Maintenant, je vais rédiger l’article complet en français sur les batailles intra-équipe NASCAR Cup 2025.
Les batailles intra-équipe NASCAR Cup 2025 : qui a dominé son coéquipier ?
La saison 2025 de la NASCAR Cup Series ne s’est pas seulement jouée entre écuries rivales. Au sein même des équipes, des batailles féroces ont opposé les coéquipiers, chacun cherchant à s’imposer comme le leader de sa formation. Dans un championnat où onze équipes alignent entre deux et quatre voitures, ces confrontations internes ont souvent été aussi intenses que les duels pour le titre. Alors que Kyle Larson a décroché son deuxième sacre à Phoenix, le moment est venu d’analyser qui a vraiment dominé ces affrontements fraternels tout au long de l’année.
Du prestigieux Hendrick Motorsports aux écuries de milieu de peloton, chaque organisation a connu ses propres dynamiques internes. Ces batailles intra-équipe sont devenues un indicateur crucial de la valeur réelle des pilotes, au-delà des résultats bruts du championnat. Entre les statistiques de victoires, les confrontations directes course après course, et les moyennes de classement, plusieurs critères permettent d’établir une hiérarchie objective au sein de chaque structure.

Hendrick Motorsports : la domination calculée de Kyle Larson dans les battles intra-équipe NASCAR Cup 2025
Chez Hendrick Motorsports, la plus prestigieuse écurie du championnat, Kyle Larson a confirmé son statut de leader incontesté. Face à William Byron, Chase Elliott et Alex Bowman, le pilote de la #5 a brillé dans presque toutes les catégories statistiques. Sa régularité exceptionnelle lui a permis de décrocher 22 top 10 en 36 courses, un record parmi ses coéquipiers qui témoigne d’une constance remarquable.
L’analyse des confrontations directes révèle la supériorité de Larson. Sur les 36 courses de la saison régulière, il a devancé Byron à 13 reprises, Elliott à 8 occasions et Bowman seulement 4 fois. Cette domination s’accompagne de 15 top 5, là encore le meilleur total de l’équipe. Malgré une relative discrétion en termes de victoires depuis mai, avec seulement trois succès égalant Byron, Larson a méthodiquement construit son parcours vers le titre.
William Byron, finaliste du championnat en terminant quatrième, a montré des éclairs de vitesse avec trois victoires également. Mais la régularité lui a fait défaut avec seulement 16 top 10, soit six de moins que Larson. Chase Elliott, quant à lui, présente la meilleure moyenne de classement de l’équipe avec 12,6, légèrement devant les 13,2 de Larson, mais n’a remporté que deux courses et n’a terminé que huitième au championnat.
Alex Bowman a vécu une saison difficile. Sans victoire et avec seulement 6 top 5, il n’a jamais trouvé le rythme de ses coéquipiers. Sa treizième place finale au championnat et sa moyenne de 17,4 en font clairement le quatrième homme de l’équipe. Le fossé avec Larson s’est creusé au fil des mois, confirmant la hiérarchie établie au sein du team de Rick Hendrick. Ce classement des playoffs NASCAR Cup 2025 avait d’ailleurs anticipé ces différences de niveau.
Joe Gibbs Racing : Denny Hamlin devance ses coéquipiers malgré la régularité de Bell
Chez Joe Gibbs Racing, la bataille intra-équipe a été particulièrement serrée entre les quatre pilotes Toyota. Denny Hamlin s’impose finalement comme le leader, mais pas de manière aussi nette qu’on aurait pu l’imaginer. Le vétéran a terminé deuxième du championnat derrière Larson, prouvant qu’il reste un compétiteur de premier plan à plus de 44 ans.
Hamlin domine dans deux catégories essentielles : les victoires avec six succès contre quatre pour Christopher Bell et trois pour Chase Briscoe, ainsi que les confrontations directes où il égalise avec Bell à 12 victoires chacun, devançant largement Briscoe (9) et Ty Gibbs (3). Plus révélateur encore, Hamlin a mené plus de 1000 tours cette saison, soit plus du triple de Bell, démontrant une vitesse brute supérieure lors des courses.
Christopher Bell présente néanmoins la meilleure moyenne de classement de l’équipe avec 11,2, devançant Briscoe (12,7) et Hamlin (14,0). Cette régularité exemplaire se traduit également par 22 top 10, le meilleur total parmi les pilotes JGR. Cependant, sa cinquième place finale au championnat le place derrière Hamlin et même Briscoe, qui a décroché une surprenante troisième position grâce à sa victoire spectaculaire à Talladega qui l’a propulsé dans le Final Four.
Chase Briscoe a impressionné lors de sa première année complète avec l’organisation. Malgré trois victoires et 15 top 5 (le meilleur total de l’équipe dans cette catégorie), il lui a manqué la constance nécessaire pour vraiment s’imposer. Ty Gibbs, le petit-fils du propriétaire, n’a jamais trouvé son rythme, terminant seulement 19ème au championnat sans aucune victoire. Les batailles pour le titre à Daytona ont mis en lumière ces écarts de performance.
