Brad Keselowski, champion NASCAR Cup Series 2012 et copropriétaire de RFK Racing, est officiellement autorisé à reprendre le volant de la Ford Mustang No. 6 pour la 68e édition de la Daytona 500 ce week-end. Âgé de 41 ans, il avait subi une fracture du fémur lors d’un voyage à la montagne avec sa famille, une semaine avant Noël. Cette blessure l’avait contraint à manquer le Clash à Bowman Gray Stadium, où Corey LaJoie l’avait remplacé.
Malgré ce contretemps, Keselowski n’écratera aucune course du championnat. Son retour marque un moment clé dans sa préparation pour l’ouverture de la saison NASCAR Cup Series.

La blessure lors du voyage à la montagne
L’accident s’est produit fin décembre 2025, alors que Keselowski était en vacances familiales. Il a glissé sur la glace en sortant de son véhicule après avoir déposé sa fille pour une leçon de ski, entraînant une fracture complète du fémur juste sous la hanche. Une opération chirurgicale réussie a suivi rapidement, avec l’insertion de matériel pour stabiliser l’os.
Cette blessure est venue s’ajouter à un calendrier déjà chargé pour RFK Racing, marquée par d’autres incidents comme le crash aérien tragique impliquant Greg Biffle le même jour. Keselowski a minimisé l’incident dans ses déclarations initiales, se concentrant sur une récupération totale.
La convalescence a débuté dans l’urgence, avec un objectif clair : être prêt pour la Daytona 500 prévue mi-février 2026. Les médecins ont estimé un délai de huit semaines, ce qui laissait peu de marge.
RFK Racing a communiqué de manière transparente, informant les fans et la communauté NASCAR dès le lendemain de l’opération. Cela a permis de préparer un plan B pour le Clash.
Keselowski a lui-même évoqué les détails : « J’ai finalement cassé mon fémur juste sous la hanche et je l’ai complètement sectionné ». Une telle fracture est parmi les plus délicates à guérir pour un pilote.
Le processus de récupération rigoureux
La rééducation a été intense, axée sur la force, la mobilité et la confiance en soi. Keselowski a décrit ce parcours comme une question de « discipline et de patience », sans raccourcis possibles.
Dans sa salle de sport, un poster affichait « Daytona. Earned not given » – Daytona, gagné pas donné –, qui est devenu son mantra quotidien. Cette mentalité l’a poussé à suivre scrupuleusement les protocoles médicaux.
« Getting cleared was a huge moment for me. You put in the work, you trust the process, but until you hear that final ‘yes,’ nothing is guaranteed », a-t-il déclaré dans un communiqué de l’équipe. Traduction : « Être autorisé a été un moment énorme pour moi. Tu travailles dur, tu fais confiance au processus, mais jusqu’au dernier ‘oui’, rien n’est garanti ».
Les progrès ont été constants, malgré des retards dus à la météo pour les tests finaux. Cela n’a pas entamé sa détermination, inspirant toute l’équipe RFK.
La récupération s’est faite en parallèle des activités de l’équipe, avec des mises à jour régulières sur les réseaux sociaux pour maintenir le suspense.
Évaluations médicales et test en piste à Charlotte
Le 9 février 2026, Keselowski a passé avec succès une évaluation médicale complète et un test en piste au Charlotte Motor Speedway. Ces étapes étaient obligatoires pour obtenir son feu vert de NASCAR.
« Knowing what Daytona means, and how hard it would have been to miss it, made this moment even bigger », a ajouté le pilote. En français : « Sachant ce que Daytona représente, et à quel point il aurait été dur de la manquer, ce moment a été encore plus grand ».
Les résultats ont confirmé sa pleine capacité à piloter, malgré la récente fracture. NASCAR a salué la thoroughness du processus.
Ce test simulait les conditions de course, vérifiant accélération, freinage et endurance. Tout s’est déroulé sans accroc.
L’équipe a célébré cette nouvelle sur Instagram, soulignant : « Hard work pays off. There’s no one else we’d rather have in the seat ».
L’historique de Keselowski à la Daytona 500
Ce sera le 17e départ de Keselowski dans « The Great American Race ». Bien qu’il ait remporté des victoires sur l’ovale de Daytona, la 500 lui échappe toujours.
Sa série sans victoire remonte à 2024, malgré plusieurs arrivées proches l’an dernier. Il a conclu 2025 par une deuxième place à Phoenix, signe d’un retour en forme.
- Meilleures performances passées : top-5 réguliers à Daytona.
- Championnat 2012 : Apogée de sa carrière solo.
- Rôle actuel : Copropriétaire RFK, gérant quatre voitures.
« The Daytona 500 is the most coveted race we have. The history, the names on that trophy, it speaks for itself », insiste-t-il. Traduction : « La Daytona 500 est la course la plus convoitée. L’histoire, les noms sur ce trophée, ça parle de soi ».
Pour plus sur sa fiche, consultez son profil sur Motorsport.com.
RFK Racing ambitieux à Daytona
RFK aligne quatre voitures pour la Daytona 500, avec Keselowski au volant de la No. 6. L’équipe arrive en pleine confiance après la victoire de Ryan Preece et la No. 60 au Clash.
Cette performance à Bowman Gray Stadium booste les mécaniciens et pilotes. Corey LaJoie, qui a dépanné, reste dans le giron.
Les superspeedways comme Daytona favorisent les stratégies collectives, où RFK excelle. Détails sur la clearance via NASCAR.com.
La saison 2026 s’annonce compétitive, avec Keselowski visant à briser sa disette.
Les débats sur l’économie de carburant en superspeedway persistent, mais RFK se focalise sur la vitesse pure.
Brad Keselowski aborde la Daytona 500 avec une motivation décuplée, transformant son infortune en force mentale. Son retour renforce RFK Racing pour une ouverture explosive de la saison.
Cette 68e édition promet du spectacle, avec un champion revanchard en lice. Qu’est-ce que cela implique pour le championnat ? Une RFK solide pourrait viser le top des playoffs dès le départ.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.