Formula 1 a conclu un nouvel accord avec les organisateurs du grand prix de Barcelone-Catalunya, assurant la présence de la course à Montmeló pour trois éditions sur les six prochaines années. Cette décision intervient alors que le circuit entrait dans sa dernière année de contrat existant et faisait face à une pression intense pour moderniser ses installations vieillissantes. Par ailleurs, Montmeló a perdu le label officiel du grand prix d’Espagne au profit d’une nouvelle épreuve à Madrid, prévue pour ses débuts en septembre 2026 sur le circuit Madring en construction.[1]
La ville de Barcelone et le gouvernement catalan ont multiplié les efforts pour conserver l’événement, dans un contexte de concurrence acharnée pour les slots européens limités. Cet accord marque l’intégration de Barcelone dans la rotation européenne de la F1, aux côtés du grand prix de Belgique à Spa-Francorchamps.

Les détails du nouveau contrat de rotation
Le circuit de Montmeló accueillera désormais la F1 en 2028, 2030 et 2032, alternant avec Spa qui proposera les courses en 2027, 2029 et 2031. Cette rotation utilise le même emplacement sur le calendrier, limitant ainsi les espoirs des promoteurs belges de revenir à une présence annuelle. L’accord, bien que provisoire en décembre dernier, semble désormais scellé, mettant fin à des mois de négociations tendues.[1]
Cette structure bisannuelle reflète la stratégie de la F1 pour équilibrer son calendrier de 24 courses, tout en favorisant la rotation des circuits européens historiques. Barcelone, présent sur le calendrier depuis 1991, célèbre ainsi son 35e grand prix consécutif en 2026 avant cette nouvelle phase. Les organisateurs catalans ont investi massivement pour respecter les exigences de la FIA en matière de sécurité et de modernité.
Pour illustrer la rotation précise :
- Spa-Francorchamps : 2027, 2029, 2031
- Barcelone-Catalunya : 2028, 2030, 2032
Cette alternance garantit une visibilité régulière sans saturer le calendrier. Les fans noteront que Barcelone conservera son nouveau nom officiel, Barcelona-Catalunya grand prix, dès 2026.
Les implications financières sont cruciales : les revenus générés par l’événement soutiennent l’économie locale, avec des investissements publics catalans estimés à plusieurs dizaines de millions d’euros. Stefano Domenicali, CEO de la F1, avait récemment déclaré que « l’histoire seule ne suffit pas » pour conserver les circuits classiques, soulignant l’importance des upgrades.[1]
Cet accord stabilise la position de Montmeló à moyen terme, malgré la concurrence accrue.
Contexte de la concurrence pour les slots européens
L’Europe fait face à une refonte majeure du calendrier F1. Le grand prix des Pays-Bas à Zandvoort tire sa révérence après 2026, laissant place au retour du Portugal à Portimão en 2027 et 2028. Cette décision ouvre un slot supplémentaire pour 2027, où le grand prix de Turquie à Istanbul Park apparaît comme un favori sérieux.
Voici les changements clés récents :
- Fin de Zandvoort : Dernière course en 2026.
- Retour de Portimão : 2027 et 2028.
- Rotation Belgique-Espagne : Dès 2027.
- Gap 2027 : Turquie probable.
Madrid intègre le calendrier en 2026 comme grand prix d’Espagne, coexistant avec Barcelone cette année-là, puis en 2028, 2030 et 2032. Cette dualité hispanique renforce la présence ibérique sans évincer les classiques.[2]
Les promoteurs de Spa avaient tenté de négocier un retour annuel, mais la rotation avec Barcelone freine ces ambitions. Historiquement, Spa excelle en conditions variables, tandis que Montmeló sert de banc d’essai pour les écuries grâce à ses virages techniques.
Cette reconfiguration vise à diversifier les venues tout en maintenant 24 dates. Pour plus de détails sur les tests récents au circuit, comme les shakedowns secrets de 2026, consultez cet article sur les essais à Barcelone.
Les défis et investissements du circuit de Montmeló
Montmeló souffrait d’installations obsolètes, avec des tribunes datant des années 90 et des infrastructures logistiques inadaptées aux standards modernes. La pression de la F1, couplée à la perte du titre « Spanish grand prix », a accéléré les investissements.
La ville de Barcelone et la Generalitat catalane ont promis des fonds pour rénover paddock, accès et zones spectateurs. Ces travaux, évalués à plus de 50 millions d’euros, visent à aligner le site sur des circuits comme Silverstone ou Monza.
Exemples concrets d’améliorations potentielles :
- Modernisation des stands pour hybrider avec les règles 2026.
- Amélioration des liaisons routières et ferroviaires.
- Nouvelles zones hospitality VIP.
Malgré ces efforts, des critiques persistent sur le coût pour les contribuables. Le circuit reste un atout pour les tests hivernaux, comme en témoigne son rôle central dans les shakedowns 2026 avec Mercedes et Red Bull.[3]
Pour en savoir plus sur l’accord complet, voir l’article de Motorsport.com.
Ces upgrades devraient booster l’attractivité à long terme.
Implications pour le calendrier F1 et les fans
Ce deal consolide un calendrier européen équilibré, avec moins de saturations et plus de variété. Les fans espagnols bénéficient d’une présence annuelle via Madrid et Barcelone en années paires.
Pour les pilotes, Montmeló offre un défi équilibré : virages lents, rapides et secteur technique idéal pour setups. Souvenons-nous de la victoire de Max Verstappen en 2023 ou des duels Hamilton-Leclerc en 2021.
Les rotations posent des défis logistiques aux équipes, mais favorisent la durabilité. Un retour d’Istanbul comblerait le vide de 2027 avec son tracé exigeant.
En conclusion, Barcelone sauve sa place grâce à une rotation astucieuse, sécurisant son avenir jusqu’en 2032. Cela signifie une F1 plus dynamique en Europe, où l’histoire rencontre l’innovation. Les regards se tournent désormais vers les annonces pour 2027 et les tests printaniers à Montmeló, promettant des surprises pour la saison 2026.[1]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.