Team Penske : Ryan Blaney effectue un sans-faute dans les batailles intra-équipe NASCAR Cup 2025
Chez Team Penske, Ryan Blaney a réalisé un carton plein face à Joey Logano et Austin Cindric. Le champion 2023 mène dans absolument toutes les catégories statistiques, une domination rarement observée au sein d’une écurie de ce calibre. Avec quatre victoires contre une seule pour chacun de ses coéquipiers, Blaney a montré une supériorité évidente tout au long de la saison.
Les confrontations directes parlent d’elles-mêmes : Blaney a devancé Logano à 21 reprises sur 36 courses et Cindric pas moins de 33 fois. Cette domination se reflète également dans les 15 top 5 accumulés par Blaney, contre seulement 7 pour Logano et 2 pour Cindric. Sa sixième place finale au championnat, devant Logano (7ème) et Cindric (14ème), confirme cette hiérarchie clairement établie.
Selon les données de Motorsport.com, l’ordre Blaney-Logano-Cindric se vérifie dans chaque catégorie sans exception, un fait remarquable. Joey Logano, double champion en titre (2022, 2024), n’a jamais vraiment trouvé le rythme cette année. Sa moyenne de 15,3 reste correcte mais loin des standards de Blaney qui affiche 14,6.
Austin Cindric a vécu une saison particulièrement difficile. Sa moyenne de classement catastrophique de 20,9 et ses deux petits top 5 en font le maillon faible de Team Penske. Malgré ses efforts, le fossé avec ses coéquipiers s’est révélé insurmontable. Si Blaney avait remporté la finale à Martinsville, il aurait pu briguer un deuxième titre consécutif, preuve de son excellente forme en 2025.
Trackhouse Racing : Ross Chastain résiste à l’impressionnante saison rookie de Van Gisbergen
Chez Trackhouse Racing, Ross Chastain conserve son statut de pilote numéro un malgré la saison historique de Shane Van Gisbergen. Le Néo-Zélandais, dans sa première année complète en NASCAR Cup Series, a explosé sur les circuits routiers et urbains avec cinq victoires spectaculaires, soit quatre de plus que Chastain et cinq de plus que Daniel Suarez qui n’en a décroché aucune.
Malgré ces victoires retentissantes, Chastain domine là où ça compte vraiment : la régularité. Sa dixième place finale au championnat surpasse Van Gisbergen (12ème) et Suarez (29ème). Plus révélateur encore, sa moyenne de classement de 15,8 devance largement celle de ses coéquipiers, avec 5 positions d’avance sur Suarez (20,9) et Van Gisbergen (21,0).
Les confrontations directes confirment la supériorité de Chastain qui a terminé devant Van Gisbergen à 17 reprises contre 10 pour l’inverse, et 17 fois également devant Suarez qui n’en compte que 9. Cette constance se traduit par 12 top 10, contre seulement 7 pour chacun de ses coéquipiers. La #1 de Chastain a été le bateau amiral de Trackhouse tout au long de l’année, malgré les feux d’artifice sporadiques de Van Gisbergen.
L’adaptation de Van Gisbergen aux ovales reste le principal obstacle à une domination totale. Ses cinq victoires ont certes boosté ses statistiques et lui ont valu un top 5 moyen impressionnant, mais entre ces performances d’exception, les résultats anonymes ont pesé lourd. Daniel Suarez a connu une année cauchemar, sa pire depuis son arrivée chez Trackhouse, ne parvenant jamais à rivaliser avec ses deux coéquipiers.
23XI Racing : Tyler Reddick garde une courte avance sur Bubba Wallace dans les batailles intra-équipe NASCAR Cup 2025
Chez 23XI Racing, la bataille entre Tyler Reddick et Bubba Wallace a été la plus serrée du paddock. Reddick s’impose finalement, mais de justesse, dans une confrontation qui les a vus s’échanger les positions toute l’année. Le pilote de la #45 mène dans quatre catégories sur six, mais l’écart reste minimal, témoignant d’une proximité rare entre coéquipiers.
Wallace a décroché la victoire la plus prestigieuse de l’équipe en remportant le Brickyard 400 à Indianapolis, un succès de prestige qui compte double dans l’histoire de la discipline. Reddick, lui, est resté bredouille malgré une régularité exemplaire avec 7 top 5 contre 6 pour Wallace. Les deux pilotes sont à égalité parfaite avec 14 top 10 chacun, soulignant leur niveau équivalent sur la durée.
Les confrontations directes penchent légèrement en faveur de Reddick qui a devancé Wallace à 18 reprises contre 15, mais Wallace a mené plus de 200 tours de plus que son coéquipier cette saison, preuve d’une vitesse de pointe parfois supérieure. Reddick a néanmoins décroché deux poles contre aucune pour Wallace, démontrant sa capacité à extraire le maximum sur un tour.
