Le président du Grand Prix d’Arlington, Bill Miller, exprime un optimisme marqué quant à la pérennité de cet événement inaugural dans le calendrier IndyCar. À moins de trois mois de la première édition prévue les 13-15 mars 2026, sur un circuit urbain temporaire de 2,73 miles (4,39 km) et 14 virages au cœur du quartier d’Entertainment District, Miller balaie les doutes des fans. Contrairement à Nashville, qui a dû migrer vers un ovale après trois ans en ville à cause de travaux de stade, Arlington bénéficie de partenariats solides qui garantissent sa stabilité.
Miller, fort de plus de trois décennies dans le sport automobile, dont son passage à la présidence du California Speedway, insiste sur l’évolution de l’IndyCar vers des épreuves urbaines culturelles. Pour en savoir plus sur la configuration du tracé, consultez le plan officiel sur IndyCar.com.

Un engagement ferme contre les pièges du passé
Les fans d’IndyCar connaissent bien les aléas des nouveaux circuits. Nashville a brillé de 2021 à 2023 avec son tracé de rue traversant le centre-ville et le pont Korean Veterans Memorial Bridge, boosté par des concerts. Mais les travaux d’un nouveau stade NFL de 2,1 milliards de dollars pour les Titans ont forcé un déménagement au Nashville Superspeedway, un ovale de 1,33 mile à 45 minutes du centre.
Arlington, qui serpente autour des stades des Dallas Cowboys (AT&T Stadium) et des Texas Rangers (Globe Life Field), évite ce sort. “De tous les facteurs connus, l’engagement est pour cette zone”, déclare Miller dans une interview exclusive à Motorsport.com. Il rejette toute idée de repli sur le Texas Motor Speedway, hôte d’IndyCar de 1997 à 2023.
Les promoteurs – Penske Entertainment, Dallas Cowboys et REV Entertainment (partenaire événements des Rangers) – ancrent l’événement autour de leurs infrastructures. Miller souligne leur “acuité business” pour livrer un produit durable.
Cette alliance surpasse celle de Nashville au lancement. Les Cowboys et REV apportent une légitimité et des ressources inégalées.
Des partenariats qui font la différence
Les organisations impliquées inspirent confiance. Jerry Jones, propriétaire des Cowboys, a déjà été vu aux côtés de pilotes comme Josef Newgarden. REV, lié aux Rangers, gère les événements majeurs du district.
“Regardez les cerveaux derrière : ils sont engagés pour une grande expérience”, insiste Miller. Ces partenaires mutualisent leurs atouts pour un événement familial et spectaculaire.
Contrairement aux circuits permanents comme Texas Motor Speedway, Arlington mise sur l’urbanité. Miller, témoin de l’essor des facilities permanentes dans les années 90 (Fontana, Texas), voit les pop-up urbains comme un complément idéal.
Le circuit offre des backdrops iconiques, différenciant l’expérience d’un ovale traditionnel.
L’évolution vers les courses urbaines
L’IndyCar s’adapte aux attentes modernes. St. Petersburg perdure depuis plus de 20 ans, Long Beach depuis 1975, et Detroit oscille entre Belle Isle et le centre-ville avec succès.
Miller rêve d’une longévité similaire : “Si tout le monde fait son job, quelqu’un sera là dans 50 ans comme Jim Michaelian à Long Beach”. La complexité d’un circuit temporaire – montage et démontage annuel – impressionne dans tout sport.
Le Grand Prix d’Arlington intègre Indy NXT et la Toyota GR Cup Series les 13-15 mars 2026. Pour les détails techniques, Wikipedia détaille le design par Tony Cottman.
La clé : croissance continue pour fans, pilotes, médias, partenaires et la ville d’Arlington. Une recette gagnante assure la longévité.
Mesurer le succès au-delà du lancement
Le succès ne se juge pas à l’inauguration, mais à la durée. Miller cible une amélioration annuelle de l’expérience, en écoutant tous les acteurs.
Les circuits urbains attirent un public culturel, complémentaire aux permanents comme Road America ou Laguna Seca. Les puristes apprécient la variété.
Arlington unit sport et divertissement dans un district vibrant, potentiellement boosté par concerts et activations.
La communauté doit adhérer, comme à Long Beach où la magie perdure depuis cinq décennies malgré la logistique.
Perspectives prometteuses pour l’IndyCar au Texas
Avec ses partenariats robustes et son positionnement urbain, le Grand Prix d’Arlington semble taillé pour durer. Bill Miller parie sur une ère nouvelle pour l’IndyCar au Texas, loin des incertitudes de Nashville.
Cet événement pourrait revitaliser la présence IndyCar dans la région après le Texas Motor Speedway, offrant spectacle et innovation. Les fans attendent avec impatience mars 2026 pour juger sur pièce, mais les bases posées inspirent confiance pour les années à venir.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.