin et Lundgaard au tour 94.
Palou confirme son statut de favori.
Cette ouverture démontre la compétitivité d’Arrow McLaren, avec Lundgaard en fer de lance. La suite de la saison, dès Thermal Club, s’annonce passionnante. L’équipe peut viser les avant-postes, malgré la domination de Palou. Reste à capitaliser sur cette dynamique pour le championnat.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.