Le Grand Prix du Brésil 2024 a été marqué par un Interlagos réaménagé et un format Sprint qui a fortement influencé les choix pneumatiques. Le pneu tendre C5, le médium C4 et le dur C3 de Pirelli ont conduit à des stratégies complexes, entre performances immédiates et gestion de la durabilité sur une piste plus abrasive et plus chaude.
Le nouveau revêtement, d’une microrugosité et macrorugosité réduites et d’une couleur noire absorbant davantage la chaleur, a modifié la gestion thermique des gommes. Les températures de surface autour de 60°C en début d’après-midi ont accentué les défis pour les compositions tendre et médium, tout en offrant de nouvelles possibilités d’overcut et de gestion des relais.
Le Sprint a limité l’allocation pneumatique à 12 trains (2 x Durs, 4 x Médiums, 6 x Tendres), imposant une planification fine des relais et des quantités de gommes pour la course principale. Le médium est apparu comme central pour la distance du Sprint et comme base pour la course principale, tandis que le tendre offrait des performances maximales sur un tour mais des questionnements sur sa durabilité sur 24 tours et plus.
Les scénarios optimaux envisagés impliquaient une stratégie à deux arrêts, alternant tendres et médiums selon les fenêtres de performance et les éventuels Safety Cars. Les simulations indiquaient que le médium pourrait tenir environ 25–30 tours et le tendre 15–20 tours, avec des marges fortement dépendantes du style de pilotage et des températures.
Le Sprint a aussi démontré que le nouvel asphalte permettait plusieurs lignes de dépassement et que les zones les plus demandantes du tracé offraient des marges de dégradation différentes selon les sections. Des enseignements importants ont émergé sur les fenêtres d’arrêt et la gestion des pneus lorsque l’algorithme de performance évolue après 8–10 tours, où l’écart entre C5 et C4 se prenait et s’inversait.
En somme, le Brésil 2024 a illustré l’importance cruciale de l’anticipation météorologique et thermique, avec des choix de gommes qui s’adaptent à des conditions variées et à un format Sprint qui défie les plans traditionnels. Le week-end a renforcé l’idée que la gestion des températures de piste et l’exploitation des fenêtres de performance peuvent faire la différence entre podium et abandon.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.