L’arrivée tant attendue de Cadillac en Formule 1 franchit une nouvelle étape décisive avec sa toute première sortie sur piste. Le 13 novembre 2025, à Imola, l’écurie américaine a effectué ses premiers essais en conditions réelles, marquant le début concret de son aventure dans la catégorie reine du sport automobile. Au volant d’une Ferrari SF-23 entièrement repeinte en noir, Sergio Pérez a pris les commandes pour cette journée historique, ouvrant la voie aux débuts officiels de la marque emblématique du constructeur General Motors en 2026.
Cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 n’est pas qu’un simple test de performance, mais une étape cruciale dans la préparation d’une équipe qui se construit à une vitesse vertigineuse. Avec 400 employés répartis entre Charlotte, Silverstone et le futur siège de Fishers dans l’Indiana, l’organisation dirigée par Graeme Lowdon cherche à transformer son “équipe fantôme” en un concurrent crédible pour le premier Grand Prix de la saison 2026 à Melbourne.

La première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 : un test en grandeur nature
La journée du 13 novembre 2025 restera gravée dans l’histoire de Cadillac comme le moment où la théorie a rencontré la réalité. Sur le circuit légendaire d’Imola, l’écurie américaine a entamé une série de deux journées d’essais privés dans le cadre des tests TPC (Tests de Voitures des années Précédentes) autorisés par le règlement de la FIA. Cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 a utilisé une Ferrari SF-23, généreusement prêtée par la Scuderia et camouflée sous une livrée noire complète.
Sergio Pérez, l’un des deux pilotes titulaires annoncés pour 2026 aux côtés de Valtteri Bottas, a eu l’honneur d’effectuer ces premiers tours de roue historiques. Le Mexicain, qui connaît bien les exigences du plus haut niveau après ses années chez Red Bull Racing, retrouve ainsi le baquet après son départ de l’équipe autrichienne. Sa présence n’est pas anodine : son expérience est précisément ce dont Cadillac a besoin pour calibrer ses procédures et former ses équipes.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 ne vise pas à évaluer les performances de la monoplace elle-même. Comme l’a expliqué Graeme Lowdon, team principal de l’écurie, « Nous ne testons pas la voiture, nous testons les gens. Nous cherchons à ce que nos mécaniciens acquièrent la même expérience que tous les mécaniciens dans cette voie des stands qui travaillent chaque jour avec chaque voiture. »
L’objectif premier est de développer ce que Lowdon appelle la « mémoire musculaire » : savoir poser les couvertures chauffantes, se familiariser avec la taille d’une monoplace moderne, ressentir la chaleur qu’elle dégage, comprendre la présence qu’elle impose dans le garage. Ces gestes techniques, répétés des milliers de fois par les équipes établies, doivent devenir aussi naturels pour l’équipe Cadillac que pour leurs concurrents qui ont des décennies d’expérience.
Les préparatifs intensifs avant la première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1
Bien avant cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 à Imola, l’écurie américaine avait déjà accumulé des centaines d’heures de préparation virtuelle. Depuis le mois de mai 2025, une équipe d’environ 60 ingénieurs s’est réunie à chaque week-end de Grand Prix pour effectuer des simulations complètes de course. Ces séances se déroulaient simultanément dans deux salles d’opération : l’une à Charlotte en Caroline du Nord, l’autre à Silverstone au Royaume-Uni.
Ces simulations ne sont pas de simples exercices de style. Cadillac a poussé le réalisme jusqu’à respecter scrupuleusement le calendrier type d’un week-end de course. Les pilotes en simulateur ne sont pas disponibles pour l’équipe d’ingénieurs pendant certaines plages horaires afin de s’acquitter de leurs obligations médiatiques simulées et d’autres engagements fictifs sur circuit. Cette rigueur permet à l’équipe de se préparer à la complexité logistique et temporelle d’un véritable Grand Prix.