La différence se fait finalement sur la moyenne de classement où Reddick affiche 14,5 contre 18,5 pour Wallace, un écart non négligeable qui reflète une meilleure gestion des courses difficiles. Riley Herbst, troisième larron de l’équipe, n’a jamais pesé dans cette bataille avec une catastrophique 35ème place finale. Wallace était à un virage d’une deuxième victoire qui l’aurait propulsé en Round of 8, preuve que 2025 aurait pu basculer différemment.
RFK Racing et les équipes de milieu de peloton : des hiérarchies clairement établies
Chez RFK Racing, Chris Buescher s’est imposé comme le leader incontesté face à Brad Keselowski et Ryan Preece. Le pilote de la #17 domine dans toutes les catégories malgré l’arrivée de Preece qui a impressionné lors de sa première année avec l’équipe. Buescher termine 17ème au championnat avec 16 top 10, devançant Preece (18ème, 14 top 10) et Keselowski (20ème, 13 top 10).
L’absence de victoire pour les trois pilotes RFK reflète les difficultés de l’équipe en 2025. Néanmoins, Buescher s’est montré “meilleur du reste” parmi les pilotes n’ayant pas accédé aux playoffs pour la deuxième année consécutive, avec une moyenne de 14,3 qui le place parmi les plus réguliers du plateau. Keselowski, copropriétaire de l’équipe, a vécu une saison difficile avec une moyenne de 18,5, sa pire depuis plusieurs années.
Chez Spire Motorsports, Michael McDowell surprend en devançant Carson Hocevar, pourtant considéré comme la nouvelle star montante de l’équipe. Le vétéran mène dans la plupart des catégories avec 15 victoires en confrontations directes contre 13 pour Hocevar, et une meilleure moyenne de classement (18,2 vs 21,6). Hocevar possède certes une vitesse brute supérieure, comme en témoignent ses 9 top 10 contre 6 pour McDowell, mais sa tendance à chercher les ennuis lui a coûté cher.
Front Row Motorsports a connu la bataille la plus serrée de toute la grille entre Todd Gilliland et Zane Smith. Séparés par un seul point au championnat final, ils se sont livrés un duel acharné où Gilliland s’impose finalement grâce à une légère avance en moyenne de classement (20,8 vs 21,1). Ils partagent le même nombre de top 5 (1) et de top 10 (5), Smith remportant néanmoins les confrontations directes 14 à 13.
Les outsiders : performances contrastées selon les batailles intra-équipe NASCAR Cup 2025
Richard Childress Racing a offert un paradoxe intéressant avec Austin Dillon terminant 15ème au championnat devant Kyle Busch (21ème), mais ce dernier dominant largement dans les autres statistiques. Busch a remporté 21 confrontations directes sur 36 contre seulement 15 pour Dillon, accumulé 10 top 10 contre 5, et affiché une bien meilleure moyenne de 17,9 contre 20,8 pour Dillon.
La victoire de Dillon à Richmond explique son meilleur classement final, un succès qui lui a offert une place automatique en playoffs. Mais en dehors de cette course, Busch a dominé son coéquipier toute l’année malgré de nombreux incidents qui ont plombé ses résultats. Les huit abandons de la #8 l’ont empêché de vraiment montrer son potentiel dans un championnat où la fiabilité compte autant que la vitesse.
Legacy Motor Club a vu Erik Jones s’imposer de justesse face à John Hunter Nemechek. Séparés par un seul point au championnat (24ème et 25ème respectivement) et avec des moyennes quasi identiques (20,2 vs 20,3), ils ont offert un duel équilibré. Jones mène en top 5 (4 contre 2) tandis que Nemechek domine en confrontations directes (20-16) et top 10 (8-5).Les données rapportées par NASCAR.com montrent que cette proximité s’est maintenue jusqu’à la dernière course.
Enfin, chez Kaulig Racing, A.J. Allmendinger a dominé Ty Dillon malgré huit abandons dans l’année, dont quatre lors des huit dernières courses. Le vétéran affiche 7 top 10 contre un seul pour Dillon, et une moyenne de 21,8 contre 24,6. Bien qu’ils terminent à égalité en confrontations directes (18-18), Allmendinger surclasse Dillon dès qu’il termine les courses, confirmant son statut de pilote numéro un de cette écurie en reconstruction.
La saison 2025 de la NASCAR Cup Series a révélé des hiérarchies claires au sein des équipes, avec quelques surprises notables. Si des pilotes comme Kyle Larson, Ryan Blaney ou Denny Hamlin ont confirmé leur statut de leaders, d’autres comme Shane Van Gisbergen ou Chase Briscoe ont bousculé l’ordre établi dans leurs écuries respectives. Ces batailles intra-équipe constituent un baromètre précieux de la valeur réelle des pilotes, au-delà des aléas de course et des stratégies d’équipe. Pour 2026, la question reste ouverte : ces dynamiques vont-elles se confirmer ou assisterons-nous à de nouveaux bouleversements au sein des formations ? Une chose est certaine, ces confrontations fraternelles continueront de passionner les fans et de révéler les véritables talents du paddock NASCAR.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.