Brad Keselowski au volant malgré sa fracture du fémur pour la Daytona 500

Nascar

Brad Keselowski, pilote de la NASCAR Cup Series chez RFK Racing, s’apprête à disputer la Daytona 500 2026 malgré une grave fracture du fémur survenue lors d’un séjour familial aux sports d’hiver. L’accident datant du 18 décembre dernier a nécessité l’insertion d’un titane dans sa cuisse droite, encore en phase de guérison. Le champion de 2012 a manqué le Cookout Clash, une course exhibition non comptant pour le championnat, mais il est déterminé à préserver sa série de 546 départs consécutifs en Cup depuis 2010.[1][2]

Lors du Media Day de la Daytona 500, mercredi, Keselowski est apparu avec une canne personnalisée arborant tous ses sponsors, démontrant son sens des affaires même dans l’adversité. Les médecins l’ont autorisé à courir la grande course d’ouverture de la saison. Brad Keselowski autorisé à revenir pour la Daytona 500 2026.

brad-keselowski-daytona-500-comeback_0.webp

Les circonstances de la blessure

La fracture s’est produite le 18 décembre lors d’une chute à ski en famille. Immédiatement immobilisé au sol, Keselowski a ressenti une douleur si intense qu’il a pensé à l’amputation, comme les soldats de la guerre de Sécession. « Quand j’étais allongé par terre, complètement immobile juste après avoir cassé ma jambe, ce qui me traversait l’esprit c’était ‘Oh mon Dieu’ et je pensais aux soldats de la guerre civile », a-t-il confié.

Cette blessure au fémur, l’os le plus gros du corps, est particulièrement grave car impossible à plâtrer. Elle implique de nombreux vaisseaux et nerfs, rendant la guérison complexe sans immobilisation externe. Une opération le lendemain a posé un insert en titane.

Huit semaines après l’accident, Keselowski admet que les trois à cinq premières semaines ont été critiques. « Il y avait une question de savoir si j’allais remarcher, encore moins piloter une voiture », a-t-il expliqué lors du Media Day.

Malgré cela, sa détermination n’a pas faibli. Il s’est concentré sur la rééducation intensive, conscient que le résultat dépendrait de son investissement personnel.

Le processus de guérison et les premiers tests

Le rétablissement a connu des avancées significatives vers la quatrième et cinquième semaine. Cependant, monter et descendre de la voiture reste problématique en raison de la rotation nécessaire de la jambe et des hanches. « Il y a beaucoup de pièces supplémentaires en moi qui ne sont pas encore prêtes », note-t-il.

Dans le cockpit, la situation est plus favorable. Le siège moulé sur mesure et l’adrénaline atténuent la gêne. « Quand je suis dans la voiture, je sais que j’ai une blessure, mais je me sens le mieux dedans », assure Keselowski. Il a testé à pleine vitesse, atteignant 190 mph sans incident majeur.

Les médecins l’ont officiellement cleared pour la Daytona 500 après des essais à Charlotte. Plus de détails sur le site officiel de RFK Racing.

Son équipe prépare un retour prudent, avec une récupération complète estimée à six mois.

Préparation pour la Daytona 500 et la série en cours

Keselowski vise à maintenir sa streak impeccable en courses comptant pour le championnat. Il a manqué le Clash, où Ryan Preece a remporté sa première victoire en Cup (exhibition), ce qu’il regrette. « Voir Ryan gagner était génial, j’aurais aimé célébrer avec lui », dit-il.

Pour Daytona, il se sent confiant à pleine throttle. La course superspeedway ne requiert pas les mouvements latéraux extrêmes des circuits routiers.

  • Points forts en Daytona : expérience riche, siège adapté.
  • Précautions : mouvements intentionnels pour entrer/sortir.
  • Soutien équipe : RFK Racing fully behind him.

Cette détermination impressionne les fans et rivaux.

Inquiétudes pour les courses futures

Malgré l’optimisme pour Daytona et Atlanta, le Circuit of the Americas (COTA) inquiète. Avec seulement deux semaines et demie avant l’épreuve, Keselowski doute de sa capacité à boucler la course complète aujourd’hui. « COTA est une grosse préoccupation », avoue-t-il.

Joey Hand, spécialiste des routes, est pressenti comme remplaçant si nécessaire. La guérison continuera avec reps et rehab.

  • Comparaison blessures : pire que la cheville cassée en 2011 à Road America (100 mph).
  • Temps récupération : 6 mois total, COTA challengeant.
  • Alternatives : Hand ready.

Expérience passée et mentalité de guerrier

En 2011, Keselowski avait gagné à Pocono quatre jours après une fracture de cheville en test. « C’était douloureux, mais mobile en deux semaines. Ceci est bien plus sérieux », compare-t-il.

Cette résilience définit sa carrière. Le fémur non plâtrable exige de « tough it out ».

Il rit en évoquant le Clash pluvieux manqué : « À la mi-course sous la pluie, je n’étais pas déçu ».

Cette anecdote montre son humour face à l’adversité.

Keselowski incarne l’esprit NASCAR : surmonter les obstacles pour la grille. Sa présence à Daytona boostera RFK Racing, tandis que son combat contre la douleur inspirera. L’avenir, avec COTA en vue, testera sa limite, mais son historique suggère un retour fort en championnat 2026. Corey LaJoie remplace Brad Keselowski blessé au Clash de Bowman Gray.[3]

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.