L’approche de Cadillac s’inspire directement des missions Apollo de la NASA. Lowdon a mis en place une structure horizontale où les ingénieurs communiquent directement entre eux, plutôt que de devoir systématiquement passer par la hiérarchie. Cette organisation favorise la rapidité de décision et l’efficacité opérationnelle, deux éléments essentiels dans l’univers impitoyable de la Formule 1.
Les installations ultramodernes de General Motors à Charlotte constituent un atout majeur pour cette préparation. L’équipe dispose de cinq simulateurs avec pilote, déjà utilisés par GM pour ses autres programmes de compétition automobile. Parmi les pilotes du simulateur figurent Simon Pagenaud, champion IndyCar et vainqueur de l’Indy 500, Charlie Eastwood, pilote d’usine Corvette, et Pietro Fittipaldi, qui possède deux départs en F1 avec Haas à son actif et pourrait bien devenir le pilote de réserve officiel.
Entre la première simulation en mai et les tests d’Imola en novembre, l’équipe a parcouru un chemin considérable. Selon Lowdon, « Il y a eu des améliorations vraiment évidentes dans les systèmes et les procès entre Barcelone et Monza. Ça montre en soi que ce que nous faisons apporte une valeur ajoutée. » Cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 représente donc la mise en pratique de mois d’entraînement virtuel intensif.
Les enjeux opérationnels de la première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1
Au-delà du simple fait de rouler, cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 à Imola répond à des objectifs opérationnels précis et cruciaux pour la suite du programme. L’écurie américaine doit transformer 400 employés provenant d’horizons divers en une équipe coordonnée, capable de fonctionner avec la précision d’une montre suisse lors d’un week-end de Grand Prix.
Les mécaniciens, nombreux à n’avoir jamais travaillé ensemble auparavant, doivent apprendre à collaborer dans l’urgence et sous pression. Chaque changement de pneus, chaque ajustement aérodynamique, chaque manipulation de la monoplace doit être rodée jusqu’à atteindre la perfection. Dans une discipline où les arrêts au stand de deux secondes sont devenus la norme, la moindre hésitation peut coûter cher en piste.
La communication entre les différents sites géographiques constitue un autre défi majeur. Cadillac a volontairement choisi une approche multi-sites, avec des opérations réparties de part et d’autre de l’Atlantique. Pour tester cette organisation unique, Lowdon a mis en place un système de rotation où les ingénieurs travaillent alternativement depuis Charlotte et Silverstone, afin que chacun s’habitue aux flux de travail et aux outils de communication à distance.
Cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 permet également de tester les procédures de préparation d’un week-end de course dans leur intégralité. Cela inclut la mise en place de toute l’infrastructure du garage, le test de tous les systèmes, la vérification des protocoles de sécurité, et la coordination entre les différents départements techniques. Comme le souligne Lowdon, « Il s’agit de différentes pièces d’un puzzle et de flux de travail parallèles, qui, espérons-le, s’assembleront à Melbourne et nous permettront de passer un week-end plus tranquille. »
Les données recueillies lors de ces essais à Imola seront précieuses pour affiner les simulations futures. Même si Cadillac ne peut pas boucler la boucle comme les autres équipes en calibrant son simulateur par rapport à sa propre voiture en piste, les informations opérationnelles et humaines glanées durant cette journée historique constituent un trésor d’enseignements.
Le choix stratégique de Sergio Pérez pour la première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1
La présence de Sergio Pérez au volant lors de cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 n’est pas le fruit du hasard. Le Mexicain apporte avec lui plus d’une décennie d’expérience au plus haut niveau, avec 277 départs en Grand Prix, six victoires et 39 podiums à son actif. Cette expérience est exactement ce dont Cadillac a besoin pour ses débuts.
Le recrutement de Pérez, annoncé officiellement le 26 août 2025 aux côtés de Valtteri Bottas, témoigne d’une stratégie claire : privilégier l’expérience à la jeunesse pour la première année. Cadillac aurait pu opter pour un jeune talent à développer, mais la direction a préféré s’appuyer sur deux pilotes aguerris, capables de fournir des retours techniques précis et de guider le développement de la voiture dès les premiers essais hivernaux.
Pérez a déjà commencé son intégration au sein de l’équipe en effectuant plusieurs séances dans le simulateur de Charlotte. Comme l’a confié Lowdon, « Nous avons beaucoup appris lors de cette première session avec Checo seul. » Le Mexicain connaît les références actuelles de la Formule 1, ayant roulé jusqu’en 2025 avec du matériel de pointe chez Red Bull. Il peut donc aider Cadillac à établir des objectifs réalistes et à identifier les domaines prioritaires de développement.
Durant cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1, Pérez a également pour mission de tester la résistance physique et mentale de l’équipe. Les mécaniciens doivent apprendre à travailler sous son regard expérimenté, les ingénieurs doivent comprendre son style de pilotage et ses préférences en matière de réglages. Cette période d’adaptation mutuelle est essentielle pour créer la confiance et la complicité nécessaire à la performance.
Valtteri Bottas, l’autre titulaire, devrait rejoindre le programme de tests dans les semaines à venir. Des discussions sont en cours avec Mercedes, son employeur actuel, pour définir quand il pourra se libérer et participer aux séances au simulateur puis éventuellement aux futurs tests en piste. L’association Pérez-Bottas promet d’apporter une combinaison unique d’expérience, de vitesse pure et de capacité à développer une monoplace.
La chronologie serrée vers les débuts officiels après la première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1
Cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 à Imola s’inscrit dans un calendrier extrêmement serré. Dans chacun des bureaux de l’écurie, des comptes à rebours décomptent les jours jusqu’à deux dates cruciales : le premier démarrage de la voiture Cadillac en décembre 2025, et le premier Grand Prix de la saison 2026 à Melbourne, prévu du 6 au 8 mars.
Le premier démarrage de la monoplace conçue spécifiquement par Cadillac représente un moment charnière. C’est à ce moment-là que des mois de conception, de simulations et de fabrication se concrétiseront enfin. L’équipe devra alors vérifier que tous les systèmes fonctionnent correctement, que le moteur développé en interne par General Motors tourne comme prévu, et que l’ensemble de la monoplace respecte les nouvelles réglementations techniques qui entreront en vigueur en 2026.
Entre ce premier démarrage et le Grand Prix d’Australie, Cadillac disposera de peu de temps pour affiner sa machine. Les essais hivernaux officiels, qui se dérouleront probablement à Bahreïn en février 2026, offriront quelques jours précieux pour accumuler des kilomètres et résoudre les inévitables problèmes de jeunesse. Mais comparées aux équipes établies qui auront pu s’appuyer sur des années de développement continu, Cadillac partira avec un handicap significatif.
C’est précisément pour minimiser ce désavantage que cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 revêt une importance capitale. En rodant les procédures humaines et opérationnelles dès maintenant avec une voiture d’une autre équipe, Cadillac économise un temps précieux qu’elle pourra consacrer au développement pur de sa monoplace une fois celle-ci disponible.
Lowdon reste confiant quant au respect du calendrier : « Nous sommes dans les temps pour le moment. Ce n’est pas un hasard. Nous avons simplement beaucoup de personnes très compétentes qui travaillent très dur des deux côtés de l’Atlantique. Je suis convaincu que nous y arriverons. » Le team principal ajoute toutefois, avec une touche de réalisme, que « Melbourne n’est que le début de l’aventure », reconnaissant implicitement que la première saison sera avant tout une année d’apprentissage.
Les défis techniques et humains révélés par la première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1
Cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 met en lumière l’ampleur du défi que représente la création d’une nouvelle écurie dans l’ère moderne de la discipline. Contrairement aux équipes qui ont grandi organiquement au fil des décennies, Cadillac doit assembler instantanément tous les éléments d’une organisation de classe mondiale, depuis la conception aérodynamique jusqu’à la logistique en passant par la stratégie de course.
L’aspect humain constitue peut-être le défi le plus sous-estimé. Selon Lowdon, l’équipe de direction totalise à elle seule 2500 années d’expérience cumulée en Formule 1, mais c’est la première fois que ces personnes travaillent ensemble au sein de l’équipe Cadillac. Créer une culture d’équipe cohérente, établir des processus de communication efficaces et développer la confiance mutuelle nécessite du temps à peine quand le premier Grand Prix approche à grands pas.
Les essais d’Imola permettent également de tester la résistance physique et mentale de l’équipe. Un week-end de Grand Prix est éprouvant, avec des journées qui commencent tôt et se terminent tard, des décisions à prendre dans l’urgence, et une pression constante pour maximiser les performances. Simuler ces conditions avant l’heure permet d’identifier les points faibles et de les corriger avant que les enjeux ne deviennent réels.
Sur le plan technique, même si Cadillac ne peut pas développer la Ferrari qu’elle utilise, elle peut néanmoins apprendre beaucoup sur les procédures de réglage, les protocoles de communication entre le pilote et le muret, les stratégies de gestion des pneumatiques, et mille autres détails qui font la différence en piste. Cette expérience pratique complète les simulations effectuées depuis des mois.
La relation avec Ferrari, qui a généreusement prêté une de ses monoplaces pour ces essais, illustre également l’esprit de collaboration qui peut exister en Formule 1 malgré la férocité de la compétition en piste. Cette coopération rappelle celle entre Haas et Ferrari lors de l’arrivée de l’équipe américaine en 2016, même si Cadillac suit une approche beaucoup plus indépendante en développant son propre moteur avec General Motors.
Les perspectives après la première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1
Après cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 historique à Imola, l’écurie américaine entre dans la dernière ligne droite avant ses débuts officiels. Les mois à venir seront décisifs pour transformer les leçons apprises en améliorations concrètes et finaliser la préparation de la monoplace 2026.
D’autres séances de tests avec des voitures anciennes sont envisagées pour continuer à former l’équipe. Cadillac souhaite notamment s’entraîner aux arrêts au stand, un exercice chorégraphié où chaque fraction de seconde compte. Les équipes établies réalisent régulièrement des arrêts sous les deux secondes, un niveau d’excellence qui nécessite des milliers d’heures de pratique. Cadillac doit combler cet écart le plus rapidement possible.
L’écurie devra également gérer les attentes pour sa première saison. Personne ne s’attend à ce que Cadillac remporte des courses dès 2026, mais l’équipe voudra néanmoins se montrer compétitive et progresser rapidement. Le nouveau règlement technique qui entre en vigueur en 2026, avec notamment des modifications importantes sur les unités de puissance, offre une opportunité de réduire l’écart avec les équipes établies puisque tout le monde repart sur de nouvelles bases.
Le choix de développer son propre moteur avec General Motors, plutôt que de s’appuyer sur un fournisseur existant comme l’ont fait la plupart des nouvelles équipes par le passé, représente un défi supplémentaire mais aussi un potentiel d’évolution à long terme. Si le moteur GM s’avère performant et fiable, Cadillac disposera d’un avantage stratégique majeur en contrôlant l’intégralité de sa chaîne technique.
Cette première sortie sur piste de Cadillac en Formule 1 restera dans les annales comme le moment où le projet est passé du virtuel au réel, où les ambitions sont devenues tangibles. Dans quelques mois, lorsque Sergio Pérez et Valtteri Bottas prendront le départ du Grand Prix d’Australie au volant de la première Cadillac de Formule 1 de l’histoire, cette journée d’essais à Imola apparaîtra comme le point de départ d’une nouvelle ère pour le sport automobile américain. Le chemin sera long et semé d’embûches, mais avec la puissance industrielle de General Motors, l’expertise accumulée et la détermination affichée, Cadillac est bien décidée à marquer durablement la Formule 1 de son empreinte.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.